Education / Ma vie de Working Mom

Culpabilité des parents, injonctions irréalistes: stop !

Aujourd’hui je vous livre un article un peu coup de gueule. Oui le sujet est vu et revu, j’avoue. Mais cet article résulte plus d’un besoin de décharge personnelle qu’autre chose. Tout le monde sait qu’on met une pression de malade sur les parents pour livrer au monde des adultes parfaits ayant eu une éducation parfaite par des parents parfaits. D’un point de vue purement personnel, je pense que cela est possible uniquement si on remplace des parents par des cyborgs n’ayant dont on a supprimé le besoin de dormir, de manger et d’éprouver une quelconque émotion à part l’affection.

Et vous savez ce qui complique la soupe ? C’est que chacun a une vision différente de ce qu’est un parent parfait et vous jugera si vous ne correspondez pas assez à cette définition.  J’ai beau être nulle en relations humaines, je sais qu’il faut dans ce cas éviter d’exploser à la tête de tata Gertrude à grand renfort d’expression germaniques fleuries (ça revient tout seul quand je m’agace). D’ailleurs, est-ce plus vraiment plus acceptable en termes de relations humaines de donner des “conseils” de manière hyper insistante, pleine de jugements, sans que ces derniers soient sollicités ?

Mais j’ai un argumentaire bien rôdé à certaines critiques récurrentes. Je te laisse admirer la beauté de mon verbe et la perfection de ma rhétorique. 

Madame, il faut venir le chercher tout de suite il a 37,9° de fièvre

 

 

 

 

Ne me fais pas dire ce que je n’ai pas dit, si mon enfant est VRAIMENT malade, bien sur que je viens le chercher pour m’occuper de lui et l’emmener chez le médecin si besoin. Lorsqu’on nous a appelés pour nous dire que Isaac s’était démis une incisive, bien sur qu’on s’est téléportés sans délais à l’école.

 

 

Mais franchement, 3 fois sur 4, après un appel de l’école, ou à l’époque de la crèche,
je retrouve un enfant en pleine forme, ou presque, qui gambade joyeusement avec ses camarades.

 

 

On est trèèès loin de la figure d’un enfant agonisant d’un combo peste/tuberculose qu’on nous décrivait au téléphone. S’il est un peu grognon avec une légère fièvre, en général (95% du temps), un coup de doliprane + une bonne sieste, et il pète la forme au réveil. 

 

 

 

Oui c’est mieux pour un enfant d’être avec ses parents en cas de petite maladie ou d’inconfort.

Mais ça, c’est la théorie.

 

 

 

 

 

Dans la vraie vie, si tu es salarié et/ou fonctionnaire et que tu as de la chance, tu as le droit à 6 jours par an dédiés à la garde d’enfants malades. Le reste du temps tu dois prendre un jour de congé … que l’employeur est libre de t’accorder ou non. Et tu te doutes bien qu’au débotté, il risque de botter en touche et/ou de te botter tes fesses vers ton bureau et/ou la réunion de 10h30 que tu dois animer. Dans mon boulot, il arrive également que nous devions rendre un mémoire en défense dans les 24h et là, ta journée enfant malade ...Il est déjà arrivé que Mr G soit également bloqué le même jour, le dit ingénieur occupant un poste assez particulier où il est le seul à pouvoir effecteur certaines missions qui peuvent bloquer des équipes qui ont attendu leur tour pendant 2 ans pour être là. Déjà qu’il a le droit à un petit passe droit pour partir un peu plus tôt le soir …

Si tu décides tout de même de mettre les voiles, ben ….  tu te mets en faute et tu risques une sanction. Ouai, c’est moche. Mais c’est la réalité de beaucoup de working parents tout le monde n’ayant pas la chance de bosser dans une boite à la politique RH bienveillante. C’est très bien de culpabiliser les parents en disant qu’ils doivent absolument trouver une solution. Par contre, lorsque tu demandes à ces bons conseilleurs laquelle de solution miracle, tout de suite ils sont moins éloquents.

 

 

 

Je ne me considère pas comme une mauvaise mère pour tenir ces propos
Je me considère au contraire comme une mère responsable qui tient à conserver son emploi pour notamment subvenir aux besoins matériels de mes enfants***
Dans notre situation particulière, nous ne pouvons absolument pas faire autrement

Je suis une maman qui sait organiser ses priorités de manière rationnelle
Lorsque la situation l’exigera vraiment, genre 39° de fièvre, je serai donc la maman qui pourra se libérer avec plus de facilité
vu que la notion “d’urgence familiale” sera vraiment exceptionnelle aux yeux de mon employeur

 

Bien sur que j’adorerais pouvoir me libérer dès que le besoin s’en fait sentir
Mais s’il y’a une chose que j’ai apprise: “Reality is a bitch“.

