Grossesse / Vie de famille

A 29 ans, c’est ma dernière grossesse et je le vis très bien

Aliénor sera notre dernier enfant, c’est sûr et certain. Eh oui, nous allons opter pour la contraception définitive après sa naissance. Et c’est Mr G qui s’y colle de son plein gré. Pourquoi une décision aussi radicale ? Parce que l’efficacité de mon traitement médicamenteux le plus important est grandement impactée par les hormones artificielles, et que je risque fort de ne plus supporter un DIU en cuivre à cause de la flambée de l’endométriose. Nous sommes certains de ne plus vouloir agrandir notre famille. Ainsi il était important d’opter pour une contraception extrêmement sure et à laquelle nous n’aurons pas à penser. Ce sera donc ma dernière grossesse. Et je le vis très bien.

Il y’a tout d’abord plusieurs raisons objectives qui font que nous abordons ce nouveau chapitre
de nos vies de manière sereine

 

 

Je n’ai jamais aimé être enceinte

 

 

 

 

Bon je ne suis pas hyper représentative non plus n’ayant connu aucune grossesse à bas risques. Les femmes enceintes, sautez ce paragraphe, ou rappelez-vous que ça a autant de chance de vous arriver que de voir votre enfant sortir de votre ventre, se lever, et vous chercher un café pour vous récompenser de vos efforts.

Premier trimestre en apnée à cause des fausses couches à répétition, pré-éclampsie, cholestase gravidique, diabète gestationnel sous insuline, alitement, menace d’IMG, bref une période aussi agréable qu’une épilation du maillot à la cire brûlante pendant 9 mois. Je te passe aussi les désagréments classiques: mal de dos, nausées, grosse fatigue, impression que mon corps ne m’appartient plus.

Ouai c’est sympa de sentir les coups du bébé, d’aller lui faire coucou aux échographies, de préparer son arrivée. Mais ça s’arrête là. L’angoisse, le fait de devoir drastiquement limiter ses activités physiques pendant plusieurs mois, l’accouchement qui sera forcément une chirurgie avec une convalescence derrière, le ventre même pas beau. Ca vend pas du rêve hein ?

 

 

 

 

Le post-partum, les premiers mois de bébé, ce joyeux enfer 

 

 

 

 

 

Ce moment de bonheur intense et de découverte mutuelle avec bébé où je risque une recrudescence des crises d’épilepsie, des pertes de vues et/ou
de sensations dans une partie du corps, le tout sans prévenir
et en devant m’occuper seule d’un nourrisson qui dépend uniquement de moi pour survivre.

 

 

Je vous passe aussi les joies de la dépression post-partum que j’ai déjà pu expérimenter.

Étant donné que j’assume totalement mon côté mémère avant l’heure, je m’autorise même à radoter : merde je ne peux même pas choisir de donner mon lait à mon enfant, je ne peux pas lui donner le bain, de le changer en hauteur ou de pratiquer le portage tout ça pour des raisons de sécurité élémentaire (vive l’épilepsie). Un peu comme une ” “”””tarte flambée”””” faite avec de la pâte à pizza : c’est encore pire en bouche que sur le menu.

 

 

 

Je t’avoue que laisser derrière moi les galères de la petite enfance est une perspective qui me ravit autant
que l’idée qu’on m’annonce que la téléportation est dorénavant possible

 

Les pleurs inconsolables, les biberons toutes les 3 heures, la douleur causée par ce boréal de RGO qu’on se sent si impuissant à pouvoir calmer. Adieu l’expédition à préparer à la moindre sortie, entre le sac à langer plein de couches, de change en cas de grosse régurgitation, la poussette qui prend toute la place dans le coffre.  Rien à préparer pour les courtes escapades, simplement une valise de vêtements et de doudous pour les séjours où on découche.

J’avoue que j’aime aussi particulièrement voir mes enfants grandir.

 

 

 

 

Nous n’avons ni le temps, ni les moyens matériels d’accueillir un autre enfant dans notre famille déjà très nombreuse

 

 

 

 

 

Élever une fratrie de 5 enfants a un coup non négligeable.

 

Il y’a bien sûr l’augmentation des dépenses courantes: nourriture, frais de garde, habillement etc.  Il nous faudrait déménager pour un appartement plus grand, appartement dont nous ne pouvons payer le loyer dans notre secteur géographique. Il faudrait également changer de voiture pour un véhicule 9 places. J’ai pas accès au carnet de chèques de mamie Bettancourt moi.

 

 

 

Nous n’en aurions pas le temps nécessaire à consacrer à cet enfant, ni la force de le trouver.

