Santé de maman

Ménopausée à 28 ans et le deuil du petit dernier

J’ai 28 ans, je prends un traitement hormonal substitutif de la ménopause. Depuis quelques mois, je goûte au bonheur d’ouvrir ma fenêtre de bureau en plein milieu du mois de février tellement je cuis sous ma peau, de faire ma première ostéodensitométrie dans une salle d’attente aux mémés médusées, d’essuyer non “non mais c’est pas possible” avec un air mi-amusé mi-soupçonneux aux rares personnes extérieures à mon cercle social proche à qui je dois expliquer la situation. Qui dit ménopause dit aussi l’impossibilité d’avoir un petit dernier. Captain Obvious. Et c’est pour moi le point le plus dur.

Toi jeune et pimpante lectrice (sur un blog famille c’est très souvent le cas), tu ne connais de la mamiepause que les fameuses bouffées de chaleur, la joie de la prise de calcium quotidienne pour éviter que tu te casses le col du fémur dès que tu te retrouves les fesses par terre. Tu penses aussi “Libérée Délivrée” des tampons et autres protections menstruelles arôme rundup. Tu penses vieille mamie désechée.

Mais jeune padawan, il y’a d’autres jolis effets que tu ne peux connaître
si tu n’as pas encore discuté avec tes copines de mammographie

Je sais elle était facile celle-là

La sécheresse oculaire

Je ne sors jamais sans mon sérum physiologique dans mon sac à main. So sexy dans les toilettes avec le petit kleenex. On dirait que je veux cacher ma descente d’acide d’hier soir.

Le relâchement du périnée

Comme si ton intérieur avait permis d’accoucher d’un 38 tonnes.  On va aller dans le gore, dans le trash. Mr G, je sais que tu me lis alors par pitié arrête ta lecture ici et passes au paragraphe suivant.
Apprends à courir aux toilettes aussi vite que le Flash et sans rigoler. N’oubliepas de te relever une fois ton affaire faite avec un morceau de papier toilettes placé stratégiquement car il reste toujours un peu de liquide qui va vouloir respecter les règles de la gravité sur tes sous vêtements ou au sol, le traite. Trop glamour.

Tu commences à lorgner discrètement sur les serviettes Téna pendant que tu achètes les couches du petit dernier. Le prétexte qui sauve l’honneur. Officiellement si je dois en arriver là avant que mes cheveux forment une longue tignasse argentée, je vais héberger ma vieille tante incontinente. Quitte à acheter du polident avec pour plus de crédibilité.

Le double effet kiss cool des bouffées de chaleur

A la fin de ta journée de maman, tu n’as qu’une hâte c’est prendre une bonne douche et rejoindre ton lit et passer une bonne nuit de sommeil. Grâce à la fée ménopause, ça ne restera qu’un doux rêve. Tes nuits ressortent plus du cauchemar. Tu n’arrives pas à dormir. Tu as chaud (avec le bonus transpiration qui te donne envie de changer les draps 3 fois par nuit). Même que ça te réveille la nuit. Et puis juste après tu as froid, très froid. Alors tu tentes le combo: tout sous la couverture sauf la jambe gauche. Et de bon matin, après un nombre d’heures de sommeil que tu peux compter sur les doigts d’une main, entre la peau fripée et le manque de sommeil, il manque plus que la musique de Thriller et tu te fais un revival.

 

Mais pourquoi moi, pourquoi ??

Ben en fait, aucun médecin ne le sait vraiment (et on ne peut pas dire qu’ils se soient cassé la tête à chercher non plus …). Je n’avais plus de cycle. Après m’avoir collé une étiquette d’ovaires polykystiques du fait de mon poids, ils ont détecté mon insuffisance hypophysaire. En gros je manque de toutes les hormones. Et du coup mon esthéticienne fait faillite vu le rythme de mes épilations. Vas-y, tu peux me détester.

Et puis lorsque je les ai bassinés long en large et en travers
avec mes bouffées de chaleur, le 38 tonnes et mes boites de serum physiologique,
ils ont consenti à me prescrire une jolie prise de sang longue comme les jambes de Kim Bassinger.

Mes prises de sang hormonales version théâtrale:

“Oh Anne, ma sœur Anne, ne voit tu rien venir ?”
“Je ne vois que des petits chiffres au loin tout en bas, très loin du plancher des vaches.
Me demande pas les valeurs Ginette, je suis pas spéléologue moi”.
Ah non, correction, je vois votre FSH qui grimpe aussi vite le Mont Ventoux que
Richard Virenque à l’insu de son plein gré”.

