Au quotidien

Avoir trois enfants (très) rapprochés: combattants du bonheur

Nous avons trois enfants rapprochés, dont deux à 1 minute d’écart.

“Oh mais vous avez bien du courage”.
Voilà LA phrase que j’entends à longueur de journée.

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La tête des gens qui voient notre famille au complet

Déjà il faut savoir que je suis fille unique et que Mr G. est l’aîné. Donc nous avons eu l’honneur de donner naissance aux premiers enfants de la génération suivante et aussi d’essuyer les plâtres pour trouver l’équilibre règles grands-parents/règles à la maison.
Dans notre cercle d’amis, nous sommes aussi les premiers à avoir sauté le pas. On est des bleus mon général !

Avant la naissance d’Isaac et de Yoann, j’avais du tenir une fois un bambin de 2 ans sur mes genoux. Je savais qu’un biberon c’était toutes les 3 heures et puis que les petits pots c’était après. Je croyais naïvement que oui avoir une télécommande sur la veilleuse pour passer une berceuse à distance suffit à endormir un nouveau né pour la nuit.

Ouai, à ce point là la naïveté

Donc quand nos deux aînés sont venus au monde c’était juste
DESIGNATED SURVIVOR
Vous avez été choisis pour tenter de prendre la tête du champs de ruines qu’est devenu votre foyer. Option sommeil non incluse dans ce forfait.

Et puis finalement, au bout d’un mois on a trouvé notre rythme. Notre quotidien n’était pas un enfer, juste une routine bien huilée. Ou alors, il est fortement probable que le quotidien avec des jumeaux soit notre seul point de repère, notre notre level de difficulté “normal” à nous.

Et puis tests, tests et tests. Madame, vous avez peu de temps devant vous. Si vous voulez agrandir votre famille, c’est maintenant. Isaac et Yoann avaient à peine 15 mois.

On a pas réfléchi

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Et puis, quitte à en baver, autant que ça ne s’étale pas sur des années qu’on se disait

Et puis j’avais peur de la fusion du “couple gémellaire”, j’avais envie qu’ils puissent avoir une complicité forte avec un(e) autre frère/sœur

Et puis, surtout je voulais une grande famille, celle que je n’ai jamais pu avoir en grandissant, celle autour de laquelle Mr G a pu grandir

Pendant la grossesse, je me suis demandée comment préparer les grands à l’arrivée de leur petit frère. Leur faire comprendre qu’il est dans le ventre de maman, qu’il sera petit et fragile quand il va les rejoindre. Que ce sera leur frère mais pas leur jumeau. Des concepts bien abstraits pour des enfants si jeunes.

Et s’ils étaient jaloux ? Et s’ils ne l’acceptait pas ? Et si Samuel se sentait isolé pendant toute son enfance ? Et si on y arrivait pas à gérer ? Est-ce que ca fait de nous des mauvais parents d’avoir des enfants si rapprochés qui feront nécessairement que nous aurons moins de temps pour chacun ? Enfin ce sont surtout mes questions.
Celle de Mr G. c’était plutôt: Mais comment on va rentrer le cosy en plus dans la voiture ? Et la CAF elle nous donne combien ?

Et Samuel est né en novembre 2017 pour notre plus grand bonheur.

Les nuits ont été plus difficiles que pour les aînés. Encore aujourd’hui à 5 mois on a le droit à plusieurs réveils tétine par nuit. Alors que les twicks ont fait leurs nuits le même soir alors qu’ils étaient dans leur premier mois. Oui je sais c’est de la triche …

Et surtout, ses frères l’ont adopté dès son retour à la maison. La première chose qu’ils font le matin c’est d’aller dans la chambre de Samuel pour aller lui dire bonjour. Dès que Samuel se plaint car sa tétine est tombée, Isaac ou Yoann viennent à son secours bien avant nous. Dès qu’il est hors de vue, ils demandent où peut-il bien être. Yoann promène même Samuel en poussette.
A leur niveau (et sous énorme surveillance) ils aident.

Ca donne des moments comme ça

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Ou comme ça

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Bref, ils forment une fratrie unie. Et ils ont vite adopté le même rythme. Maman donne le bain des grands pendant que papa donne celui de Samuel. Le dernier bib de Samuel coïncide pile avec le repas de ses frères. Tout le monde fait la sieste en même temps. Finalement je n’ai pas l’impression de prendre beaucoup plus de temps à effectuer les rituels de la journée.

On arrive à trouver le temps d’avoir des moments avec chacun. On mise sur la quantité plutôt que sur la qualité. Le matin après avoir donné le biberon à Samuel on a 5 minutes de câlins et de gillis avec Yoann. Et le soir je fais la cuisine avec Isaac qui aime particulièrement ça.

Le week-end on suit la même recette. Je pense que le fait d’avoir un frère qui hors des jumeaux nous aide à ne pas les considérer comme une seule entité. Si Samuel n’était pas là, je pense qu’on ferait beaucoup plus d’activités avec les jumeaux ensemble.

Isaac et Yoann s’autonomisent beaucoup plus. Ils ont compris que ce sont eux les grands. Et ils sont fiers de pouvoir faire comme les adultes. Ils sont fiers d’eux quand ils y arrivent. Et clairement Samuel s’éveille à vitesse grand V. C’est gagnant-gagnant.

Bien sûr qu’on est crevés. Bien sûr qu’on se dit que si les grands étaient vraiment grands ca serait plus facile. Bien sûr qu’on est dépassés quand les trois pleurent en même temps.

Mais si c’était à refaire, je ferai EXACTEMENT pareil. Parce que des jumeaux c’est déjà une expérience à part. Mais trois enfants avec une telle complicité, c’est du bonheur exponentiel.

2 Comments

  1. C’est sport comme je dis souvent aux copains qui ont des enfants d’âge rapprochés mais c’est du bonheur aussi. C’est mignon je trouve la façon dont s’occupe tes grands de leur petit frère ^^

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