 

 

*** Attention, je ne dis pas que les parents au foyers sont de dangereux irresponsables incapables de subvenir aux besoins de leurs enfants. Le choix de rester au non au foyer dépend des choix propres à chaque famille, de sa capacité financière, du coût de la vie dans la région etc. Ce choix est d’ailleurs très souvent contraint par des raisons de budget, tant pour les familles ayant à la base deux parents en activité salariée, qui ne peuvent s’arrêter, que pour les familles aux ressources plus faibles où la mère doit interrompre son activité salariée faute de pouvoir assumer financièrement une garde extérieure (le baromètre Petite enfance 2017 de la CAF et le Haut Conseil de la famille sont des sources intéressantes). Dans notre cas, en région parisienne, vivre sur un seul salaire est extrêmement compliqué voire impossible pour le ménage moyen, surtout vu le montant ridicule des aides auxquelles nous pourrions prétendre par rapport au coût de la vie en général.

Petit exemple: en congé parental, alors que je perdrais près de 2 000€ de salaire, nous aurions le droit à un fantastique montant d’APL de …. 150€. Pour un loyer de 1 400€.

 

 

 

Et accessoirement, pas besoin de m’appeler systématique et d’attendre 2h ma réponse
Les enfants ont, à ma connaissance, un second parent tout à fait apte légalement à les récupérer et à s’en occuper

 

 

 

 

 

Autre obstacle à la récupération intempestive d’enfants à peine malades: pour bénéficier de tes jours enfants malades, tu dois obtenir un certificat du médecin qui atteste que madame machin a du rester avec son enfant car son état de santé ne lui permettait pas de rester en collectivité. Sauf que quand tu te ramènes tous les 4 matins avec ton rejeton qui a à peine la morve au nez et qui court partout dans la salle d’attente, si tu veux niveau crédibilité … Surtout que les médecins ont “grave la pression” de l’assurance maladie pour réduire la prescription de petits mots d’absence pour ton big boss.

Et ça, c’est quand tu peux avoir un rendez-vous chez un médecin généraliste/ pédiatre le jour même. Si tu dois attendre 3 jours, le problème devient trèèèès épineux.

 

 

C’est aussi une des raisons qui nous font préférer confier Samuel (et bientôt sa sœur) à une assistante maternelle plutôt qu’à la crèche.

 

 

Je sais bien que les crèches et les écoles ne font que suivre la procédure qu’on leur impose. Le changement doit se faire un peu plus en haut.

 

 

 

 

 

Il faut laisser l’enfant se développer à son rythmmeuuh, ne pas forcer la natureeeeuh
Mais bon à 18 mois il faut qu’il marche et à l’entrée en maternelle qu’il soit complètement propre

 

 

 

 

 

Ce qui m’énerve le plus la dedans ce sont en fait les injonctions paradoxales
Laisser l’enfant évoluer à son rythme et en même temps lui imposer celui de la société

 

 

 

L’effet de seuil est aussi assez comique. A J-1 de la date fatidique, tout va bien, il ne faut pas le forcer, et paf le lendemain c’est la Bérézina.

 

Si ton enfant a le malheur d’être légèrement en retard et de ne pas marcher le jour de ses 18 mois à minuit pile, on te sort l’armada de pédopsychiatres et consorts à grand renfort de culpabilisation des parents. Idem pour la propreté qui est censée être acquise magiquement grâce à l’entrée à l’école maternelle (même pour des enfants de fin d’année qui ont quasiment 1/3 de temps de vie en moins par rapport à leurs camarades de début d’année).

 

 

 

Attention, je ne dis pas qu’il ne faut dépister en amont certains retards au risque de nuire à l’enfant plus tard à cause d’un retard de prise en charge.
Je ne dis surtout pas qu’il faut se voiler la face.

 

 

On sait maintenant grâce aux neurosciences que chaque apprentissage doit se faire dans une fenêtre précise, plus ou moins longue, afin que la compétence soit apprise de manière optimale.

