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Choisir les vêtements de ses enfants, influencer leur personnalité ?

Depuis mon plus jeune âge, je DETESTE parcourir le shopping de vêtement. Je ne consens à m’y résoudre que lorsqu’il ne me reste plus qu’un seul jean potable dans mon armoire.  Le constat n’est pas beaucoup plus glorieux pour les sites de vente en ligne. Au bout d’un quart d’heure je suis prête à cliquer sur n’importe quoi pour en finir avec cette corvée. Pourtant, clairement, je prends mon pied à choisir les vêtements de mes fils (sur internet faut pas déconner). En été, ils arborent un look de surfeur qui revient de la plage. Le reste de l’année c’est un mix entre les geeks dépeints dans Big Bang Theory, Kurt Cobain, et ce que les sites de ventes en ligne chez qui je fais claquer ma carte gold ma CB à peine approvisionnée appellent un “look urbain”. Je les habille dans cet esprit depuis …. ben depuis qu’ils ne restent plus en pyjama toute la journée, donc vers leur 3 mois. J’ai toujours détesté les habiller en bébé avec des trucs “trop trognons”. Je me suis alors rendu compte que cela reflétait assez bien mon état d’esprit: célébrer chaque avancée, se réjouir de chaque nouvelle étape franchie, pour s’éloigner mentalement le plus vite possible de cette période de nourrisson. Et ça m’a fait cogiter, me demander s’il n’y avait pas quelque chose de profond là dessous.

Est-ce que mes choix vestimentaires, motivés par mes propres goûts, mes propres envies, vont avoir un impact sur la construction de mes enfants via l’image qu’ils renvoient d’eux ?

 

 

Laisses moi d’abord te parler de ma manière de choisir les vêtements de mes enfants.
Attention, fashonista en puissance, prends un valium.
On est purement dans une méthode qu’on peut qualifier de rapido-radine

 

 

On va dire que 95% du temps, le shopping se fait en ligne sur 3 sites différents: Orchestra, Verbaudet, Gémo.
J’apprécie le style de ces collections, certes, mais aussi très clairement, les prix
(surtout avec les cartes de fidélité et les réductions qui y sont attachées).

 

 

 

 

Pour mes grands j’achète assez peu d’occasion car ces vêtements vont servir à 3 enfants si on compte leur petit frère, voire 4 pour les jeans et autres pièces plutôt neutres qui pourront être arborées par leur soeur. Oui, même s’il y’a une petite étiquette “Baby Boy” sur la ceinture élastique du jean. .

Le plus souvent, j’achète en période de réductions/soldes. Je vais sur mes sites préférés, je clique sur l’onglet regroupant chaque catégorie (tee-shirts, pantalons etc) et je choisis l’option trier par prix. Je prends le nombre de pièces nécessaire après comparaison de l’option la mieux-disante (rapport aspect/ qualité /prix) sur les différents sites … et voilà !

Ai-je besoin de te préciser étant donné la superbe mise en valeur de ces marques que cet article n’est pas sponsorisé ? Je n’ai aucune connaissance en marketing, mais je pense que clairement ici, le fait de vendre leurs articles à la criée sur un marché aux poissons serait plus efficace que cet article so sexy.

 

 

 

 

 

Maiiiis … je suis humaine, et ayant des enfants encore trop petits plus pour longtemps
pour contester la pertinence de la composition de leur garde-robe,
mes choix pour eux reflètent tout de même pas mal mes goûts à moi.

 

 

 

 

 

 

En fait dans la vie je suis une énorme geek, qui, en dehors de mes obligations professionnelles, adore mettre des jeans pourraves, des tee-shirts extra larges un peu débiles, de geek, de classic rock, de messages politiques un peu grinçants, et de pouvoir se balader toute la journée dans des converses noires bien confortables.

 

 

 

Telle Carrie Bradsaw (personnage qui m’irrite cependant au plus haut point), je ne peux m’empêcher de me poser des
questions existentielles et d’en faire des articles teintés d’une pointe d’égocentrisme.

 

 

 

L’extérieur, le vêtement, c’est la première image qu’on envoie de nous-même. Cela participe en grande partie la première impression que notre interlocuteur se fait de nous.  Apparemment ce serait vachement déterminant,  comme le choix du bon prénom pour bien réussir son bac.
Il est difficile de s’abstenir de “cataloguer” la personne que nous venons de rencontrer sur la base de la dite première impression. Il est même fort probable que nous adaptions notre attitude en conséquence.

