Au quotidien

Bilan 17-18 et mes envies pour l’été 18

Fin juin. Après ce tunnel bien connu et redouté qui clôture l’année scolaire, j’ai envie de dresser un bilan de l’année écoulée. Parce qu’elle a été riche pour moi, parce qu’elle a été pleines de grandes décisions, de remises en question. Parce que j’ai besoin de mettre les choses en perspective pour mieux les intégrer. Mais j’ai aussi très envie de vous partager mes envies pour cet l’été. En impératrice régnant sans partage sur le  de la procrastination, les écrire publiquement va me forcer à dire ce que je fais, à faire ce que je dis, et à dire les faits. Sur ces entre faits …

Bilan 2017-2018

Incontestablement le fait marquant de cette année restera la venue au monde de Samuel, la naissance de notre famille nombreuse.

Un bébé OGM comme certains aimeraient à le penser. C’est peut être pour ça qu’il est né à 4 kg. Nous avions choisi l’option “taille 3 mois à la naissance”. Un œuf clair selon l’interne qui a réalisé une échographie précoce en urgence. Une grossesse pas toujours facile avec pas mal de contractions, un diabète gestationnel sous insuline, un  dépassement de terme et une césarienne en code orange.

Mais malgré tout, c’est pour moi une renaissance. Une belle naissance avec papa au bloc, une naissance où j’ai pu pousser, où j’ai eu longtemps mon bébé contre moi. Une attention particulière portée par le personnel de la maternité du fait de mes antécédents de dépression post partum. Plus de saut dans l’inconnu. Plus de crises d’épilepsie/migraine avec aura. Bien sur c’était loin d’être que du bonheur, ça ne l’est jamais pour personne malgré la croyance. La privation de sommeil, les pleurs, les grands qui réclament toujours autant d’attention, ça te parle avoues. Mais ce n’était plus une souffrance.

 

C’était aussi la dernière année à la crèche pour Isaac et Yoann.

Fini la course contre la pointeuse pour récupérer trois enfants à la minute près. Fini la facture de crèche astronomique. Fini aussi ce monde protégé loin de la cruauté des enfants entre eux.

En septembre, nous rentrons dans le monde des parents d’élèves. Depuis que je ne traîne plus mon cartable tout neuf dans les cours d’établissements scolaires en tout genre, ma seule hâte est de pouvoir revivre ces moments de joie avec mes fils. J’ai acheté leurs cartables en mars je crois. Ouai, à ce point là …

Si tu vois une maman sauter de joie et être plus excitée que tous les gamins réunis. Je te vois venir avec “Libérée, délivrée, enfin à l’école ils sont rentrés. A moi la liberté retrouvée”. Non ce n’est pas exactement ça.

Point de larmes face à ce déchirement, à la brutale réalisation qu’il est loin le temps où je serrais un minuscule petit être dans mes bras.

Mes bébés sont des grands, c’est mon plus grand bonheur de maman que de les voir devenir peu à peu des adultes en devenir.

 

Vers l’âge de 2 ans, c’est l’explosion du langage. Ça été l’année ou les aînés et moi avons pu enfin nous dire de belles choses.

Nous comprendre encore un peu mieux eux et moi. Établir une communication (presque) sans cris, où ils ont pu exprimer (très souvent) leur envies du moment, où j’ai pu les expliquer (sans beaucoup de succès) pourquoi ils ne pouvaient pas faire ça (genre taper son frère avec une latte de sommier) ou ils devraient faire ça (aller sur le pot).

 

Ça a été aussi l’année des décisions difficiles, des décisions salvatrices aussi

Changer de travail pour un poste qui me convient plus, décider de déménager à Paris tous ensemble. Décider de prendre mes responsabilités et de me lancer dans le parcours du combattant pour avoir le droit à un by-pass.
Dans ma tête certaines de ces décisions poussaient dans le terreau fertile de ma réflexion constante depuis un certain temps. Et puis, elles ont éclos. Parfois sans même bourgeonner. Un mélange de ras-le-bol et d’évidence.

 

Et puis j’ai sauté le pas et j’ai ouvert ce blog

J’avais envie de pouvoir parler de sujets qui me tenaient à cœur, parfois qui me prenaient aux tripes, comme celui sur le fonctionnement des personnes surdouées/haut potentiel.  Ce blog c’était une manière de pouvoir m’exprimer en ordonnant mes idées, en étant claire, en outrepassant ma timidité. Dans un monde parfait j’aimerais que ces articles puissent aider des personnes que je ne connais pas mais qui partagent ces problématiques.

Le plus étonnant a été la réalisation que ce que je raconte peut intéresser des gens au-delà de Mr G et de quelques illuminés arrivés ici par les méandres de google. Je ne m’attendais pas DU TOUT à ce que le Huffington Post ou la Libre Belgique trouvent que mes articles aient leur place sur leur site internet. C’est flatteur, incontestablement. Je voulais une tribune où je pouvais prendre le micro sans avoir à parler en public, c’est chose faite.

