Grossesse

{20 SA} Alitement, allaitement impossible, douleur: paye ton corps

Lorsque la grossesse s’est confirmée, je ne voulais pas vraiment parler de son déroulement au jour le jour sur ce blog. Je trouvais que c’était ennuyeux et que ça n’allait pas apporter grand chose en termes de plus-value. Je pensais que ces articles allaient être aussi intéressant et pertinents que ma liste de courses hebdomadaire (surtout n’oublies pas les yaourts nature fermes et pas les veloutés qui font purée de grand-mère moulinée hein). Et puis, je me suis rendue compte que ma grossesse allait être vraiment exceptionnelle: exceptionnellement à risques, exceptionnellement dure tant physiquement que mentalement. Je me dis que d’autres mamans vivant la même chose que moi pourront trouver ici un peu de réconfort en se disant que non, elles ne sont pas toutes seules. Et on va essayer de le faire sans trop de pathos, mais avec beaucoup d’auto-dérision.

Je t’avais laissé ici sur un bilan à 17 SA. Je voulais terminer sur une note positive, et c’est ce que je veux retenir avant tout de cette période: si je suis là coincée entre lit et canapé, c’est parce que dans mon ventre bien enrobé de gras, se trouve un bébé en cours de façonnage qui va bientôt agrandir notre famille. Je suis certes dans la pathologie, mais pas dans la maladie.

 

 

L’allaitement impossible

 

Je vous avoue que je l’ai encore en travers de la gorge celui-là. Une si longue réflexion sur le tire-allaitement, tant d’heures passées à me documenter pour … des pépettes. J’avais enfin réussi à prendre une décision après tant d’hésitations. J’allais pouvoir enfin essayer quelque chose de différent avec ma petite dernière.

 

 

Et non, mon corps failli encore à une de ses missions primaires.
Comme d’habitude en fait.

 

Je dirais qu’au delà de la déception, je ressens surtout de la colère.

 

 

 

 

Au Moyen-âge, j’aurais tellement subi les affres de la sélection naturelle.
Quelle perte incommensurable que cela aurait été pour la science juridique, pour la sphère de la philosophie parentale, je vous l’accorde aisément.

 

 

 

Enfin, là je suis plutôt dans la phase de négociation: et si finalement la pédiatre de Necker n’avait pas raison ? Après tout, personne n’est infaillible hein. Il y’a peut-être un peu d’espoir ?
Et puis, lorsque je parle de mes doutes aux professionnels de la maternité, ils ont toujours le même discours: les dangers sont trop grands par rapport aux bénéfices. Mr G est également du même avis, les 50%.

J’espère bientôt arriver à la résignation. Et à râler contre le choix trop binaire entre biberons roses et biberons bleus. Et crotte, un seul modèle de biberon mixte, vendu sans autre modèle genré, c’est trop dur à demander ?

 

 

La grossesse version imperator romain qui se goinfre des raisins allongé nonchalamment sur son lit d’or et de lauriers

 

 

Depuis notre dernier petit point, les choses sont loin de s’être améliorées.  Youpi Yeepi Yeah, quelle joyeuse luronne.

 

Les contractions se sont beaucoup accentuées.

 

Elles sont à la fois plus fortes et plus fréquentes. Elles apparaissent dès lors que je mène une activité qui m’amène à rester debout plus de 5 minutes, genre préparer de la pâte à crêpes pour la Chandeleur au robot pâtissier avec mes grands pas du tout en manque d’attention ces derniers temps. Genre s’asseoir 20 minutes sur une chaise en bois droite pour regarder un épisode de The Good Doctor. Épisode que je ne peux plus regarder les gambettes bien allongées sur mon canapé mon ordinateur portable ayant décidé de rendre l’âme. Ne cherchez plus le complot mondial des illumintis reptiliens, il est juste ici.

 

Si ose me parler du combo doplirapne spafon, qui dans mon cas semble avoir l’efficacité d’un placebo, je vais me métamorphoser en un truc ce genre la …

 

 

 

Les contractions plus fréquentes sollicitent ma cicatrice déjà presque ouverte.
Et ça, ça fait encore plus mal.