 

Tu parles de la même manière à un biker tout de cuir vêtu qu’à la mamie qui sort de la messe dominicale toi ?

 

 

Mamie Badass

 

 

Est-ce que en collant un certain look à mes fils,
la manière dont les gens vont les percevoir
et adapter (consciemment ou non)
leurs interactions avec eux
va influencer la construction de leur personnalité ?

 

 

Je te passe mon laïus sur le vêtement comme marqueur sociologique, ça va devenir très rasoir et hors sujet. La wannabe sociologue que je suis ira se calmer en lisant “les Héritiers” de Bourdieu.

 

 

 

Est-ce que le reflet de leur image dans le miroir,
la dite image étant modelée à l’image de leur génitrice,
va influencer leur personnalité en pleine construction ?

 

 

 

 

 

 

 

J’avoue que dans le meilleur des mondes, Mr G et moi devrions
nous forcer à élargir nos horizons pour leur offrir toute une palette de possible


Cela passerait par un choix de vêtements plus diversifiés pour ne pas que les autres leur
collent trop vite une étiquette en particulier

 

 

J’attache une très très grande importance à l’indépendance d’esprit, au fait de pouvoir se construire sans devoir forcément prendre les autres comme modèles. Il est tellement important pour moi de leur laisser la liberté d’être vraiment eux sans (trop) d’injonctions extérieures. Je devrais donc me forcer un peu à varier leur garde robe, à leur acheter des pantalons chino et des pulls en liberty de chez Zara, histoire de leur donner un vrai choix entre les 2 vêtements proposés le matin. Lorsque tu passeras par le terrible two puis le fucking four, cette phrase prendra pour toi tout son sens.

Promis j’essaie vraiment de le faire. Mais avoue que en général, tu es assez peu motivé à dépenser des sousous pour à faire porter à tes gamins un truc que tu trouves pas super beau, surtout lorsque tu utilises déjà tes 16 bras disponibles dans la course du matin, et que tes yeux s’arrêtent automatiquement sur quelque chose à ton goût. Un peu de réconfort nom d’un chimpanzé volant. Il est fort probable que les remplacements des jurons, pour éviter que mes chérubins me fassent piquer un fard au son d’un retentissant “p*tain” en public, commencent à me monter à la tête.

 

 

 

 

 

Oui, on tente de diversifier leur univers … parfois
Mais il me semble illusoire de penser que cela est possible à tout instant
en ce qui concerne nos intérêts et nous goûts personnels.

 

 

Au cas où ça ne se voit pas, c’est un pyjama Batman

 

 

Bon clairement, notre univers à Mr et à moi-même a déjà une influence considérable sur eux. C’est logique, on est imprégné par notre milieu, on leur transmet  forcément en partie nos valeurs et nos codes. La preuve. Ils sont déjà fans des dessins animés Légo Star wars, ils surkiffent les Beatles et Van Halen, ils s’intéressent à l’espace et au cosmos, les super-héros et le rétro-gaming ne les laissent pas indifférents. De même, ils répètent de manière tonitruante les idées Brigitte Bardot style de leur mère sur la protection et le respect du aux animaux.

 

 

Je trouve aussi que d’éviter de trop s’exposer en tant que gros geeks
ce n’est pas très raccord avec notre souhait de leur montrer par l’exemple
qu’il est bien plus sainde s’accepter tel que l’on est
,
plutôt que essayer de se couper/coller de toutes parts pour entrer dans un moule.

 

 

 

Personnellement j’ai accepté cet état de fait.
Ce sont ces petits bouts de notre bulle familiale dans laquelle ils sont plongés chaque jour
qui leur permettent de se retrouver dans cet univers connu.
 

On a tous besoin de repères, d’une identité familiale à laquelle se rattacher.

 

 

 

 

 

Donc oui, il va certainement se souvenir que ses parents étaient bien plus au taquet lorsque la première image d’un trou noir a pu être reconstituée que lorsque la France a gagné la coupe du monde. D’ailleurs, on a décidé de profiter de l’absence de monde dans les parc et sentiers pour se mettre au vert ce jour là, et donc on a même pas regardé le match.