 

Accompagner un enfant pour qu’il puisse s’épanouir au mieux demande de pouvoir lui consacrer un temps certain seul avec papa/maman. Nous ne l’aurons pas plus avec 5 ans de plus dans le rétroviseur. Mr G a quelques années de plus que moi. Il ne se voit pas père à 35/37 ans. Nous en avons longuement parlé, et ce depuis longtemps. Je le comprends car moi-même je ne voulais avoir mes enfants avant l’âge de 30 ans. Ce n’est pas dit dans une optique de jugement, chacun doit pouvoir avoir des enfants lorsqu’il le souhaite, et c’est dans cette perspective qu’a été écrite cette dernière phrase.

En outre, nous sommes isolés géographiquement de nos proches,  et par conséquent, nous ne pouvons compter sur aucune aide extérieure.

 

 

 

J’aurais la chance d’avoir eu des garçons et une fille

 

On ne pourra pas venir me dire “ah mais il faut tenter la petite fille, vous loupez quelque chose’“. D’ailleurs, comme si on faisait un enfant dans l’espoir d’obtenir l’un ou l’autre sexe d’ailleurs …

 

 

 

 

 

Tu vas me dire que cette envie d’agrandir la famille peut venir dans quelques années,
lorsque les copines vont être enceintes
et avoir un joli nouveau-né dans les bras.


Et puis à 29 ans, tu manques de recul pour prendre ce genre de décisions !

 

 

 

 

 

 

 

Déjà, cette décision est le fruit d’une réflexion de couple et non uniquement issue de ma pomme. On peut arguer ici que Mr G a encore plus d’expérience de vie derrière lu étant donné son âge canonique.

Je pense également qu’à 30 ans, ayant eu bientôt 4 enfants, étant par conséquent parfaitement consciente de ce qu’est la réalité d’être parent, je suis tout à fait apte à prendre cette décision en toute connaissance de cause. Et quand bien même je n’aurais pas eu d’enfant, je suis adulte, et si je regrette mon choix, ce sera à moi d’en subir les conséquences en toute responsabilité. Ce choix n’impactant pas les autres, j’ai vraiment du mal à comprendre leur légitimité à en juger.

 

 

Je suis la seule de mes copines à avoir des enfants.
Les frères de Mr G n’en ont pas encore.
Bref, je ne suis même pas encore tata.
Donc oui, je vais en voir des femmes enceintes et des nouveaux-nés

 

 

 

 

 

 

Après la naissance de Samuel, j’avais en effet un gros pincement au cœur à chaque annonce de grossesse dans la famille éloignée, dans les posts Facebook, tristesse qui avait pour origine le deuil inachevé de cette famille rêvée qui me tenait tant à cœur. Je sentais que ma famille n’était pas encore complète. Je pensais, tout comme les médecins, qu’il était impossible d’accueillir un nouvel enfant sans avoir recours au don d’ovocytes ou à l’adoption (je t’en parlais d’ailleurs ici). Tu connais la suite. Maintenant, c’est bon, je l’ai mon monospace 7 places et les enfants qui courent partout dans la maison. Et en plus, je pourrais narguer les jeunes parents en leur parlant de nos nuits enfin complètes héhé.

 

 

 

 

Tu pourrais me dire que tourner définitivement un chapitre de sa vie,
c’est faire un pas symbolique vers la décrépitude avancée

 

 

 

 

 

Certes. Mais dans ma vision de la vie, nous sommes sur une sorte de rails qui ne cesse d’avancer. J’ai juste l’impression d’avoir passé une gare sur le chemin, mais qu’au final la distance parcourue est la même. Tu la piges ma métaphore pas du TOUT brumeuse et influencée par mes galères SNCFesques ? Je m’enfilerais mojitos sur bloody mary si je n’étais pas persuadée que le fait d’en rester là serait plus difficile à avaler que le fait d’avoir un autre enfant.

En outre, je ne suis pas non plus persuadée qu’être jeune soit la clé du bonheur. Je ne pense pas m’engager un jour dans un course, forcément illusoire, à la jeunesse à tout prix. Je pense sincèrement que chaque âge est porteur de joies comme d’épreuves. J’ai adoré cette période de l’innocence de la vie étudiante. Toutefois, je ne la regrette pas une seule seconde, et je regarde mes souvenirs de folles sorties du jeudi au samedi soir d’un attendri, mais sans envie de les revivre aujourd’hui.

 

 

 

 

Par ailleurs, Mr G et moi n’avons jamais vraiment profité de notre vie de jeunes adultes
Il ne serait pas désagréable d’avoir un aperçu de cette période lorsque les enfants grandiront
J’avoue que ça me plaît de savoir qu’avec cette page qui se tourne, nous nous en rapprochons symboliquement

 

 

 

 

J’étais déjà enceinte de 5/6 semaines lorsque j’ai soutenu mon mémoire de fin d’études, lorsque nous nous sommes installés dans notre premier appartement de jeunes actifs (pour moi en tout cas). Nous n’avons jamais connu cette période de jeune couple qui, sortis des galères étudiantes, peuvent profiter un peu de la vie. Nous étions directement projetés dans le monde de la parentalité.
Attention, je n’ai aucun regrets. A cette époque, un projet bébé se dessinait à court terme.