 

Autant que de voir un débat politique animé par Hanouna, autant que de voir que 13% des français ayant voté sur twitter trouvent anormal qu’on se batte pour l’égalité salariale entre femmes et hommes.

Contrairement aux contractions, cette douleur est constante. La douleur met pas mal de temps à se calmer, même au repos. La petite friponne malicieuse et farceuse se décide de me donner des petits pics pics, même lorsque je me lève le matin, si par malheur ma position n’était pas la bonne. Et là, je te parle de bonne douleur hein. Genre si tu es debout tu t’écroules pas terre comme telle de l’époisses sur l’étal du fromager.

 

Tu me diras que j’ai le beau rôle, je reste là à rien faire

 

Mais justement, c’est l’enfer. Je ne suis pas du genre à rester sur mes fesses. Lorsque je veux que quelque chose soit fait, en général j’aime que ce soit fait à ma manière, et donc je préfère m’en charger moi-même. Je déteste rester passive et ordonner. Ouai enfin si, je suis une oberleutnant assoiffée de pouvoir qui cherche absolument à contrôler chacune des actions de la maisonnée, faut pas déconner hein. Mais pour essuyer le contenu d’un verre tombé par terre, bercer Samuel pour le calmer, ou porter Yoann en 4e vitesse pour éviter l’accident bête monsieur étant absorbé par Pat Patrouille par son jeu, je préfère me bouger mon propre dersch.

 

 

Working Mutti s’en va changer les couches

 

 

Lorsque vous voyez que vos enfants ont besoin d’attention, que votre bébé de 15 mois a besoin d’être câliné, et que vous devez rester là, à quelques dizaines de cm, spectatrice impuissante de leurs besoins non satisfaits, de leurs demandes légitimes et sonores, c’est vraiment très très dur. Je me sens dépossédée de mon rôle de maman.

 

 

Comment expliquer à des enfants de 3 ans et 15 mois une situation aussi abstraite, aussi complexe ?
Comment faire pour que, sans comprendre ce qu’il se passe, ils réalisent que maman les aiment toujours autant ?

 

 

Tout cela va bien au delà de leur capacité d’abstraction, de repérage dans le temps.

 

C’est fou comme des choses qui semblent tellement évidentes, insignifiantes au quotidien peuvent être si importantes: soulever son bébé par terre et le prendre dans ses bras pour le consoler, aider son enfant à essuyer son verre dont le contenu s’est rependu sur le sol, aller prendre un yaourt dans l’étage du bas du réfrigérateur, faire les crêpes de la Chandeleur avec les enfants.

 

 

 

Au lieu d’un petit diable et d’un petit ange sur mon épaule, je vois mes grands qui me réclament d’un côté et de l’autre, ma petite fille encore dans mon ventre, dont l’existence même dépend de ma capacité à rester au repos pour lui donner les meilleures chances de s’en sortir. La SF de la PMI me souffle que je ne fais pas “rien”, au contraire. Je m’acquitte d’une tâche essentielle qui ne peut être partagée. Et ici commence dans ma tête une grande discussion philosophique sur l’importance essentielle ou non de jouer régulièrement de l’aspirateur.

J’essaie de trouver des stratégies pour m’occuper de mes enfants différemment, pourvoir continuer à assumer un peu du quotidien et continuer à fabriquer des souvenirs durant cette période.  Je ne suis pas peu fière de dire que je commence à trouver des recettes pour m’occuper d’eux autrement. Je te concocte un article là dessus pour très bien bientôt. Quel suspense.

 

 

 

Le chamboulement psychologique de la grossesse sur une névrosée

 

Je t’en ai déjà parlé par ici, je suis atteinte par cette jolie saleté que sont les troubles du comportement alimentaire. Et puis de dépression aussi.
Plus on est de fous, plus rit.
Un peu moins quand on est plusieurs dans sa tête mais bon …

 

Le gros avantage de ce type de pathologies, c’est qu’on en guérit jamais. On est en rémission comme le disent si bien les psy et les diététiciens spécialisés. Et toutes les périodes de bouleversement ont tendance ça leur faire dire “Honey I’m hooome”.

