Grossesse

Dans ma maternité idéale

Je n’ai jamais apprécié le séjour à la maternité. J’ai toujours voulu me sortir de cet enfer rentrer chez moi au plus vite. Parce que râler ça fait du bien, certes, mais  que ça n’est vraiment le top du top en matière de constructif, j’ai eu envie de te parler de ma maternité idéale.

Attention, c’est ici une wish list. Je SAIS que ce sont des choses qui sont très difficiles à mettre en place en pratique.
Je rêvais d’un autre monde tout ça tout ça.

 

 

 

Dans ma maternité idéale, les pères ont la possibilité de rester auprès de leur femme et de leur bébé 24/24

 

 

 

J’ai “donné naissance” uniquement par césarienne. De mon point de vue, je suis devenue maman sans accoucher. Certes, les antidouleurs sont très efficaces. Certes on se lève très rapidement après l’opération. Maiiiiis changer une couche, donner un biberon le jour J et à J+1, n’est pas toujours des plus faciles et en plus ça prend du temps étant donné ta mobilité réduite. 

 

 

L’aide du papa est vraiment la bienvenue.

Et puis on en parle de la fatigue ? Un accouchement voie basse c’est un marathon, et une césarienne c’est une opération ! J’ai VRAIMENT eu besoin d’aide le jour J et la première nuit et l’idée de sonner la puéricultrice ou l’infirmière toutes les 15 minutes me réjouit autant que la perspective d’une nouvelle césarienne. Un mélange de fatalisme et d’énervement.

 

C’est du gagnant- gagnant: maman se sent plus en sécurité, papa peut s’investir auprès de son enfant,
et les personnels de l’hôpital
sont moins sollicités pour des tâches “logistiques” de base où leur expertise médicale n’est pas nécessaire.

Au-delà de ça, avoir le soutien moral constant de son compagnon est un atout majeur pour que les premiers temps avec bébé se passent bien.

 

 

Bien sur tout cela dépend de la volonté et des possibilités matérielles du couple. Lorsqu’on a des aînés à gérer, c’est tout de suite plus rubik’s cube.

J’ai toujours eu cette possibilité pour mes 2 accouchements. Ce ne sera pas le cas cette fois-ci et j’appréhende beaucoup, les premiers jours.

 

 

 

 

 

Même sans pouvoir dormir à la maternité, il me parait indispensable que les pères puissent
rendre visite à leur femme et à leur enfant 24/24.

 

Quand on y pense, en imposant des heures de visites, certes larges, on empêche papa de voir SON enfant lorsqu’il le souhaite. C’est quand même dingue !! Dans la plupart des services de pédiatrie et de néonatalogie, les parents sont pourtant les bienvenus à toute heure du jour et de la nuit …

C’est aussi une belle manière de leur faire comprendre implicitement qu’ils n’ont pas la même place que leur femme auprès de leur nouveau-né. J’entends bien, une maternité c’est un service de soins. Mais lorsqu’un un accouchement et des suites de couches sont strictement normales (et c’est l’écrasante majorité des cas) le rôle des soignants est limité à une simple surveillance car tout va bien justement. Personne n’est malade.

On se demande pourquoi l’accouchement à domicile avec une sage-femme et les demandes de sortie très précoces de la maternité augmentent constamment tiens … On prend nos marques dans notre environnement habituel, dans notre cocon, pas dans un hôpital d’où le père est exclu. C’est quand même un environnement plus agréable. Personnellement, si j’avais un accouchement voie basse normal (ce qui n’arrivera jamais), pour un 4e bébé nourri au biberon, je demanderais à signer une décharge pour sortir de la maternité 24h après avec un suivi sage-femme à domicile #loiKouchner.

 

 

 

 

Dans ma maternité idéale il y aurait des petits panneaux “tétée/sieste en cours” pour laisser aux mamans
le temps de se reposer vraiment, même sur une plage très courte

 

 

 

 

Si tu as déjà séjourné dans une maternité, tu sais que le va et vient des soignants est constant en journée, et qu’il est par conséquent très très difficile de se reposer. Dormir la nuit ? Je te laisse y croire encore un peu si tu attends ton premier bébé. Et tu rajoutes à ça le ballet des visites des proches, qu’elles soient prévues ou imprévues (ah tiens on passait par là on s’est dit qu’on allait vous rendre visite et faire passer le bébé de mains en mains en restant 40 minutes à 5 dans la pièce), sincèrement désirées ou socialement contraintes, tu tombes très vite dans l’épuisement.