Et la vérité m’est tombée dessus. Comme une enclume dans un dessin animé de Bip Bip et Coyote. Peut être que c’est parce que je suis encore relativement jeune, peut-être que c’est parce que je suis dans le déni, mais j’ai su rebondir assez vite.

Tu vas me dire: mais au moins tu ne subis cette horreur menstruelle ! La chanceuse !

Ouai mais en fait non

Le corps d’une femme n’est pas exactement fait pour être ménopausé pendant 50 ans. Et j’ai pas envie de me faire harakiri dans les prochaines années pour restaurer cet équilibre cosmique.

Donc je suis sous traitement hormonal substitutif
Estreva Gel et Duphaston pour me donner des saignements

Etant donné que j’ai encore un utérus qui sert à rien, je dois prendre un progestatif pour
déclencher mes règles à peu près tous les mois.
Je me suis faite doublement empapaoutée

Total hors sujet: je suis d’ailleurs passée à la cup et c’est top.

Et ça n’a pas été facile à trouver avec mes autres problèmes de santé. Mais je dois avouer que le gynéco a su se la jouer virtuose sur ce coup là. Je revis avec ce traitement.

 

Honnêtement ce n’est pas le côté abricot séché qui me dérange plus
(surtout que c’est vachement bon dans les salades les abricots séchés),
mais le côté “ton utérus il est tellement vieux que même un embryon il ne veut pas s’y accrocher”.

Mais moi je voulais une grande famille, une famille XXL,
un petit dernier pour faire un chiffre rond.
Un dernier petit gangster pour faire équipe avec Samuel
qui se retrouve un peu seul face au couple gémellaire.

Là je ne suis plus réformée, je suis envoyée direct au Val de Grace avec le Croque Mort qui prend les mesures pour enterrer ma défunte fraîcheur juvénile. Une rose fanée ca peut être classe, moi je suis juste un pot d’ovaires pourris. Autant te dire que je n’utilise aucune méthode contraceptive depuis la naissance de Samuel. 

Je devrais me dire que c’est mieux comme ça. 

Que 4 enfants c’est beaucoup trop de travail, que je n’aurai pas à changer de voiture. Que trois enfants c’est déjà une très belle famille.

Je te vois déjà venir: tu as eu trois enfants. Tu  devrais t’estimer heureuse.
Ce n’est pas comme si tu n’en avais pas eu.

Je devrais arrêter d’être égocentrique, repenser au fait que de plus en plus de couples n’ont pas cette chance. Crois-moi je ne peux qu’imaginer la douleur de l’attente d’un enfant, juste un seul, qui n’arrive à faire son nid dans le ventre de sa mère (la blogosphère PMA nous plonge dans cette dure réalité). La dureté du quotidien pour ces couples, bombardés de remarques stupides, de durs rappels qu’autour d’eux il n’y a que des familles.

Mais faire le deuil d’un petit dernier, c’est aussi faire le deuil de la vie que j’avais imaginée
depuis toute petite 

De ce que qui me tenait à cœur, de ma revanche. On va la faire cliché “wesh madame la juge j’ai eu une enfance difficile quoi t’as vu“. Être à la tête d’une grande famille heureuse, c’est une douce pensée qui m’a aidé à m’endormir le soir. Ça n’a aucune raison logique, juste quelque chose qui me prend aux tripes. Je n’ai pas envie d’être enceinte (j’ai détesté ça) et encore moins d’avoir un tout petit bébé (je n’ai jamais été fan non plus), j’ai juste envie d’un autre enfant, qui joue avec ses frères, un enfant qui ait sa place à lui dans notre famille. Un enfant a qui je pourrais transmettre et donner de l’amour. Je sais que le quotidien serait compliqué. Mais ca ne m’arrête pas. 

Merde je ne suis fanée un tyran à demeure dans mon enfance, l’ostracisation de mes camarades étant “surdouée”, l’anorexie, la boulimie, la maladie avec les migraines et l’épilepsie, la dépression post partum, le harcèlement moral dans mon ancien boulot qui m’a presque détruite, l’absence totale d’aide du fait de notre éloignement géographie par rapport à nos proches, les reproches sur nos choix de vie.

Vous croyez pas que j’ai le droit aussi à un peu de bonheur en plus, d’avoir ce qui me fait envie au fond de moi, dans ma chair ? Pour une fois avoir VRAIMENT ce que je veux ?