Mais le fait de voir qu’à un horizon plus certain, calculable, nos enfants devenant de plus en plus autonomes, nous pourrons penser plus à nous et à notre couple, me fait grand plaisir. J’ai envie de soirées en amoureux  improvisées, de pouvoir prendre plus de temps pour lire, pour m’engager dans des activités associatives. Pour le moment je kiffe ma vie de jeune maman et donc je regarde ses contraintes avec le sourire. Mais je sais aussi que ce sourire ne pas va pas durer des années non plus, et que j’aurais envie de passer vraiment à autre chose à moyen terme, en rangeant définitivement la table à langer et la poubelle à couches.

Je le vois avec mes aînés, chaque jour, chaque étape me plonge dans le bonheur d’interactions plus complexes, d’élargissement des nos horizons en termes d’activités, de fierté de les voir devenir de plus en plus autonomes.

 

 

Je suis en paix avec cette décision
C’est l’une des plus faciles qu’il nous a été donné de prendre ces derniers temps

 

 


Bonne nouvelle du jour: mon dossier est accepté à la maternité de Rambouillet ! Paillettes et tout ça.

30 Comments

  1. Même feeling, avec deux enfants de moins donc mais le meme sentiment d’avoir fait le tour. Je ne sais pas comment je réagirais devant une grossesse surprise, mais aujourd’hui, j’ai un mal fou à m’imaginer replonger, maintenant que mes deux filles sont autonomes. J’ai le sentiment d’être passé à autre chose. Et pour l’anecdote, ma deuxième et dernière grossesse était donc à 29 ans moi aussi`:)

    1. Tourner une page n’est pas forcément douloureux, c’est parfois aussi se dire qu’on en ouvre une autre qui nous apportera tout autant de bonheur

  2. on Le sent généralement quand la famille est au complet.
    Nous, avec 4 enfants, je sais aussi qu’ils sont tous là, et que je vais me réjouir de les voir grandir et de passer à une autre étape !!

  3. Tes arguments sont tous parfaitement pertinents. Un nouvel enfant demande du temps, de la place, de l’argent et d’avoir envie de se replonger dans la grossesse à risques et la vie chaotique avec un nourrisson RGO. En plus, une fratrie de quatre, c’est déjà plus qu’honorable!
    Pour ma part, avant de galérer avec l’infertilité et les FC, on s’imaginait avec trois enfants (peut-être parce qu’on est tous les deux issus d’une fratrie de 3). En plein chamboulement nourrisson RGO de La Bête, je me suis dit qu’elle resterait fille unique. Puis l’envie d’un second est vite venue faire coucou et j’avoue que je n’avais jamais été sûre de vouloir n’avoir qu’un enfant. Numérobis sera donc le bienvenu. Et ensuite? Advienne que pourra… Mais ce n’est pas exclu qu’à 30 ans, je vive ma dernière grossesse.

  4. Hello, workingmutti !
    Je te lis depuis quelques temps et suis ravie du dernier paragraphe !
    Bon courage pour la dernière ligne droite 😊

    1. Si seulement le respect des décisions de chacun pouvait être la norme dans le domaine de la parentalité 😉 . Chacun y va toujours de son argument pour “donner son avis” sur la vie des autres.

  5. Le tout c’est d’être en phase avec toi même et Mr. G sur le sujet ! Après tout il n’y a que vous pour savoir ce qui vous va, et comme tu dis, pouvoir profiter d’un peu plus de temps pour soit quand les bébés grandissent c’est aussi bien appréciable ! 😊
    Si c’était à refaire je pense que je ferais mes enfants un peu plus tôt (j’ai eu mes puces à 29 et 32 ans). Dans l’idéal j’aimerais 3 ou 4 enfants mais 4 césariennes, surtout avec des grossesses assez pénibles ça fait beaucoup je pense. Alors ce sera certainement 3, et sait on jamais, peut être que nous aurons des jumeaux pour finir 😅 Et de toutes façon je crois que 35ans est un peu une barrière psychologique pour moi, je ne me vois pas enceinte après, il me reste donc un peu plus de 3 ans pour réfléchir à tout ça !

  6. Je ne peux pas m’empêcher de rigoler en lisant que ton mari ne veut pas avoir d’enfant à 35/37 ans ! Je me disais la même chose après mon divorce, et finalement… J’ai eu mes derniers à 37 et 39 ans (mon mari, 43 et 45) 😀
    C’est rigolo de se penser vieux à 35 ans, à une époque où on vit facilement 80 ans.
    Mais sinon tous tes arguments sont parfaitement pertinents 🙂

    1. Je crois que Mr G et moi ne sommes pas les meilleurs exemplaires en termes de résistance au temps XD. Mr G et ses problèmes de dos, ma ménopause précoce, la fatigue de 4 enfants rapprochés peuvent aussi biaiser notre point de vue je crois ;).