 

 

Mais j’ai du mal à croire qu’on soit à 2 semaines près pour absolument chaque enfant,
enfant qui doit être considéré dans son ensemble et dans son environnement

 

 

 

 

 

Je pense également que coller la pression à un enfant va produire exactement l’effet inverse. Malheureusement testé et approuvé. Vous apprenez bien vous avec un flingue sur la tempe et l’impression de décevoir tout votre entourage ?

 

 

 

Mais il ne faut pas être aussi stressés !
Pas étonnant que vos enfants le soient aussi

 

 

 

Je vous avais déjà dit que je suis une immense fan d’Alexandre Astier ?

 

 

Oui tu peux essayer de leur cacher que tu galères à boucler tes fins de mois,
que tu es inquiète car tu as du mal à jongler avec le boulot et la maison,
que tu es flippes pour ta santé,
que tu te poses sans cesses des questions sur l’éducation que tu leur donne et l’affection que tu leur montre.

 

 

On est à peu près tous d’accord pour dire que les enfants sont des êtres très intelligents et qui ont une intuition qui envoie Nostradamus et ses prédictions au vestiaire illico presto. Ce serait sous-estimer nos chérubins que de penser le contraire.

 

 

Comme si on pouvait comme ça éteindre nos cerveaux et juste penser au positif.

 

 

Oui on peut faire des exercices de sophrologie et de yoga. Oui on peut essayer de se créer sa bulle. Mais crotte de pingouin, nous ne sommes pas des robots classant gentiment chaque évènement dans le dossier correspondant pour l’ouvrir uniquement sur commande, mettre un masque et jouer la maman parfaite pour qui tout va bien.

 

Justement, les bons conseils jugements constants ne vont pas aider !
Le chat qui se mord la queue quoi

 

 

 

Toutefois, j’ai pu trouver quelques petits trucs pour améliorer les choses au quotidien

 

 

Radical: j’ai décidé d’envoyer bouler pas mal de personnes me causant du stress inutile
(en fait déjà 5/6)
Ouai, même si elles sont censées être très proches 

 

 

Venir me parler pour me dire que “avec 4 enfants vous allez jamais y arrriiiivver“, ou alors “que je vais pas tenir et que je vais accoucher très rapidement (donc très prématurément)“, attendre que JE vienne vous rassurer alors que c’est moi qui risque ma peau et celle de ma fille, le tout en sachant que lorsque nous avions besoin de vous en termes de soutien moral et/ou de bras en plus bizarrement vous étiez souvent aux abonnés absents …

Pas besoin de faire monter ma tension artérielle merci**.

 

 

Bon ça marche pas avec ton boss, mais bon, un peu ça fait déjà du bien hein ?

 


 

** PS:  Pour ceux qui me suivent sur Instagram, vous savez que la pré-éclampsie (légère) est venue frapper à ma porte. Je m’excuse aussi si je prends beaucoup de retard dans les commentaires de vos articles, j’avoue (sans tomber dans le misérabilisme) que je puise à fond dans mes réserves juste pour rester à flot. Je suis un peu beaucoup épuisée physiquement et psychologiquement.

 

25 Comments

  1. Tu t’en doutes, je ne peux qu’être d’accord avec toi, pour avoir causé du développement des enfants récemment! Quant au cas des enfants malades, je suis bien contente que La Bête soit en nounou! Il n’est pas rare que je reçoive un sms du genre “Elle a 38.3°C mais ne vous en faites pas, elle va bien, je lui ai donné du paracétamol” et basta. Le soir, 9 fois sur 10, je la récupère fraîche comme un gardon et la fièvre ne revient pas. Comme le tien, mon homme a un poste d’ingénieur très spécifique, il est seul à pouvoir assurer certaines missions qui lui tombent la plupart du temps dessus sans prévenir. Alors quand les soucis sont possibles à anticiper, on gère, mais pour l’imprévu c’est plus compliqué. Quant à moi, je ne peux pas planter mes élèves tous les 4 matins (depuis novembre, au moins deux fois par mois) parce que La Bête me sort son habituel 38.3°C parfaitement isolé. Puis il me faudrait le sacro-saint papier pour ne pas avoir à rattraper toutes mes heures loupées et ici, voir un médecin le jour-même revient à espérer gagner au loto sur le champ. J’espère bien que l’école ne me soûlera pas avec ça car sinon on ne sera pas copains.
    Je ne savais pas pour la pré-éclampsie, prends grand soin de vous!