J’en peux plus de la fermer et d’encaisser, de rationaliser, de me dire qu’il y’a pire que moi. J’en ai marre de prendre sur moi pour sourire alors que je n’ai déjà plus de dents à force de m’en être prise des uppercuts direct dans la tronche, que je ne peux même plus crier pour évacuer parce que mes cordes vocales sont complètement grillées. Encore un truc qu’on m’aura enlevé et pour lequel je n’aurai rien à dire. Il n’y a rien que je puisse faire car je n’ai pas commis d’erreur. C’est mon corps qui me laisse tomber. Ce lâche qui part en cacahuète pièces après pièces.

En voyant mes aînés grandir, j’en viens à me dire souvent “En fait, je ne savais pas que c’était tant de bonheur de (re)devenir maman. Je ne savais pas qu’avec plusieurs enfants que l’amour et les joies du quotidien n’étaient pas simplement additionnelles, elles étaient multipliées de manière exponentielle”. Oui tu peux me filer un PV pour mièvrerie sur la voie publique online.

Il me resterait deux solutions:  le don d’ovocyte ou l’adoption

Pour ce qui est du don d’ovocytes, je n’aurai absolument aucun problème à considérer cet enfant comme le mien. Pour moi la génétique ne fait pas la famille, mais alors pas du tout. Mais je sais qu’il y’a déjà beaucoup beaucoup de couple qui ne peuvent devenir une famille car la liste d’attente en France est beaucoup trop longue. Je n’ai pas envie de leur voler cette petite cellule qui peut leur apporter tant de bonheur. Avec trois enfants, je n’ai clairement pas ce droit.

Nous pourrions aller à l’étranger, mais pour un coût financier que nous ne pouvons supporter. Et pour moi, on reste dans la même problématique de légitimité que pour le don d’ovocyte en France.

En ce qui concerne l’adoption, encore une fois je n’aurais aucun mal à considérer cet enfant comme le mien. Mais la situation de l’adoption en France comme à l’étranger est purement catastrophique. Il faut attendre des années dans l’espoir que peut être potentiellement un jour … Nous n’avons pas la force de nous lancer dans ce combat. Et avec trois enfants de toute manière, nous serions, et à raison, tout en bas des listes.

Je ne souhaite pas avoir d’enfants après 30 ans. C’est un choix personnel. Je n’en expliquerais pas les raisons ici car comme tout choix de couple elles sont totalement subjectives et donc sujettes à critiques et à contre exemples. Attention je ne juge pas les femmes et les couples qui font un choix différent. Il est tout aussi légitime que le mien et doit être respecté. J’ai 28 ans cette année. Alors j’arrête d’espérer.

 

Alors quoi faire ….

Les anglo-saxons parlent de la ménopause comme “the change of life“. Alors moi aussi j’ai décidé de réinventer ma vie

 

Je vous mentirais si je vous disais que je ne rêvais pas au moins une fois par semaine de ce dernier enfant.


Mais j’ai décidé de m’investir à corps perdu dans l’éducation et l’amour
que j’ai pour les enfants que j’ai eu la chance d’avoir.

De faire en sorte de resserrer encore plus les liens entre mes trois fils pour
équilibrer leur triangle qui ne sera jamais un carré équilibré.

J’ai décidé que c’était une opportunité pour moi de prendre soin de ce corps déjà tellement abîmé
De perdre du poids, de me soigner même si ça compromet ma fertilité

 

Mais aussi de porter un autre projet comme on porterait un enfant.

D’accoucher d’une histoire, d’une vision du monde. De mots et des photos qui tenteraient de montrer ce que je trouve beau à travers mes yeux mi-cyniques mi-enfantins. Une sorte de livre mais qu’on ne lirait pas. Un livre qui serait juste une pensée à un instant T. Une simple capture d’instant pour faire rêver, débattre, s’émouvoir, rire aussi.

Mais aussi de nourri ce blog, de pouvoir avoir une tribune où parler des idées qui me trottent dans la tête. De réfléchir, de poser mes idées. De revoir mon jugement aussi en discutant avec d’autres mamans ou commentateurs de passage. D’enrichir ma pensée.

Je ne peux accoucher d’un enfant, mais je peux accoucher d’une idée, d’un idéal, comme l’aurait été ma vie à 6.