Mais c’est surtout une grosse pression: je n’ai pas intérêt à dire de bêtises. Si quelqu’un est influencé par ce que je raconte, je dois pouvoir m’assurer que ce qu’il va en tirer lui soit bénéfique.
Chaque idée doit être pensée, pesée. je dois mener un débat presque schizophrène pour trouver des contre-arguments et y répondre directement dans l’article. Mais je vous assure qu’à l’issue des débats internes intenses j’ai toujours raison.

J’ai pu échanger en off avec des blogueuses et de mamans vraiment géniales. L’objectif d’outil de partage de ce blog est donc atteint ;).

Petite anecdote: Il n’y a pas longtemps, mon cher époux déjeunait avec des collègues de bureau, et dans la conversation, une de ses consœurs lui fit mention  d’un article de blog qu’elle avait trouvé intéressant et qui traitait d’un déménagement de la banlieue vers Paris. ” Tiens, tu n’es pas le seul à vouloir quitter la banlieue pour gagner en qualité de vie. Tu devrais lire cet article, le raisonnement est intéressant.” Mr G a du se pincer très fort la langue pour garder son sérieux face à une situation aussi cocasse.

 

Je voulais également parler très ouvertement de la question des articles sponsorisés.

J’ai reçu quelques propositions de la part de marques. Clairement je n’attends aucun revenu de ce blog ou aucun avantage matériel. Je ne démarche aucune marque. Je n’accepterai pas de partenariat avec une marque qui ne me parle pas. Ou alors avec une marque qui a envoyé un mail générique à X blogueurs et qui n’a même pas pris la peine de lire mon contenu. Je ne vis pas de ce blog donc j’ai beaucoup de liberté dans ce domaine.

Je n’ai pas vraiment envie de faire trop de pub ici car j’ai un avis sur tout et j’aime trop ouvrir ma grande bouche en toute liberté. Clairement lorsqu’on devient partenaire d’une marque, qu’on reçoit un avantage financier ou en nature, on ne peut pas écrire un article à charge contre le produit ou le service en question. Même si on a pas du tout aimé. En tout cas, pas lorsqu’on est un petit blog et qu’on a pas vraiment de marge de négociation sur le contenu de l’article.

Mon intention n’est nullement de critiquer les blogueuses qui écrivent régulièrement des articles sponsorisés. C’est leur espace, leur blog, personne n’a à leur dire ce qu’elles doivent en faire. Je pars du principe que si un contenu ne me plaît pas, je passe mon chemin. Et je pense aussi que certains articles sponsorisés sont écrits très sincèrement car le produit a vraiment plu à l’auteure de l’article.

 

Mais suis-je prête à franchir ce pas ?
Je ne parlerais bien sur que de produits ou de concepts que je recommanderai à des copines
Genre j’aurai pas de mal à te pondre un avis très flatteur mais néanmoins sincère sur la poussette Evolutwin
Et si finalement après avoir reçu le produit je ne le trouve pas si bien, je fais quoi ?
A l’inverse, comment faire comprendre que j’ai réellement aimé ce produit sans que
le lecteur croit que je me suis soudainement trouvé une passion pour ce thème et que j’ai juste brodé pour faire plus vrai ?

Aucune réponse simple à ces questions. Sinon ça ne viendrait pas jusqu’à la place publique. Vos avis sont donc les bienvenus (comme toujours d’ailleurs !)

 

 

Mes envies pour cet été

 

Profiter des levers de soleil dans mon salon, avant qu’il ne devienne un espace de gestion de crise permanent.

Juste moi, mon café, le silence, mes pensées qui divaguent, et mon salon baigné dans une lumière orangée.

 

Me mettre à la photo

L’heure est aux selfies, aux bibliothèques d’images sur les smartphones et tablettes. A Instagram aussi. En parcourant mon vieil Iphone, je me suis rendu compte que les photos de mes fils étaient juste … moches. Il n’y a pas d’autres mots. Elles sont mal cadrées, mal agencées, même la lumière s’est souvent barrée en mode “non mais laisses tomber cocotte, moi je participe pas à ce truc“. Je n’ai pas envie de garder “ça” comme souvenir. Hier soir je regardais des photos de Yoann et d’Isaac lorsqu’ils n’avaient que quelques semaines. Je regrette de n’avoir que ces images comme témoin de cette étape de la vie de mes fils. 

J’ai aussi réalisé que l’intérêt de la photo c’est justement de montrer ce qui ne ce voit pas
De montrer notre ressenti face à une situation, de pouvoir utiliser l’objectif pour être totalement subjectif 

J’ai aussi envie de pouvoir déclarer mon amour à deux villes qui sont chères à mon cœur. Les faire voir aux autres à travers mes yeux, montrer aux gens leur beauté (forcément incontestable puisque c’est moi qui le dit). Leur faire prendre la pose, mais avec un bâtiment massif du XIXe tu te doutes bien que ce n’est pas facile de faire un déhanché sexy.