 

 

 

Le plus simple serait de les laisser choisir leurs vêtements au magasin

 

 

Je le fais, mais avec modération, comme les mojitos. Parce que si tu abuses, le résultat est le même: tu te files un violent mal de tête et un gros trou dans le porte-monnaie.

 

 

Ouai, à 3 ans ça peut se faire … Si tu veux y laisser ton PEL et engraisser
les diverses franchises dessins animés dans le vent.

 

 

Ils vont courir vers les tee-shirts cars, les chaussures Pat Patrouille, le pyjama pyjamasques. Bref, des pièces hyper chères … parce que tu as payé ton du à la marque pour que ton gamin ait le droit d’aborder des images de ses héros préférés (et servir d’homme-sandwich au passage). En outre, d’après ma maigre expérience, la qualité du dit vêtement est très loin d’être à la hauteur de son prix. Cf. les chaussures Pat Patrouille avec lumière dans la semelle qui ont duré … 10 jours sans tomber en charpille.

Donc maman garde en général le contrôle.

 

 

 

 

 

Avec l’arrivée prochaine normaleme

nt d’Aliénor, ma première fille, la question prend un nouveau sens

 

Je trouve que les vêtements destinés aux garçons ont tout de même une palette de couleurs assez larges.
Là, dans mes enseignes habituelles,  je me retrouve souvent coincée entre du rose et du mauve, des coeurs et des froufrous.

J’arrive à trouver des pièces plus neutres, mais je ne compte plus le nombre de fois où on me dit
Oh mais ça va pas être une VRAIE fille !”

 

 

Déjà je suis contente d’apprendre qu’il existe des “fausses filles”. Désolé, je ne savais pas que Aliénor allait se transformer en poupon de plastique si elle n’avait pas sa dose quotidienne de rose à paillettes.

Je ne vous dis pas non plus les commentaires lorsque j’explique que je vais réutiliser une bonne partie de la garde robe de ses frères: bodies (à partir du 12 mois ayant donné tout le reste) qui normalement devons lui aller en hiver et qui seront donc invisibles au commun des passants, jeans, tee-shirts pour mettre en dessous des pulls l’hiver, chaussettes, hauts neutres.
Je vous rassure, ses grand-mères se chargeront du quota de rose de son armoire.

 

Mais ce qui me gêne le plus ce sont ces tee-shirts à messages
Je suis une princesse, papa fait ce que je veux
Je suis capricieuse, boudeuse, mais jolie“.

 

Oui j’ai vu des vêtements pour bébé fille avec ce genre de choses imprimé en gros dessus

 

 

 

 

 

Je me pose certainement des questions existentielles, mais finalement, je suis loin d’être totalement à la ramasse. C’est bon, je devrais éviter le pire. Ca devrait pas trop mal bien se passer.

16 Comments

  1. J’ai résolu cet aspect «diversité de choix» grâce aux dons faits par la famille et les amis. J’achète ce qui me plait, elles récupèrent ce qu’ont porté une grande copine ou un cousin et paf, du choix dans la garde robe 🙂 Personnellement, je déteste les vêtements roses, mauves. à paillettes et à smocks alors je prends bien plus de choses chez les garçons. Quant aux messages sur les t shirts, pas question d’arborer un message du genre «la princesse de papa», ça me collerait la nausée 🙂

    1. Effectivement les cadeaux permettent une certaine diversité. Les grands-parents achètent des choses que je n’aurais pas forcément mis dans mon panier.

  2. Je pense en effet que la façon dont nous habillons nos bambins les influence, cela faisant partie de leur éducation, tout comme le fait de leur faire découvrir l’art, le théâtre, la musique des leur plus jeune âge. Et c’est bien pour ça que les miens n’ont qu’un seul teeshirt licence !😜 et pour les chaussures, je suis une fervente convaincue des chaussures souples (grosses complications due aux pieds plats pour moi, combinée à la SPA… autant leur fournir un bon capital de départ si la maladie se déclare !). Bon, j’avoue donc y laisser un bras à chaque fois.

    Pour les marques, regardes du côté de TAO, avec la carte de fidélité, le jeu des ventes privées… les tarifs sont équivalent à Kiabi avec une qualité irréprochable… et très peu de rose pour les filles ! (Et une garantie casse toute la saison.)