43 Comments

  1. Je n’ai pas la possibilité de te dire “je comprend” parce que je ne suis pas dans ta situation, alors je peux juste te dire “je pense que je comprend” ton désarroi et ta tristesse. Hormis les phénomènes désagréables qu’entraîne la ménopause, il y a l’aspect de ce petit dernier que tu n’auras pas. Oui, c’est vrai, mais comme tu le dis à la fin de l’article, la fertilité -la tienne, celle de ton couple- c’est aussi développer ses talents. Du coup, je suis sûre que malgré ce petit dernier qui n’existera que dans tes rêves, tu sauras employer ton réservoir d’amour autrement. Et peut-être en acceptant des nouveaux membres ponctuels parmi les copains de tes enfants par exemple !
    Bon courage en tous cas.

  2. Je crois qu’il s’agit d’un deuil tu sais, et peu importe que tu aies la chance d’avoir déjà trois enfants, ça n’enlève rien au deuil du quatrième que tu souhaitais. Plein de courage à toi!

    1. Merci beaucoup de ta réponse. J’évite d’en parler dans la vraie vie car j’ai toujours la même réponse: oh mais tu as déjà des enfants arrêtes de te plaindre

  3. Ton article me touche beaucoup… Je ne savais pas que la ménopause pouvait se déclarer si tôt Je comprends ta tristesse pour le petit dernier et je trouve cela vraiment beau que tu veuilles donner naissance à un nouveau projet comme un livre Bravo pour cette acceptation, bien que douloureuse, et ce cheminement vers la résilience Merci pour ton témoignage

    1. Merci :). La ménopause peut se déclencher très tôt chez certaines, encore plus tôt que moi. Mais malheureusement elles ne pensent pas forcément à consulter car on se dit que ce n’est pas possible

  4. Tu parlais de reconversion professionnelle dans un autre article, l’idéal pour te concentrer sur un projet qui te tient à coeur 😉. Et puis avec ton bypass prochain ta vie va vite changer, qui sait ce qui se profile à l’horizon.
    😘😘

    1. Il est vrai que ce bouleversement dans le corps a remis en cause pas mal de choses. Tout n’est pas négatif et au moins j’ai pu remettre les choses à plat et prendre une nouvelle direction.
      Pour ce qui est du bypass, je vais en reparler dans un autre article, il ne sera peut être plus nécessaire. En tout les cas je ne suis presque plus éligible à cause d’une perte de poids. Donc je me pose la question … Mais j’en reparlerai dans un autre article

  5. J’imagine que ça ne doit pas être une période facile pour vous… Comme te le disais “Dinde de toi”, ton idée de reconversion professionnelle pourrait t’aider à te concentrer sur un nouveau projet !
    Plein de courage à vous. Je te souhaite de trouver vos solutions, celles qui vous conviendront, qui vous permettront de vivre votre vie comme vous vous l’étiez imaginé.
    On est jamais sûrs de ce que la vie nous réserve. Des surprises peuvent se cacher à chaque virage.

    1. Exactement, combler ce vide par le fait de travailler avec des enfants toute la journée :). J’espère qu’un jour j’aurai une très belle surprise c’est sur. Les gynécos m’ont dit que quand les ménopauses étaient très précoces parfois la machine pouvait se relancer pour un cycle. Ce serait notre petit miracle à nous 😉

  6. Je te comprends. J’ai fait le deuil du 4e aussi, pour des questions d’âge pour le coup, et même si j’ai déjà 3 merveilleux enfants, le deuil reste à faire, que l’on en ait 1, 2, 3, 5, ou 10. Ne plus avoir d’enfants, c’est une page de la vie qui se tourne.
    Je te souhaite de pouvoir, comme tu le dis, te recentrer sur toi, et t’accomplir dans un projet personnel.

    1. Exactement c’est une période qui se termine. Difficile de passer à autre chose quand les copines sont en plein dans la période bébé et grossesse j’avoue

  7. Je ne peux pas te dire que je comprends mais j’imagine en tous cas ce qu’il peut te passer par la tête. C’est terrible quand la décision de ne plus avoir d’enfant n’est pas prise par toi mais t’es imposée. Ce diagnostic a du être assez difficile à vivre. Mais je suis certaine que la vie vous réserve encore de jolies surprises.
    Et j’étais comme toi, je ne voulais pas d’enfant après 30 ans pour diverses raisons… Mais on ne fait pas toujours ce qu’on veut dans la vie et à 31 ans, j’essaie toujours d’avoir mon deuxième et finalement, je ne le vis pas si mal que je pensais.