J’ai profité des soldes pour m’acheter un Canon SX60 HS.
Un appareil de type bridge pour commencer
Je ne me voyais pas acheter un réflex pour débuter 

Mais encore faut il pouvoir le maîtriser derrière. Tu ne t’achètes pas un PC de gamer si tu sais à peine utiliser Facebook. Genre confondre la barre de recherche et le mur de quelqu’un. Merci papa et maman pour ce grand moment.

L’idéal serait de pouvoir prendre des cours de photo. Mais je n’ai ni le temps, ni le budget. Est-ce que des tutos Youtube sont suffisants ? On va tenter. L’échec reste toujours le meilleur des professeurs.

 

Me délecter de chaque épisode de 13 reasons Why

Excellent série que j’ai découvert grâce à vos recommandations suite mon article sur les séries Netflix dont j’avais hâte de voir la nouvelle saison. Je ne pensais pas qu’une teen series puisse être aussi juste, aussi dure, aussi ancrée dans la réalité. Comme Baudelaire le disait si bien, on peut trouver la beauté même dans le mal absolu.

Et puis enchaîner sur la prochaine saison de Orange is the New Black. Evidemment.

 

En profiter pour évacuer par le sport

Ces derniers temps j’ai eu envie de bouger, de courir, de me défouler. Peut être à cause de ce qui tourne en boucle dans ma tête, des grandes décisions et des changements à venir. Alors je monte les escaliers du métro en courant, je file tel Flash Gordon pour prendre mon train. Oui avec tout mon gras. Et oui je cours vite même avec mes boulets qui s’agitent au vent. Avec mon casque sur les oreilles, je pense à rien, je sens juste l’adrénaline couler dans mes veines, le stress se faire la malle. Et ça me fait du bien.

Sauf qu’actuellement je n’ai pas le temps d’aller à la salle de sport. Mais avec de longues journées de libre, je n’aurai plus d’excuses pour meubler le temps de sieste des enfants.

 

Lire tous les manuels d’histoire qui traînent dans ma bibliothèque

 

Profiter d’eux tout simplement

Ne plus avoir à minuter les câlins, à programmer des activités qui doivent tenir entre les courses et le remplissage du frigo et du congélateur pour tous les dîners de la semaine, entre la gestion de l’administratif de la maisonnée et le pliage du linge.

Pouvoir aller au bout d’une activité Montessori. Faire de la peinture avec les doigts et s’en mettre partout parce qu’on sait qu’on aura tout le temps de nettoyer le soir sans avoir le réveil qui sonne le lendemain à 5h45.

Bon faut pas rêver, avec notre budget les vacances ce sera quelques jours chez mes parents et quelques jours chez mes beaux-parents.
Point de destinations exotiques ou de clubs all inclusive pour nous.

Mais pas besoin de ça pour réussir à déconnecter. Prendre le temps de jouer au ballon dans le jardin sans regarder l’heure, de se rouler sur le tapis d’éveil avec Samuel, de voir ses progrès constants dans l’acquisition de l’autonomie. Prendre le temps d’oublier de regarder sa montre. Laisser le téléphone sur la table de la cuisine et partir en balade.

Prendre le temps de profiter des activités en famille que nous offre Paris. Aller au Louvre plusieurs jours de suite, au Musée du Quai Branly Jacques Chirac (enfin y retourner pour la 30e fois, ce musée est mon préféré de Paris), à la cité des sciences. Faire les touristes à deux pas du bureau.

Et pour un voyage intérieur, j’ai décidé de vous parler cet été de nos destination de rêve pour des vacances en famille. Et ce ne sera que des destinations qui permettent de rester au frais ;). Stay tuned. 

 

Bref, un bel état pour partir du bon pied l’année prochaine.

 

 

9 Comments

  1. C’est un joli billet rempli de souvenirs et qui te laisseras une trace de tout ce que vous avez vécu en un an !
    Je te souhaite en tous cas que cet été te permettes de te ressourcer et de te lancer dans tous tes projets. Et de profiter, tout simplement.
    Et que l’année suivante soit aussi riche que la précédente ! 😉

  2. Très belle rétrospective et tant de choses réalisées. Je vous souhaite de trouver rapidement votre nouveau pied à terre…
    Comme toi, j’aimerais apprendre à faire de jolies photos mais j’ai besoin pour cela d’un bon appareil et aussi de cours !
    J’ai adoré le passage où la collègue de ton mari parle de ton article en ignorant tout de son auteure : excellent ! J’aurais été morte de rire à sa place 🙂

    1. J’avoue que j’admire le self control de chéri. Je pense qu’on aurait pu lire sur ma tête qu’il y avait quelque chose de pas net.

      La photo c’est surtout de la technique. Mais c’est dur de l’apprendre avec son smartphone … C’est le serpent que se mord la queue !

  3. Jolie année et de beaux projets en perspective ! Pour le blog, j’en suis aussi au bilan de ma première année, et il m’a apporté bien plus que je ne l’aurais imaginé !

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