    1. Ici aussi, voir un médecin le jour même est juste impossible. On prend RDV sur doctolib, il y’a des créneaux d’urgence qui s’ouvrent à minuit pour le lendemain. A 8h il n’y a déjà bien sur plus rien. Samuel nous a fait pas mal de 38,quelque chose pendant les poussées dentaires. Il est très bien chez sa nounou et se sent vraiment rassuré avec elle. Mis à part lui proposer du doliprane, je ne peux pas faire grand chose de plus. En général, un Samuel fiévreux est un Samuel qui veut juste qu’on le laisse tranquille et qu’on le prenne le moins possible dans les bras.

  2. Je plussoie pour ton premier point… c’est meme le sujet de mon article du jour. Ce que je ne dis pas, dans mon article, c’est que la garderie nous est tombé dessus, et que j’ai utilisé mon droit de réponse avec un courriel de deux pages lol 🙂

    1. Même pas fait exprès pour sortir un article sur le même thème le même jour … Les grands esprits se rencontrent hein 😉 . Je pense qu’un jour, un loooong courriel va aussi partir vers l’école 😉

  3. Le chat qui se mord la queue : je crois que c’est bien le résumé de cet article ! La culpabilité, les injonctions en complète contradictions et tout le reste !
    En tous cas, même si c’est radical, tu fais bien de prendre tes distances avec les gens qui ne te soutiennent pas et te refilent leur stress. J’en aurai fait tout autant ! Faut penser à soi en premier; son bien être et sa tension artérielle 😉
    A bientôt,
    Charlotte.

    1. Exactement. Il faut être bienveillant aussi avec les parents si on veut changer massivement les comportements des dits adultes envers les enfants 🙂

  4. Ha tiens, ici c’est souvent les nounous qui veulent pas donner de paracétamol (“j’ai pas le droit”) alors que la crèche municipale donne les médicaments sous réserve qu’on vienne muni de l’ordonnance correspondante (joie).
    Par contre l’école… À la réunion de rentrée c’était “bon s’ils ont de la fièvre gardez les à la maison et puis les grands parents ils sont à la retraite alors qu’ils s’en occupent” oO ?! La retraite ? A 58 ans???

    1. Comme quoi, chaque coin a ses spécificités ;). Par contre, c’est complètement débile leur réflexion sur les grands parents ! Comme s’ils habitaient tous à côté et/ou ils ne bossaient pas ! Elle a pas les deux pieds dans la réalité la petite madame de l’école …

    1. Effectivement, l’école ne peut pas refuser. Mais pour l’avoir vécu cette année, elle peut transformer le quotidien de l’enfant en un enfer sans nom. Le pauvre Isaac a perdu totalement confiance en lui car il était mis à l’écart et culpabilisé à longueur de journée. On est encore en train de reconstruire sa confiance vis-à-vis de son enseignante.

  5. Heureusement que certaines crèches gardent les enfants avec 38°C de fièvre (la mienne m’appelle juste pour me dire qu’il a de la fièvre, qu’il lui ont donné du paracétamol et qu’ils surveillent, ce qui me permet de m’organiser un minimum au cas où 3h plus tard il serait passé à 39°C, sans trop stresser). De même, certains enseignants sont très cool avec les enfants qui ne sont pas propre à l’entrée à l’école (je n’ai pas eu le problème avec mon fils aîné, mais je sais que dans l’école de ma nièce ils sont très bienveillant avec ce “problème”). Mais ce n’est pas toujours facile de trouver la perle rare (ou de pouvoir y inscrire ses enfants).
    En tout cas, tu as eu raison d’écrire cet article, s’il t’a permis d’évacuer un peu de tension, c’est toujours ça de gagné, car effectivement, socialement, c’est un peu compliqué de dire tout ça à la voisine qui te donne ses bons conseils dont tu te passerait bien ! Je te souhaite beaucoup de bonnes choses pour ces moments pas facile. Profite au maximum de tes hommes, des bons moments avec tes enfants, même si ce n’est pas toujours facile d’être à l’écoute des petits bonheurs de l’instant présent . Quand on y arrive ça fait beaucoup de bien !

    1. Quelle chance d’avoir trouvé cette crèche 🙂 . Pour ce qui est des écoles, je trouve que ça change beaucoup d’un enseignant à l’autre. Dans notre coin assez aisé, il est courant que les parents ne mettent leurs enfants à l’école que le matin et que des nounous à domicile s’occupent des enfants l’après-midi. Donc lorsque tu expliques gentiment à la dame que non ce n’est pas possible à moins de vendre la moitié de tes biens, ils te regardent d’un air un peu surpris ..