 

 

 

 

Heureusement, à Port Royal, le travail en réseau, ça les connaît.

 

 

J’ai donc la chance de bénéficier d’une prise en charge adaptée, d’avoir des professionnels qui se rendent disponibles rapidement,
qui ne sont pas dans le jugement et vraiment dans la co-construction de recherches de solutions pratiques.

 

Je vois une psychologue, une psychiatre et une diététicienne spécialisées sur cette question bien particulière. De ce point de vue là, cette grossesse complexe m’aura permis de pouvoir enfin bénéficier d’une prise en charge qui, j’espère, jugeons sur le long terme, me permettra de me sortir la tête de l’eau. Peut-être aussi que le fait d’attendre une fille (les principales concernées par les TCA) me fait plus prendre conscience des dangers que cela représenterait pour elle d’avoir un modèle toxique dans le domaine de l’acceptation du corps et de la relation avec la nourriture.

 

 

Une grossesse, même si ce n’est pas la première, c’est aussi un moment de retour vers le passé, de bilan.

 

Je prépare d’ailleurs un article bilan de ce que j’ai appris de mon enfance et de mon adolescence (positif comme négatif) et de ce que je peux utiliser de manière constructive dans l’éducation de mes propres enfants. Je me replonge dans les affres de mon adolescence (au moins je n’ai pas eu trop d’acné).

Et quand je me replonge dans la musiques et les clips qui me tenaient à cœur à l’époque …. argh c’est violent quand même question mélodie, paroles et esthétique !!! Slipknot, Marylin Manson, Cradle of Filth … Brr tous ces décors me donnent des frissons maintenant, mais résonnent aussi dans les recoins de ma psyché. C’est grave docteur ? Bon par contre je redécouvre avec plaisir certains ouvrages qui m’ont marqué comme les Lettres Persanes, Halmet, ou Les liaisons dangereuses. C’est vaaaachement mieeeux.

 

 

 

 

Le papa: le grand oublié dans l’histoire

 

 

 

Soyons honnête Mr G est au bout de sa vie.

 

Il doit gérer presque seul l’intendance d’un foyer de 3 enfants de moins de 4 ans, de la gestion des colères, au ménage en passant par les multiples petites courses du quotidien.
Il doit aussi gérer la peur de perdre sa femme et sa fille.
Il doit gérer le fait de voir sa femme dans la douleur, ses enfants qui manquent d’attention alors qu’il ne peut pas se dédoubler physiquement.

 

Bien sur on essaie de pas trop en parler des vraies conséquences potentielles de ma bombe à retardement dans l’utérus. On ne va pas en rajouter. Et puis après tout le risque est très mince hors travail. Tout est balisé comme dirait le gynécologue. La mortalité est extrêmement faible en cas de rupture utérine …. en milieu hospitalier.

 

Déjà un énorme MERCI à mon mari qui se la joue en mix d’Atlas et d’Hercule. C’est un guerrier qui mérite un médaille. En plus de celle qui lui est due pour me supporter depuis tant d’années.

 

On s’inquiète de la maman, mais personne ne pense au papa qui a les mêmes peurs que maman et toute la charge mentale et physique en plus.
Sa position me semble pas enviable.
Lui aussi souffre, même si ce n’est pas dans son ventre.

 

Mr G doit aussi faire face à un challenge de taille: réussir à maintenir sa rebelle d’épouse dans sa condition de larve incubante inactive. Mr G a eu plusieurs crises de vérité à ce sujet, et j’en suis heureuse car c’est lui qui m’a fait prendre conscience petit à petit des enjeux derrière.

 

Mais je veux aussi terminer sur une note positive: nous allons avoir de l’aide, de la vraie.
L’école nous a mis en contact avec la PMI. Nous allons avoir de l’aide matériellement, physiquement, moralement.
Ce n’est pas la fin des ennuis, mais le début de la fin des grosses galères.

 

Plus que 4 semaines avant la limite de la viabilité. On s’accroche.