  3. Je trouve ça tout à fait normal que tu réutilises la garde robe des garçons pour la petite dernière. Et je trouve moi aussi que dans les rayons pour filles, il y a toujours beaucoup de rose et compagnie. Et notamment des tee-shirts avec des phrases comme celles que tu cites. Alors moi je trouve que c’est même un petit acte militant pour la fin des stéréotypes de genres qu’elle porte du bleu et les vêtements de ses frères ! C’est juste trop top ! Et ça n’en sera pas pour autant une “fausse” fille. Elle sera une “vraie” fille par tout ce qu’elle sera elle-même et pas par ses fringues 😉

  4. Je ne sais pas si la manière dont les enfants sont habillés influent leur personnalité mais en tout cas ça veut toujours dire beaucoup sur les parents, et en particulier la mère (car ne nous leurrons pas : elle commence à préparer le trousseau de maternité et ne s’arrête d’habiller sa progéniture qu’à sa mort…)

    Ici, je choisis des habits colorés avec le moins de motifs/fioritures possibles. Je ne supporte pas que dès la naissance, on aie des fleurs, papillons et petits nœuds d’un côté, des voitures et des écritures “athlete” de l’autre (sérieux pourquoi les fringues “sportives” ne sont que chez les garçons ?). Évidemment, c’est plutôt introuvable, alors mon fils a énormément de… marinières (classique, intemporel, mixte, tout pour plaire !). Quand à tout ce qui est licence (que ce soit geek genre starwars ou bien Disney et Cie), je n’en achète jamais. Donc si on devait analyser ce que ça dit sur moi : je déteste tout ce qui pousse à la consommation (que ce soit via la manière insupportable qu’on les marques à genrer un body un mois, ou via les personnages de films ou dessins animés).

    Par contre, là où je ne te rejoins pas c’est sur la variété de couleurs. J’adore les couleurs vives sur les enfants (orange, bleu turquoise, rose Framboise, rouge, vert…) et je trouve ça beaucoup plus dur à trouver chez les garçons (gris, noir, bleu marine, kaki) que chez les filles ! Résultat, mon fils (mince, je fois dire mes fils maintenant) portent beaucoup d’habits acheté rayon filles. Y a TOUJOURS un petit détail qui vend la mèche (un papillon sur la poche arrière, un petit flot dans le dos, une étiquette baby girl, une couture rose…) mais jusque là ça ne choque pas trop. On verra en maternelle si ça pose problème !

    Quand à demander l’avis de l’enfant, clairement à trois ans, ça commence à faire devenir indispensable. Pour l’instant, le compromis que nous avons est que je demande la couleur (ainsi donc, le prochain manteau devra être rouge, et les chaussures jaunes). Clairement, l’emmener dans un magasin, même pas en rêve (la première fois qu’il est rentré à la halle aux chaussures, il a flashé sur des chaussures bateau avec ponpon bcbg genre manif pour tous… Clairement pas le genre de la maison…) (pardon à celles et ceux qui aiment ces chaussures mais sans moi, et surtout pas sur un enfant de deux ans !)

    1. Effectivement ça en dit beaucoup sur les parents. Je trouve ça dommage aussi que les fringues sportives soient uniquement destinés aux garçons, les filles elles étaient cantonnées aux fringues souples et très moulantes genre caleçon. Je leur demande leur avis, mais sur des choix limités uniquement. Sauf quand ça dégénère et qu’ils veulent le même tee-shirt que leur frère (on a presque rien en double)

  5. Je trouve ça tout à fait normal que tu réinvestisses les vêtements des grands pour la petite dernière.
    Je trouve aussi que les rayons fille sont souvent remplis de rose, et de petits accessoires “girly”. Ou bien de tee-shirts comme ceux que tu cites…
    Moi je trouve que c’est presque un acte militant (voir que ça en est un complètement) que de l’habiller avec les vêtements de ses frères. Ca permet de mettre fin aux stéréotypes de genres ! Les filles en bleu, c’est possible 😉
    Et pour autant, ça n’en sera pas moins une “vraie” fille. Ca sera une “vraie” fille par tout ce qu’elle sera à l’intérieur et pas pour la couleur de ses fringues 😉
    A bientôt,
    Charlotte.