    1. Quand la vie nous met des bâtons dans les roues, c’est sur que ça nous fait revoir nos positions. Si je tombais enceinte par miracle je serais la plus heureuse du monde quelque soit mon âge 🙂

  8. Malgré ta tristesse je suis admirative de la façon dont tu réussis à te relever avec tes projets personnels. J’espère qu’ils t’apporteront le réconfort dont tu as besoin et de mon côté je t’envoie plein de pensées positives !

    1. Merci beaucoup :). J’avoue que les projets personnels sont plus quelque chose que je me force à faire pour oublier. L’idée est toujours en fond dans ma tête. Mais je pense qu’avec le temps le fond d’écran va s’atténuer

  9. J’ai déjà entendu parler de la ménopause précoce notamment via les blogs de PMA. Certes c’est rare mais ça existe et c’est horrible à vivre ce que Dame Nature peut infligé à des femmes comme toi dans cette situation. Je suis admirative par ta force à te relevé notamment avec tes projets de reconversion professionnelle car bon ce n’est pas facile à vivre. Bon courage

    1. Merci :). Disons que ce sont plus les projets qui me portent, qui font que j’essaie de me relever. Je n’ai pas vraiment de force, je n’ai juste que ça comme perspective en fait ;). Mais ce sont des perspectives constructives.

  10. Je l’avais dis à un amie mais oui c’est un deuil incommensurable.
    J’espere Que tu trouveras la ressource pour le surmonter. En tous les cas si je ne peux pas comprendre, tu as toute ma sympathie pour te réconforter un petit peu.

    1. Merci :). En effet c’est un deuil, pas juste un caprice comme on l’entend parfois. Mon but c’est aussi d’en parler pour sensibiliser à l’infertilité en général qui reste encore tabou alors qu’elle concerne un couple sur 6 aujourd’hui.

  11. Je suis très touchée par ton témoignage moi j’ai été ménopausée a 40 ans, ma grand mère 35 ma cousine 38 ma mère 40 ans enfin ce qu’elle pensait puisqu’elle n’avait plus ses ragnagna mais loupé moi j’étais bien au chaud, du coup déni de grossesse de ma maman et au bout de 6 mois elle l’a appris ! bref les bouffées de chaleurs aujourd’hui continu alors que j’ai 49 ans une horreur, je sors en tee shirt quand il neige et que tout le monde grelotte, la nuit je mets dans les crises instances une serviette de bain pour éviter de tremper le lit, je ne prends pas d’hormones trop de problèmes avec ses trucs là, je prends des trucs à base de plantes, quand je suis sérieuse les bouffées diminuent…courage ma belle,
    Lou

    1. Effectivement il arrive qu’on catalogue une femme “ménopause précoce” et qu’une ovulation isolée se produise et un bébé inattendu !
      Le coup de la serviette de bain j’avoue que je l’utilise aussi 😉

  12. Waouh, je ne savais pas que c’était possible d’être ménopausée si tôt ! ça fait un peu flipper quand même, surtout que moi c’est l’inverse de toi, je ne me vois pas avoir des enfants avant mes 30 ans… Bon, ce doit être bien rare mais quand même ! En tout cas je te souhaite force et courage pour ce ptit cadeau de la nature…

    1. Merci :). Je pense que j’aurais été beaucoup plus affectée si je n’avais pas eu d’enfants ou si je n’en avais eu qu’un. J’aurais très certainement eu recours au don d’ovocyte. Mais quel parcours du combattant …

  13. Comme je te comprends! On m’a annoncé à 25 ans que j’étais ménopausée sauf que je n’avais pas d’enfant. Je n’ai plus de cycle depuis mes 25 ans et tout les charmant inconvénients de la ménopause. J’ai droit à un petit traitement hormonal de substitution et un choix à faire : don d’ovocytes, adoption où se faire une raison. On a opté pour le don. On a eu trois magnifiques enfants. Et puis en début d’année, j’ai eu des saignements alors que j’allaitais encore la dernière et alors que je n’avais jamais eu l’ombre d’un retour de couche. J’ai couru chez ma gynéco qui m’a dit assez surprise que j’étais en plein milieu d’un cycle, qu’il y avait même des follicules ( première fois qu’on en voyait même avec un traitement de choc) mais trop petit pour permettre une grossesse. Le risque de tomber enceinte était quasi nul pour elle mais au moins je n’avais pas besoin de reprendre un traitement. J’y suis retournée quelques semaines plus tard avec le résultat d’une prise de sang positive au bhcg pour faire une écho de datation. Nous serons bientôt 6 avec ce petit miracle inespéré.