19 Comments

  1. Effectivement, cette grossesse mérite d’être racontée. Quelle tension, que de problèmes à gérer. Tu t’en sors admirablement bien. Arriver à garder son humour malgré les besoins insatisfaits des enfants, les tiens, ceux de ton mari, c’est vraiment quelque chose dont il faut être fière. Est-ce que tu risques l’hospitalisation ? A te lire, j’ai l’impression que ça te pend au nez ? Bon courage +++ en tout ças !

    1. Merci beaucoup :). C’est vrai que l’hospitalisation me pend au nez. J’ai vraiment peur à chaque consultation. Mais on fait le maximum pour rester à la maison 🙂

  2. 4 petites semaines à discipliner la bougeotte. Et ensuite chaque semaine sera une semaine de gagnée. Ce n’est pas à rien faire en effet. Tu es occupée à assurer la meilleure arrivée possible pour Alienor avec les cartes que tu as en main. Et tu vas gérer grave.

    Mon utérus contractile (ce coquin) m’a condamnée à l’immobilisation totale pour mon aîné et c’est vrai que quand on aime s’activer c’est l’enfer 😁
    Là, il a tenté de recommencer alors je le calme à coups de sophrologie (gestion de la douleur en bonus) et relaxation. Et j’ai remarqué un truc quand une contraction arrive :
    Si je bloque dessus, en mode “oh non pas une contraction merde merde merde” on peut être sûrs que j’en ai trois dans la foulée.
    Si je me dis “ha tiens une contraction, faisons la poupée de chiffon” et que je m’applique à me détendre au max en respirant bien… Ça s’arrête. A voir si ça marche chez d’autres aussi peut-être ?
    En tout cas, nos gars assurent, et les aînés comprennent beaucoup de choses … Et si vous avez de l’aide, ça va faire du bien à tout le monde !
    Il faut tenir le coup 🌻

    1. Effectivement on m’a dit d’être le plus détendue possible pendant la contraction. Il faudrait presque des cours de préparation aux contractions pendant la grossesse. J’espère que tu n’as pas été alitée trop tôt pour ton aîné. Certaines le sont depuis le début de la grossesse, il faut avoir une volonté de fer, je les admire. Merci en tout cas 🙂

  3. Que dire sinon que vous êtes, tous, extraordinaires !
    Votre mari, vos enfants, votre petite grenouille et vous même …!
    L’intervention d’une aide ménagère et/ ou d’une tisf va effectivement vous soulager un peu.
    Si ce n’est déjà fait, vous pouvez prendre attache avec votre mutuelle/assurance habitation aussi, il y a parfois des’ aides qui peuvent être accordées (aller chercher les enfants a l’ecole, heure de ménage … à voir selon vos contrats) suivant les situations.
    Bon courage à vous.

    1. Merci, tellement merci, pour cet incroyable compliment. Malheureusement rien du côté de notre assurance habitation ni de notre mutuelle. Notre mutuelle est vraiment top, mais uniquement pour le remboursement des consultations et des hospitalisations (ce qui est son job à la base donc on ne va pas se plaindre 😉 ).

  4. Effectivement c’est une situation pas évidente pour toi et ta famille que vous vivez actuellement. Je trouve que malgré cette difficulté lier à ton alitement, vous arrivez à bien gérer la situation notamment ton mari. Mais c’est une bonne nouvelle si vous allez avoir de l’aide de la part de la PMI, c’est une aide ménagère je suppose?. Quoiqu’il en soit bon courage pour la suite.

    1. C’est une aide pour les enfants en fait. Je ne sais pas si la PMI peut recommander des heures de ménage (peut être plutôt l’assurance maladie ?). Mais une aide pour le ménage serait la bienvenue car on se contente vraiment du minimum du minimum.

      1. Oui effectivement la cpam peut attribuer des heures d’aide ménagère.
        Il faudrait vous rapprocher du service social de la cpam de votre département.

        1. En ce moment c’est un peu compliqué car la sécurité sociale des fonctionnaires, qui était jusqu’à présent distincte des CPAM, va passer aux CPAM en février. Donc avec la migration de dossier, je risque d’attendre assez longtemps une réponse malheureusement.