  6. Ah, les urgences médicales de nos petits…
    L’autre jour, l’instit de num2 me dit à la sortie de l’école « Vote fille s’est plaint d’avoir mal au ventre aujourd’hui, on a hésité à vous appeler » (alors même que ladite enfant malade courrait comme si elle avait le feu aux fesses dans la cours). Ah ba je te confirme que tu as bien fait de m’oublier donc !
    La précédente fois c’etait pour apparition de la varicelle (du coup là, j’y suis allée), pour retrouver ma fille avec deux boutons qui se couraient après et aucune nouvelle irruption depuis le matin (tout sauf la varicelle donc)… j’ai faillit demander à l’instit si elle avait réellement élevé ses 3 filles.
    Enfin, le pompon est détenu par les instits de cette année, qui emmènent nos enfants en classe découverte (super), du lundi au jeudi (pourquoi pas), et qui du coup ne travailleront pas le vendredi (pour récupérer le mercredi travaillé). Parents travailleurs, demerdez vous avec ça donc.
    Bref, le but de cet article n’etait pas de faire du teacher baching mais le fait est qu’ils cherchent un peu non ?? 🤔

    1. Tiens ça me fait penser à la remarque faite à mon conjoint hier: Isaac est tombé deux fois à la récré hier, on a hésité à vous appeler … heu … Oui c’est un enfant de maternelle et il avait juste probablement du soleil dans les yeux.

      On a aussi le droit ici aux mails culpabilisants disant qu’il n’y a pas assez de parents accompagnateurs. Il y’a a peu près 2 sorties par mois et par classe. Déjà qu’on garde nos jours de congés pour les vacances scolaires et les imprévus, les sorties scolaires c’est vraiment pas la priorité.

  7. Alors déjà : si tu love Alexandre Astier ♥, tu gagnes un bonus +1000 dans mon coeur !

    Ensuite, petit point médical : on parle de pic fébrile (ou fébricule) entre 37°5 et 38°, et de fièvre à partir de 38°1. Donc si ton loulou a 37°9, c’est même pas encore de la fièvre alors … y’a pas de raison de l’évincer ! Donc ZUT la crèche !

    En effet nous n’avons pas tous la possibilité de tout plaquer pour venir récupérer son enfant. Ca m’a toujours laissé circonspecte, les “motifs d’éviction” et autres appels des écoles … Bon OK c’est pas cool pour l’enfant d’être malade au milieu de 25 camarades, mais bon…

    Courage pour ta fin de grossesse ! You will do it, yes you can !

    1. Merci pour ce petit point médical. Je me suis toujours posée la question du vrai “seuil” de la fièvre. J’entends bien qu’il vaut mieux éviter de contaminer tout le monde, mais bon, il y’a quand même des limites en effet.

  8. Ma chef m’avait dit l’année dernière qu’il fallait que je trouve une solution parce que mes enfants étaient trop souvent malades… Euh ? Je fais quoi ? Je paye une baby-sitter 40h par semaine pour le cas où ? J’interdis à mes enfants de s’approcher à moins de deux mètres d’un autre enfant et d’une éducatrice de la crèche ?
    Un collègue bienveillant m’avait conseillé de demander aux petits vieux de mon quartier s’ils ne voulaient pas arrondir leurs fins de mois en gardant mes enfants malades ? Mais bien sûr ! Je me vois bien refiler mon gamin malade à un petit vieux inconnu…
    Par contre, mon mari avait décalé une réunion car on s’était réparti la garde des enfants malades (lui le matin et moi l’après-midi) et la big boss l’a remercié de quand même venir. Mais bon, c’est un papa… donc pour la plupart, c’est un héros de rester quelques heures avec un de ses enfants malade pendant que sa femme est au travail…
    Bref, j’arrête si je vais t’écrire un article coup de gueule dans les commentaires. 😉
    Bon courage pour la légère pré-éclampsie !