 

Moi j’aimerais bien qu’on puisse accrocher un petit panneau version DO NOT DISTURB des hôtels,
sauf bien sur pour les soins nécessaires à la santé de maman et de bébé.
Donc pas pour imposer une mise au sein à un bébé/ une pesée à un bébé qui vient à peine de s’endormir
Ça permet aussi de filtrer les visiteurs qui s’imposent sans demander leur avis aux jeunes parents.

 

Tu vas me dire que c’est impossible au vu de la charge de travail imposée aux soignants

 

Certes, il faudrait pouvoir avoir plus de temps, donc ça passe par des effectifs plus importants. Clairement c’est THE condition.

Mais on pourrait aussi moduler le temps de présence auprès de la maman selon qu’il s’agisse ou non du premier bébé et ainsi l’optimiser. Lors de la naissance de Samuel, nos grands n’avaient que 2 ans et tout était encore tout frais dans notre tête. Mr G n’a pas eu besoin de cours pour le bain, les soins du cordon ou l’alimentation au biberon. Pourtant il a eu le droit à un cours magistral la dessus alors qu’il avait donné tout seul comme un grand le premier bain à Samuel quelques dizaines de minutes après sa naissance (liquide méconial, miam). Bien que l’intention soit louable, j’aurais préféré que les puéricultrices puissent utiliser ce temps pour accompagner les primipares et/ou les mamans qui avaient du mal à lancer leur allaitement. Et qu’elles nous laissent grappiller quelques dizaines de minutes de sommeil en plus.

 

 

Dans ma maternité idéale, après une césarienne sans complications,
on procède à la surveillance post-opératoire en salle de naissance
et on rapproche le plus possible cette opération d’une voie basse

 

 

 

 

Je t’arrête tout de suite, c’est tout à fait possible et ça se fait en routine dans certaines maternités (malheureusement en grande majorité des cliniques privées).

On parle assez peu de la césarienne pendant les cours de préparation à l’accouchement, et surtout, les modalités actuelles dans la plupart des maternités font que ça ne ressemble pas à un vrai accouchement. Là aussi, je t’arrête, c’est techniquement possible. J’ai eu une césarienne en code orangé foncé pour Samuel, et même si en moins de 20 minutes mon fils était né, papa était présent au bloc, bébé est resté contre moi avec papa pendant 10 minutes (j’aurais même pu lui donner la tétée de bienvenue). L’anesthésie a été faite de manière à ce que je puisse pousser un peu (et j’ai bien senti l’amélioration en suites de couches). Pendant notre séparation, la sage-femme me montrait constamment des photos et des vidéos de papa et de bébé. Je précise que j’ai accouché dans une maternité publique.

 

 

Après la séparation pendant la chirurgie, il serait bon que la triade papa/maman/bébé puisse se retrouver pour profiter de ces premiers instants.

 

 

Ça aide quand même vachement à se dire qu’on a donné naissance plutôt que de se retrouver dans une salle de réveil commune avec les personnes, malades, tout juste opérées qui gémissent de douleur. Le tout séparée de bébé pendant 2 heures, voire plus si aucune chambre n’est dispo en suites de couches.  Cela a aussi un impact évident sur la création du lien mère-bébé ainsi que sur la mise en route de l’allaitement pour celles qui le désire.

 

Combien de femmes césarisées vivent mal leur césarienne ?
Combien en gardent encore un amer souvenir des années après ?
BEAUCOUP.

 

Pour celles qui vivent ce difficile moment, je vous conseille d’aller faire un tour sur le forum césarine qui fait un formidable travail d’accompagnement des mamans, ainsi que sur leur groupe Facebook. N’hésitez pas non plus à aller consulter sur leur site l’enquête réalisée sur le vécu des césariennes dans les différentes maternités françaises/belges/canadiennes où vous aurez pas mal de renseignements sur les protocoles de chacune d’entre elles (et vous pouvez même répondre au questionnaire histoire d’enrichir la base de données et d’aider d’autres futures mamans).

 

 

 

 

Dans ma maternité idéale, pendant les suites de couches, on s’occupe autant de maman que de bébé

 

 

 

 

Cette phrase n’est pas de moi mais je la trouve tellement juste: “Prenez soin du bébé qui vient de nous rejoindre, mais aussi de la maman. Après tout, elle aussi vient de naître”.