      Mais je pense que notre point de vue est aussi biaisé par nos propres histoires.

      Mr G a connu très longtemps ses arrières grands-parents, il a des supers souvenirs de la fête des 30 ans de son père (où il entrait presque au collège) etc. Pour lui ce sont des éléments de bonheur important qu’il a envie de transmettre à ses enfants. et puis, dans sa famille, malheureusement, on ne dépasse que très rarement l’age de la retraite en pleine forme.

      De mon côté, j’ai eu des parents assez âgés ET bloqués dans le monde de l’après-guerre dans lequel ils ont grandi. Et étant donné que j’ai détesté mon enfance, je voulais absolument faire tout l’inverse.

      Donc je crois qu’on est pas du tout objectifs en fait XD.

  7. Je comprends tout à fait ton ressenti. J’ai eu mon dernier enfant à 32 ans et je sais que je n’en veux pas d’autre. En théorie. Nous n’opterons jamais pour la contraception définitive, ni l’un, ni l’autre, d’un commun accord. Je ne sais pas de quoi la vie sera faite. Je peux mourir, mon mari peut mourir, on peut tomber malade, on peut divorcer, rencontrer quelqu’un d’autre, l’un de nos enfants peut mourir. Je ne sais pas ce que seront ma vie et mes désirs dans 5, 8 ou 10 ans. C’est pas folichon, je te l’accorde. Mais je comprends tout à fait ton choix avec les conséquences (éventuels regrets) qu’il peut porter. Ravie pour ton transfert de dossier!

    1. Effectivement la contraception définitive est une solution hyper radicale et il faut être bien sur de soi. Pour la plupart des couples il existe d’autres solutions très fiables. Sauf que nous on tombe toujours du mauvais côté des stats

    1. Oh tu sais, malheureusement, lorsque tu deviens parent, tous tes choix sont apparemment devenus légitimes à être critiqués par tout le monde, même la boulangère XD

  8. C’est une décision qui vous regarde ! la conception de la famille est du domaine de l’intime et sur ce plan chacun en couple s’entend) prend ses décisions sans que personne ait son mot à dire. Celle-ci est d’importance et nul doute que vous en avez murement réfléchi. Bonne continuation et super la nouvelle pour Rambouillet ! puisses tu vivre la fin de cette dernière grossesse sereinement…

  9. Joli billet moi je n’ai pas cette sérénité malgré que je sois bien plus vieille que toi car la vie en a décidé autrement mais c est ainsi il y aura toujours ce pincement au coeur même à 42 ans….

  10. Mais tu es tout près de chez moi alors ! J’ai pris plaisir à lire cet article. Chaque décision est unique et réflexion de famille , de couple, de soi même… c’est le bonheur envisagé qui compte.

  11. Super pour Rambouillet ! Je vais manger un schokobon pour fêter ça 🙂

    Plus sérieusement, je crois que ça ne s’explique pas, et puis on vit à une époque où on prend toutes plus ou moins cette décision à moment donné (hors problèmes de fertilité). C’est quand même rare, les femmes qui ont des enfants jusqu’à la ménopause.
    Peut-être que c’est le côté définitif de cette contraception qui provoque des réactions? C’est encore assez peu courant en France mais c’est aussi une grande liberté.

    1. Je pense que c’est le côté définitif/je ferme la porte sur cette partie de ma vie qui doit faire peur. C’est vrai que c’est un cap à passer. Mais dans notre cas, où une autre grossesse serait juste une catastrophe, je pense que c’est ce qu’il nous faut pour nous tranquilliser l’esprit.

    1. C’est vrai que c’est une question hyper délicate. Mais comme beaucoup de décision dans notre vie, elle est venue assez naturellement. Bon, il faut dire que Mr G est particulièrement pas chiant comme gars hein XD

  12. Avec mon mari nous avons également fait le choix de la vasectomie, après 3 enfants. Malgré les copines qui me soutiennent que j’aurai envie d’un petit dernier à 40 ans (j’en ai 32). C’est une pratique peu répandue en France même si je pense que cela évoluera dans les années à venir.

    1. C’est assez peu répandu, mais c’est en train de changer. Le peu d’urologue qui la pratique croulent sous les demandes maintenant … Par contre, pour avoir une chance d’en avoir une sans attendre des années, il faut aller dans le privé malheureusement. La nouvelle génération n’y voit plus forcément une atteinte à leur virilité, mais un moyen de contrôler leur fertilité de manière très fiable. Et puis les mentalités sont en train de changer (un peu), la contraception devient une affaire de couple.

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