  6. Je pense que les vêtements influencent peut-être plus les adultes que les enfants au départ. Ça changera à l’adolescence car là, les vêtements jouent vraiment un rôle, notamment dans l’intégration dans un groupe.
    Laisse tomber les remarques sur les vraies et les fausses filles ! Je recycle les pulls, les vestes, les débardeurs (pour l’hiver), une partie des chaussettes, des pantalons et des t-shirts de mon aîné pour ma cadette et ma benjamine. J’achète sur Mamikreisel (la version allemande de Vinted), j’ai récupéré des vêtements de ma famille et d’amis et ça va bien. Quand je suis en France, j’achète toujours des pantalons à Auchan et j’aime bien leur prendre des t-shirts à DPAM car mon petit plaisir est qu’ils portent des vêtements avec des choses écrites en français… mais avec un message intéressant… pas un truc sexiste bien sûr.
    Je ne suis pas trop inspirée pour mon commentaire, je suis complètement désespérée par la nouvelle de l’incendie de Notre-Dame.

    1. Clairement, les vêtements des tout petits sont faits pour le plaisir des yeux des adultes. Ici c’est pas compliqué, les bodies en naissance et en 1 mois sont … tous blancs !

  7. Encore une réflexion très intéressante! Je pense comme d’autres que la manière d’habiller son enfant reflète un peu qui l’on est. Ici, La Bête n’est jamais habillée super girly mais plutôt en mode pratique-et-pas-trop-moche. Elle a du porter des robes 4 fois dans sa vie, elle n’a pas plus de rose que ça, zéro froufrou, zéro message débile sur les hauts. La plupart du temps, c’est un jean, un petit haut sympa et un gilet. Les couleurs, je m’en fous tant qu’on évite les choses horribles. Elle aime les paillettes mais n’est pas plus coquette que ça, elle déteste qu’on lui attache les cheveux, aime toutes les fringues qu’on lui propose, c’est cool. Pour Numérobis, je compte adopter la même ligne: simple et pratique. Il récupérera les bodies de La Bête, pour le reste on risque de devoir investir vu qu’il naîtra à la saison opposée. Je ne me vois pas le couvrir de pyjamas épais en plein moins d’août, le pauvre…
    A bien y réfléchir, La Bête est habillée comme moi, donc oui, elle est le reflet de qui je suis. J’ai un style passe-partout. Je ne suis pas négligée mais pas hyper apprêtée non plus. Le maquillage consiste en un trait au-dessus des yeux et basta. Je ne porte quasiment jamais de jupes, jamais de décolleté, et ça me va très bien!
    Quand elle sera en âge de se prononcer, j’écouterai ses envies tout en évitant les excès et ce sera là que sa personnalité transparaîtra. On a le temps…

    1. Effectivement nous non plus on ne va pas investir des masses dans des pyjamas en velours. Quelques uns en coton devraient suffire. Je suis sure qu’elle sera surtout en body. Pour le maquillage, ici c’est minimum syndical dans le RER.

  8. Bonne réflection… je prépare aussi un article dans le même thème mais pas uniquement basé sur les vêtements.
    Je ne suis pas certaine que cela influencera leur façon de grandir et d’évoluer si jeune, je pense qu’à cette âge tant qu’ils ont un truc à se mettre le reste à peu d’importance. Mais c’est certain que la façon dont on habille nos enfants à un impact sur la perception qu’en ont les adultes. Cela dit on a forcément une influence à un moment donné sur leur vie…
    Je suis comme la mummy, j’habille mon fils un peu comme moi (les robes en moins tout de même) mais je reconnais qu’il a look BCBG, un peu cool tout de même, à grand renfort de marinières et de petites chemises à carreaux sur fond de kickers.
    Par contre il y a un point qui me chagrine… tu parles des vêtements de petites filles qui abordent souvent des messages sexistes (et je suis d’accord sur ce point) mais les pyjamas Batman me donnent la même impression en fait… ils crient que les petits garçons veulent être des super héros et qu’un garçon est fort.

    1. Je n’avais jamais vraiment vu Batman de point de vue là, et c’est très intéressant d’entendre ton point de vue là dessus. De mon point de vue ce n’est pas trop une figure genrée étant donné que je me balade avec ça et que ma fille a déjà son petit pyjama a son effigie XD. Mais d’un point de vue extérieur, effectivement il véhicule des stéréotypes pas top: le séducteur de jour, qui se bat la nuit, qui est grand et fort, qui intériorise ses sentiment suite à la mort de ses parents etc. Ca fait réfléchir !

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