C’est certainement la nana passée par une dépression sévère du post-partum qui parle, mais j’ai l’impression que dans pas mal de maternités les soins à la maman se limitent à vérifier la bonne rétractation de l’utérus, la cicatrice de l’épisiotomie/césarienne, et les constantes.

 

 

On s’intéresse assez peu au vécu de la future maman, on met tout sur le compte de la chute des hormones du baby-blues.

 

 

Pourtant, déjà pendant mon  premier séjour à la maternité, je savais que quelque chose n’allait VRAIMENT pas. Personne n’en a tenu compte. La baisse des hormones, la fatigue ont vous dit ! C’est devenu d’autant plus flagrant après mon second séjour où les choses se sont passées différemment et où j’ai bénéficié d’un vrai accompagnement psychologique.

 

Mais surtout, maman est épuisée, et ce n’est pas que la chute d’hormones.

 

Dans ma maternité idéale, à défaut d’avoir papa la nuit, on devrait pouvoir proposer aux mamans qui le souhaitent
(j’insiste sur ce point) de prendre leur bébé la nuit pour quelques heures pour qu’elles puissent se reposer.

 

 

Une maman épuisée, qui a juste envie qu’on la laisse dormir sans bébé (j’insiste encore sur ce point, SI la maman le veut et sinon NIET  #martothérapie) vivra très bien cette séparation et sera beaucoup plus disponible “émotionnellement” pour s’occuper de son enfant.

Pas taper, mais moi j’aimerais bien avoir cette possibilité pour mon prochain accouchement, surtout quand c’est médicalement bien connu que le manque de sommeil est un énorme facteur de risques de crises d’épilepsie (majoré par les bouleversements hormonaux) et que le neurologue a bien insisté sur le fait que je dois me limiter à un réveil la nuit. Non ça ne fait pas de moi une mauvaise maman, juste une maman qui veille à ce que son enfant ne fasse pas de chute, ne se retrouve pas écrasé par sa mère prise de soudaines et violentes convulsions. Je suis pas sûre qu’en outre ce soit le top sur un utérus tri-cicatriciel tout frais.

Tu le sens la que ma grosse peur c’est de faire une crise avec bébé dans les bras ?

 

Voilà à quoi ressemblerait ma maternité idéale. Si vous avez d’autres idées, je suis toute ouïe !

 

La dessinatrice Emma, qu’on ne présente plus depuis sa BD sur la charge mentale, a très bien résumé les choses dans cette BD intitulée ironiquement les vacances.

 

21 Comments

  1. Je te rejoins dans ta vision de la maternité idéale. Ce qui, pour moi, serait indispensable, qu’il n’y ait que des chambres individuelles disposant de leur petite salle d’eau – toilettes, ça aiderait à mieux dormir car on se réveille mutuellement. Sans compter les visites qui peuvent être plus ou moins longues et chargées…
    Dans la maternité où j’ai accouché les trois fois, il y avait une Stillraum (pièce réservée à l’allaitement) interdite aux papas et aux visiteurs. C’était un moyen d’avoir un peu de calme… entre mamans seins à l’air avec un petit bébé tétant. Il y avait une sorte de solidarité éphémère, surtout entre celles qui avaient plus ou moins les mêmes horaires de tétée : même tête échevelée et perdue à 1h et à 4h du mat’ !
    Et dernier point… améliorer les repas ! Je ne sais pas comment c’est dans les maternités françaises mais en Allemagne, on a le petit-déj à 7h / 7h30, le déjeuner à 11h30/12h et le dîner à 17h30… Le dîner est toujours un Abendbrot (repas froid) : deux tranches de pain, de la charcuterie, du fromage, un yaourt et une pomme. En gros, à 18h30, tu as de nouveau faim. Heureusement, ma valise de maternité était pour moitié remplie de victuailles car des amies m’avaient prévenue. C’est comment en France ?

    1. Ouai pas top le dîner .. Il y ‘avait bien de quoi avoir envie de se faire snacks nocturnes. A Port Royal, les horaires c’est plutôt 8h – 12h- 18h30. Je trouve que le petit déjeuner est un peu tard par rapport au diner mais bon ;). Mais les repas sont en général vraiment pas top et il est trèèèès courant que papa ramène des sushis/fast food/ pizza à maman pendant le séjour.

      L’idée d’une salle d’allaitement réservées aux mamans est vraiment pas mal aussi.