    1. Wow c’est une très très belle histoire ! Elle me donne vraiment de l’espoir. Dès lors qu’il y’a des follicules qui poussent spontanément je pense qu’il faut être prudente (ou optimiste), tout peut arriver !

  14. J’ai du mal à comprendre les remarques complétement idiotes de certaines personnes qui ont l’air de dire “oh ça va c’est rien”. Souvent les gens ont tendance à minimiser tout, c’est peut être leur façon de dédramatiser mais bon c’est très maladroit je trouve.
    J’imagine très bien le deuil que tu as à faire, surtout dans des conditions pas marrantes. Tout cela est subi et pas choisi, c’est du coup certainement encore plus dur, et tu as bien le droit de te plaindre !
    Je te souhaite plein de courage et une belle réussite dans ton nouveau projet !

    1. Effectivement parfois les gens tentent de te dire que c’est rien pour te faire relativiser. C’est vrai que c’est maladroit, mais dans ces cas là je leur dis gentiment et en général je vois que derrière l’intention était très bonne

  15. Bonjour. Merci pour ce témoignage en mettant par écrit ce que je pense tout bas.. Ma vie de femme s est effondrée à 35 ans, mon couple avec.. Après plusieurs fiv interrompues en cours de traitement, le verdict est tombé :désolé madame la médecine ne peut rien faire pour vous, vous étes une femme de 35 dans un corps âgé de 54 ans. vous étes ménopausee. (délicatesse des médecins) Faire le deuil d une vie de maman est le plus dur à surmonter pour une femme (je pense..) J ai refusé de prendre ce traitement ths (il est dans le placard) dès que j ai lu la notice et sa rubrique “risques”. J ai eu la trouille, vous êtes plus courageuse que moi . 😂😂. 10ans après, la blessure se cicatrice encore. Merci, encore de ce témoignage et de la description humoristique des joies de la ménopause. La vie est belle quoiqu’il en soit. Bon courage dans vos projets.

    1. Etant passée par la PMA je ne peux que comprendre la dureté de ce que tu as vécu avec les FIV et les échecs. Les médecins ne t on pas proposé un don d’ovocytes ?

  16. J’ai lu ton post pa rle biais du huff et il m’a énormément touchée. Parce que je suis tombée malade alors que j’étais enceinte de ma 4e. Cancer du poumon, donc autant dire que la porte ouverte que j’avais laissee à l’accident est fermée. Mais ce que je me suis dit (quasiment en premier) lorsque je l’ai appris c’est “heureusement que j’ai eu ma 4e” pzrce que je crois que c’est ce qui aurait été le plus dur à accepter.
    Aujourd’hui, même si j’ai 4 enfznts, je dois faire le deuil de la vie que j’avais imaginé, apprendre à vivre differement. Et c’est difficile parfois =/
    Bref, oui, y a pire que toi, mais ça n’empêche que ta souffrance est réelle et que tu te dois de la vivre sans culpabilité. J’espère que tu trouvera vite un moyen de vivre tout ça sans rancœur.
    ❤️

    1. J’espère vraiment qu’aujourd’hui ta santé s’est améliorée. Apprendre à vivre autrement c’est un vrai deuil. Dommage qu’on ne soit pas plus accompagnée. Le diagnostic tombe et débrouillez vous avec.

  17. Ah mais si, On M a invité à me rendre en Grèce, les délais étant trop longs en France, l âge limite fixée à 43 ans. Comme tu l’as précisé, cette demarche avait un prix. Mais également à la différence de vous, pas prête moralement et psychologiquement à l effectuer. Voilà Dame nature est invincible. Faut savoir vivre avec. Comme toi je me suis fixée d autres projets. Bon courage à toi.

  18. Permettez-moi mais vous me paraissez bien compliquée….Je suis directe et je m’en excuse mais nos enfants ne doivent et ne peuvent pas combler nos traumatismes. Une mère qui va bien est aussi une femme qui va bien et qui s’apprécie vraiment. Alors aimez-vous et faites-vous confiance vous le méritez. Prenez le temps de voir ce que vous avez et essayez d’être un peu plus fière de vous.
    Mes pensées les plus amicales

    1. La dessus je suis tout à fait d’accord avec vous, je suis quelqu’un de très compliqué. Pour ce qui est de s’apprécier et de se faire confiance, je ne dirais pas que c’est un combat perdu d’avance, parce que l’impossible est pour moi juste le manque d’envie de s’investir et de tenter, mais ce sera un chemin long et difficile. Effectivement ca peut être un nouvel objectif de vie

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