  5. Je pense que c’est bien que tu parles de cette grossesse ici. Ça va te permettre de trouver du soutien, de mettre des mots sur ce que tu vis, comme un exutoire, de pouvoir garder une trace de ce moment et de partager avec d’autres mamans.
    Ça a l’air vraiment dur pour toi et j’espère que ça va aller pour vous tous. Je retiens cette jolie note positive de conclusion.
    Quatre semaines à s’accrocher et tu pourras enfin souffler un peu plus…
    Vous êtes des battantes avec ta petite puce !!!!
    Plein de pensées pour toi ! Vraiment !

    1. Disons qu’ici je me permets d’être plus libre que dans la vie réelle ;). J’essaie d’être plus positive, et je me dis que j’ai déjà de la chance d’être là où je suis.

  6. Vu de l’extérieur on se dit toujours que quelques semaines clouée à un lit/canapé ce n’est pas grand chose mais quand on le vit c’est juste très loooooong et très frustrant !
    Alors courage pour les semaines à venir ! C’est top que vous aillez de l’aide, j’imagine que Mr G doit être ravi !

  7. Comme si souvent, ton article me parle beaucoup. Pourtant, j’ai la chance inouie de vivre une vie normale malgré ma grossesse. Mais j’ai frôlé de peu l’alitement pendant ma seconde moitié de grossesse pour La Bête. Utérus très contractile + bébé la tête dans le col, tout ça à 22 SA, bof. On m’a arrêtée, puis on m’a interdit de faire de la route, puis interdit de faire le moindre effort. J’ai maudit ces longs mois de solitude et d’inactivité. Et, forcément, j’y repense, souvent. Je me dis que si Numérobis me fait le même coup, ça relèvera de la torture car là j’ai une petite fille en demande d’amour avec moi. Et un homme qui bosse loin, donc horaires pas cool. Souvent mon petit ange sur l’épaule me dit de me ménager pour éviter cette situation, de porter moins La Bête, de solliciter davantage Chéri quand je suis crevée le soir, mais j’en suis incapable. Alors je te comprends, je me mets facilement à ta place et compatis à fond.
    Concernant les TCA, j’y suis aussi passée (et ouais, moi aussi j’ai tout plein de vices plus ou moins cachés), 6 ans d’anorexie et boulimie non vomitive, ça laisse des marques. Et en maman de fille, je me suis posée les mêmes questions que toi, j’en arrive même à me dire que c’est de ma faut si elle a des difficultés à manger, alors que je suis en rémission depuis 2013, sans vraie rechute. Mais ces questions nous effleurent forcément, car on garde en nous un rapport complexe avec la nourriture et le corps. J’ai souvent eu envie d’aborder le sujet sur le blog mais malgré mes 6 ans de rémission, je crains de ne pas avoir assez de recul pour traiter le sujet, c’est tellement délicat!
    Tout plein de courage à toi.

    1. 22 SA ça fait tôt aussi, et en plus c’est tellement anxiogène. Heureusement, dans la plupart des cas ça se termine bien (même avec une naissance prématurée). Je comprends que tu ne souhaites pas parler des TCA tout de suite. Je dois avouer que j’ai du mal aussi, mais dans mon cas, ça fait partie de la thérapie: surtout ne plus garder ça sous le tapis en espérant que ça parte tout seul. On culpabilise tellement en tant que maman (même si dans le cas de la Bête je pense que que le RGO soit le principal coupable, de mon avis de non médecin), mais bravo pour ta rémission :). J’espère un jour en arriver là.

  8. Merci pour ton témoignage qui, je suis certaine, en aidera plus d’une à se sentir moins seule. Surtout prends soin de toi, écoute ton corps! Et tu as raison de parler de la place du papa qui ne doit vraiment pas être facile dans une telle situation entre la gestion du foyer, l’angoisse et la vie quotidienne qui continue, ça doit tellement être difficile pour lui également! Bon courage à toute votre famille pour la suite 🙂

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