  2. J’aimerai bien accoucher dans ta maternité idéale !
    Surtout, respecter le sommeil des mamans et des bébés (mon plus mauvais souvenir : la sage femme qui me réveille à 23h pour savoir quand mon fils (n°2) a pris sa dernière tétée alors que l’aide puéricultrice est passée dans ma chambre à 21h30 et qu’il était au sein, puis qui repasse à 00h30 et 3h30 parce qu’il faut absolument qu’il tète pile toutes les 3h. Et au passage elle allume en grand la lumière alors que j’avais apporté exprès une petite veilleuse et que ma mère passait la nuit avec moi et essayer de dormir un peu sachant qu’elle prenait la route le lendemain).
    Comme 3kleine grenouille, je dirais qu’améliorer les repas (et surtout augmenter les quantités, parce que 50g de pain au petit déj après plus de 12h de jeûne, personnellement, je trouve ça loin d’être suffisant) serait un vrai plus, même si visiblement on n’est pas à plaindre, en France on a droit à deux repas chaud par jour.
    Et dernier point pour les femmes allaitantes, ne pas être poussée à partir alors qu’on a pas encore eu sa montée de lait (au moins pour un premier allaitement). J’ai trouver que gérer une montée de lait chez moi en pleine nuit hyper compliqué !

    1. Le coup d’allumer la grande lumière c’est vraiment pas top … Surtout que dans certaines mater la veilleuse est carrément notée dans la liste de choses à emporter dans la valise.
      50 de pain c’est clair que c’est la loose. J’avoue que j’avais envoyé chéri m’acheter un petit dej plus conséquent à la cafet de l’hôpital.

  3. Une bien belle maternité idéale… Mais je sais que dans certaines, les pistes que tu soulignes sont mises en place ou du moins que les équipes y tendent.
    J’espère, comme toi, que bientôt il s’agira d’une généralité et non pas d’exceptions !
    A bientôt,
    Charlotte.

    1. Effectivement il y’a des mater qui mis en pratique ce type d’idées, mais c’est vraiment dommage qu’on ne montre pas plus leurs initiatives en exemple pour que d’autres s’y mettent 🙂 . C’est une manière positive de participer à la lutte contre les violences obstétricales.

  4. Je suis complètement d’accord avec chacune de tes idées même si dans ma maternité, les papas pouvaient être là 24h/24 et la césarienne a eu lieu dans de superbes conditions même si ça aurait toujours pu être mieux bien sûr 😉
    J’espère quand même que ton séjour se passera bien cette fois-ci!!

  5. Aaaaah, qu’elle fait envie ta maternité idéale! Autant je ne suis pas concernée par la césarienne, mais mon accouchement a été ponctué de pratiques que je sais depuis interdites comme l’expression abdominale (une douleur atroce, surtout sans péri) ou l’épisio sans même me demander mon avis. Quant au séjour, c’est exactement ça: être réveillé pendant les rares temps de repos, une attention centrée sur le bébé, oubliant la nouvelle maman pleine de doutes et de peur qui se fond dans le décor, un papa astreint aux heures de visite uniquement… Il a négocié ferme pour passer quelques heures de plus avec La Bête et moi le 31 décembre au soir, c’est dire! Et à minuit, ouste, dehors! Autant te dire que si mon accouchement échappe aux complications cette fois-ci, je compte bien anticiper ma sortie au maximum. La phrase que tu cites : “Prenez soin du bébé qui vient de nous rejoindre, mais aussi de la maman. Après tout, elle aussi vient de naître”. est juste totalement vraie!

    1. Ma pauvre, je suis vraiment désolée pour ces horribles choses que tu as du vivre pendant ton accouchement. Et le pire c’est qu’on nous jure que l’expression abdominale n’existe plus en France aujourd’hui … Un 31 décembre c’est juste incroyable ! Ils auraient pu fermer les yeux.

  6. Dans la maternité où j’ai accouché, il n’y avait pas d’horaires pour le papa. Il venait quand il voulait, et pouvait dormir sur place (mais sur un lit de camp). Il avait le droit aux repas en même temps que moi (payants bien sûr). Mais j’ai trouvé ça bien qu’il reste près de moi. On verra pour le deuxième, avec le grand à gérer, ça va forcément être différent. Par contre même si ma maternité était vraiment bien là-dessus, je te rejoint sur le fait qu’il y a beaucoup de passage et que c’est très difficile de se reposer. On pouvait mettre des panneaux sur les portes des chambres, mais c’était plus pour le visite ou le ménage, je ne suis pas sûre que les soignants les respectaient. En te lisant, je me dis qu’en fait j’ai été vraiment très bien lotie dans cette maternité !! D’ailleurs, j’y retourne pour le deuxième…

    1. Le papa qui peut rester dormir dans un lit de camp, c’est déjà (malheureusement) le grand luxe pour les maternités françaises … C’est top aussi pour les panneaux. Effectivement je n’avais pas pensé au ménage, mais ça aussi ça épuise. J’ai même eu le droit une fois à “madame, il faut ramasser vos affaires par terre je ne peux pas nettoyer” “oui mais j’ai eu une césarienne hier”. “pffff”.