    1. Je l’ai eu aussi ce conseil: mais demandez donc à une voisine mère au foyer de vous les garder ! Heu, déjà ma voisine je la connais pas, il y’a quasi que des actifs dans mon quartier, et donc pas de parent au foyer étant donné les prix des loyers dans le coin. Et comme tu dis, je ne vais pas confier mon enfant à n’importe qui ! Ah ici papa a le droit au même “shaming” que moi la dessus, égalité XD

  9. En te lisant, je me dis que j’ai en fait vraiment de la chance avec ma crèche. Ils me prennent ma fille même malade (pas avec 40 de fièvre non plus, faut pas pousser, mais ce sont de toute façon des situations dans lesquelles je n’aurais pas envie de l’y mettre), et ne nous appellent que quand il y a vraiment quelque chose à signaler (pas si ça dépasse 38° et qu’il donnent du Doliprane, mais s’ils pensent qu’on devrait essayer de la faire voir par un pédiatre…tout en la gardant jusqu’à la fin de la journée quand même).
    En revanche, le truc qui m’exaspère, c’est qu’ils m’appellent toujours moi. Jamais le papa. (Qui, quand il envoyait des mails à la mairie en ce qui concerne la crèche, recevait des mails de réponse qui commençaient par “Chère Madame”…)
    Et j’ai aussi la chance d’avoir un boulot assez flexible (d’ailleurs manifestement en rapport direct avec le tien, ça me fait toujours sourire quand tu en parles), je peux m’adapter à certaines contraintes (genre amener ma fille chez le seul rdv possible obtenu à 10h un vendredi chez le pédiatre, puis l’amener à la crèche pour continuer mon boulot sans avoir à poser ma journée).
    Mais je me demande toujours comment font les autres (la réponse semble être dans ton post : ils galèrent grâve!)

    1. Petite précision parce que je me rends compte que ce n’est pas très clair : ils m’appellent pour me dire qu’elle devrait sans doute voir un pédiatre, mais c’est EUX qui la gardent jusqu’à la fin de la journée.

    2. Chéri a aussi eu le droit aux “madame, mademoiselle” (ils ont pas encore compris que ce dernier terme n’existait plus). Allez avec un peu de chance, bientôt ce sera mon ancien boulot qui sera en rapport avec le tien. Mais tu m’intrigues effectivement à me dire ça 😉

  10. Moi j’ai réglé le problème. Je suis instit et mes enfants sont malades pendant les vacances. Cette année, TOUTES les vacances, à tour de rôle ou à l’unisson… Bref 😉
    Plus sérieusement, je trouve que beaucoup de problèmes sont résolus quand on en parle ouvertement : “aujourd’hui je vais avoir du mal à me libérer du boulot, c’est vraiment urgent ? On peut attendre un peu pour voir ? Vous pouvez lui donner du doliprane ?”
    Mais je compatis, il y a des périodes plus difficiles que d’autres avec les petits. Chez moi ça a été l’année ou mon deuxième faisait des bronchiolites (avec ventoline plusieurs fois par jour que la nounou refusait de donner donc…) + ma grande qui a été hospitalisée pour une gastro qui a mal tourné. Autant dire que j’ai explosé mon compte de jours enfants malade cette année là.
    Et pour ta remarque sur le fait de ne pas y arriver avec quatre. Je m’angoissais beaucoup enceinte de mon quatrième, et finalement, les choses se font (presque) comme avant… Au moins pendant le congé maternité pas besoin de jours enfants malade 😉

    1. Quel bonheur des vacances avec des enfants malades, c’est vraiment pas de chance sur ce coup là ! Le soucis avec la crèche ou l’école c’est qu’il n’y a aucun dialogue possible. On a eu le droit à “mais c’est la santé de votre enfant madame, vous n’en avez donc rien à faire ?” … heu pour 37,9° et un enfant qui est certainement en train de courir dehors je ne m’affole pas non.
      De la part de l’école “ah non, un enfant malade n’a pas sa place à l’école !” . Sauf que c’était le jour des photos de classe et j’ai la preuve qu’il allait très bien héhé.

      Ca me rassure ce que tu me dis avec 4 enfants 😉

  11. Bon courage pour cette grossesse ❤️ ! Si tu as autant d’applomb dans la vie réelle que ce que je peux déduire de tes articles je suis sûre que tout ira bien, pré éclampsie ou non 💪.
    J’ai un thermomètre mais je ne l’ai utilisé qu’une fois. Si la descendance a l’air d’aller bien c’est qu’elle va bien (raisonnement scientifique de haute catégorie, je sais 🤣). Zéro stress. Gloutonne comme elle est je m’inquiéterais quand elle refusera de manger.

    1. Pour avoir autant d’aplomb, il me faut assez assez éloquente, et c’est proportionnel à mon niveau d’énervement. Donc, quand on me chercher, on me trouve bien pour le coup ;). Mais je suis assez résistante à la douleur physique, j’ai ça à mon avantage.

      C’est ce que disent les médecins, le plus important c’est la tolérance à la fièvre.

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