  7. Je peux rajouter: dans ma maternité idéale, je ne viens pas prendre la tempiotte à 5 heures du matin à la mère qui vient d’accoucher et qui a dormi 3 heures en 2 nuits alors qu’elle est shootée aux Daphalgan et qu’il est manifestement impossible qu’elle ait de la fièvre? Sinon, tout d’accord avec toi, surtout pour le papa. J’ai eu l’immense chance de pouvoir le faire rester à mes côtés, de toute façon, je me serais traînée en m’accrochant à ses basques jusqu’à la sortie de la mater s’il avait fallu…

  8. Dans la maternité ou J’ai accouché, il était également demandé aux Papas de rentrer chez eux le soir. La puéricultrice nous à expliqué qu’ils préféraient ce système pour que les papas soient d’attaque au retour de la maternité lorsque les soignants ne sont plus présents. En contrepartie, on pouvait effectivement confier le bébé quelques heures la nuit pour pouvoir se reposer. Je trouve que le raisonnement se tient.
    Par contre, je te rejoins sur le sujet des soignants qui débarque au beau milieu de ta sieste (elle dort enfin, 30 min pour dormir !), pour faire des soins pas urgents ou pire t’annoncer que tu dois arrêter l’allaitement immédiatement à cause de tes médocs (histoire vécue, en fait c’était 2 pédiatres pas d’accord et moi au milieu 😤).
    Et je rajouterai que dans la maternité ideale on intègre des personnes VRAIMENT formée sur l’allaitement et qui te suive même après la sortie. Parce que pour un premier allaitement, entre les conseils contradictoires et les séances pas drôles où on force ton bébé à prendre le sein (en la bloquant contre le sein, évidemment ça ne marche pas et tu es traumatisée qu’on puisse faire un truc pareil alors que tu demandais juste un conseil), et la montée de lait qui arrive parfois à la maison, ben c’est pas le pied ! Et bien sûr dans le respect des choix de chacune !

    1. Comme tu le dis le raisonnement se tient si on propose de garder le bébé quelques heures la nuit. Ce n’est pas le cas dans ma maternité malheureusement … Manque de personnel tout ça tout ça.
      Je n’ai pas allaité moi même mais beaucoup de témoignages vont dans ton sens. Je connais des mamans qui du coup ont pris RDV avec une conseillère en lactation qui leur a rendu visite directement à la mater.

      1. Ah oui j’avais cette possibilité mais vacances et manque de personnel oblige (J’ai accouché fin juillet), le premier rdv dispo était un mois après l’accouchement…

  9. J’adore ta maternité idéale ! Dans ma vraie maternité le papa ne pouvait pas dormir, en revanche on ne m’a pas trop embêter. Je faisais téter bébé Lu quand et comme je voulais. Le personnel médical n’était pas intrusif mais par contre à l’écoute sur demande. J’ai été cocoonée et je m’y suis sentie bien, c’était une petit maternité de niveau 1 sans prétention mais j’y ai vraiment passé de beaux moments. En revanche je rejoins 3Kleingrenouilles sur la nourriture ! Qu’est ce que c’était mauvais et en minuscules portions !

  10. Coucou 😀 !
    Là où j’ai accouché le papa a pu séjourner gratuitement dans ma chambre pendant les 3 jours de mon séjour. Il avait un lit pliant, un oreiller, des draps. Il a pu aller et venir sans souci, même quand il a du rentrer à la maison en catastrophe vers 2 ou 3 heures du matin car il venait de se rappeler que la porte du poulailler était restée ouverte 😅.
    Ce qui m’a le plus gêné c’est le réveil à 7 heures du matin. Au lieu d’entrouvrir délicatement la porte pour voir si nous étions réveillés (ce qui n’était pas le cas bien sûr) les puéricultrices ouvraient la porte sans ménagement, laissant la belle lumière crue du couloir venir nous balayer le visage.

    1. Je veux accoucher dans ta maternité elle a l’air géniale !!
      Aouch oui après une nuit bien agitée ça doit vraiment piquer.

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