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J’ai dépassé mes préjugés sur l’allaitement

Avant d’être enceinte et même lors de ma première grossesse, c’était une évidence: pour moi ce serait le biberon. N’ayons pas peur des mots, j’étais très clairement anti-allaitement. Et là, tu noteras l’emploi du passé dans la phrase précédente. Comme je suis insomniaque et que mon cerveau ne s’arrête jamais de carburer, je me suis demandée pourquoi je n’avais jamais eu envie d’allaiter et pourquoi je pensais que c’était néfaste pour le développement d’un bébé (quand je vous disais que je pars de loin !). A la naissance de dernier fils j’ai eu envie de lui donner mon lait, mais pas le sein. Et puis j’ai expérimenté la montée de lait après mon dernier accouchement. Après je rêvais que je donnais le sein et que c’était sympa. Ouai, le changement c’est maintenant radical. Récit d’un changement de paradigme.

Attention, je suis toujours très ferme sur un point:
c’est aux femmes de faire leur choix et leur mettre la pression dans un sens comme dans l’autre
n’aboutira à rien à part de la culpabilité et donc des moments difficiles dans les premiers temps avec bébé.
Donner le biberon ou donner le sein, peu importe.
C’est VOTRE choix.
Et si vous êtes à l’aise avec celui-ci alors ce sera le meilleur pour vous et votre bébé.

 

 

C’est drôle quand on y pense, mais je n’ai eu que des retours négatifs sur l’allaitement avant ma première grossesse.
Je n’avais d’ailleurs jamais vu une femme allaiter.
C’était donc pour moi très loin d’être une chose naturelle.

 

On me disait que c’était hyper contraignant, que de toute façon bébé ne prenait pas assez de poids avec seulement du lait maternel, qu’il fallait le peser avant et après la tétée et lui donner le biberon de complément en fonction de ce qui lui manquait. Bref, bien plus rapide de lui filer un biberon de toute manière.

On me disait que les bébés allaités étaient particulièrement capricieux qu’il fallait les laisser pleurer pendant des heures entre deux tétées qui devaient obligatoirement se dérouler à heures fixes. Et qu’en plus de la fatigue on avait donc des coups de marteau piqueur qui remontaient des oreilles jusqu’au cerveau. On me disait que de toute manière on avait rarement assez de lait et que c’était bien des efforts pour quelques semaines à peine.

 

Maintenant j’ai compris qu’un allaitement qui ne se fait pas à la demande
n’a que peu de chances de réussir car c’est la fréquence des tétées qui stimule la production de lait.

Les bébés allaités avec des tétées à heures fixes n’étaient pas capricieux, ils avaient juste faim en fait.

Il est rare maintenant qu’on pèse les bébés avant et après la tétée car ces mesures ne sont pas tout à fait exactes. Ce qui compte c’est la croissance générale de l’enfant.

 

 

Comme beaucoup de femmes enceintes de leur premier enfant je me suis jetée sur les forums et les groupes Facebook (bien que ces derniers étaient moins développés en 2015) pour avoir des infos sur l’alimentation de bébé.

Je voyais circuler toujours les mêmes textes “Votre maman a souffert pendant l’accouchement et puis en vous allaitant, c’est bien qu’elle vous aime”. Ou alors ces petits dessins de maman en train d’allaiter qui souffraient en silence. Cette maman dans Baby-Boom (genre ton accouchement va se passer comme ça avec la voix de Meredith Grey en fond qui va ajouter des commentaires nunuches) qui a donné le biberon à son premier et qui a voulu essayer d’allaiter son second et qui dit en riant “Ouai j’ai testé l’allaitement à la maternité mais je vais arrêter là parce que ça fait super mal en fait“.

J’en ai parlé à cette copine qui venait d’avoir un enfant à qui j’avais demandé si les coussins d’allaitement marchaient vraiment (ils étaient posés en face de moi sur la table): “Ben en fait j’ai arrêté parce que j’avais trop mal. La ils servent à ne pas tâcher le tee-shirt parce que j’ai les mamelons en sang“. J’imaginais des couteaux m’ouvrir petit à petit les seins et j’ai frissonné d’effroi. Dans ma tête je me demandais pourquoi on pouvait s’infliger une telle torture. Son trip avant c’était les pinces sado maso sur les mamelons ou quoi ?

 

Il y avait aussi cette sage-femme qui la veille de ma première césarienne m’a dit
“Vous avez raison de ne pas allaiter, les biberons c’est mieux, surtout pour des jumeaux”.
Ouf, une professionnelle de santé qui me soutient dans mon choix que je me suis dit à l’époque

 

 

J’ai un esprit de contradiction fort développé, tu t’en doutes si tu lis ce blog assidument. Si on me dit qu’il faut faire ça sur le seul prétexte vague que “c’est mieux pour bébé”, alors tu peux parier que je vais faire l’inverse. Il aurait fallu me donner plus d’informations, des données chiffrées, limite des études scientifiques. En parler avec moi selon MA situation et non pas me balancer un discours général bien huilé. Et pour toutes les raisons susvisées, je n’avais pas vraiment envie de me plonger dans la littérature sur le sujet ma décision étant déjà tellement assurée.

 

Je n’avais clairement pas envie de souffrir physiquement, de supporter toutes ces contraintes
alors qu’au final je pensais que ça n’allait pas vraiment apporter quelque chose de plus.

 

Mais j’avais également peur que cet allaitement altère ma santé mentale déjà bien attaquée de base

L’arrivée de jumeaux allait être pour moi un tel tsunami que j’avais peur de me retrouver seule face à ça. En effet, après mon premier accouchement je n’ai eu le droit à aucune visite de la sage-femme car personne ne nous a prévenu que cela existait.

Les mamans allaitantes me disaient que je ne pourrais pas sortir de chez moi
plus de 30 minutes car il faudrait que je sois revenue à la maison pour nourrir bébé.
Et moi j’avais surtout envie de m’échapper.

 

 

Et puis soyons honnête, je voulais surtout mettre à contribution
Mr G autant que possible 

 

Je n’avais pas envie de devoir me réveiller toutes les heures pour des tétées qui durent 20 minutes. Bonjour la fatigue, bonjour la dépression. J’ai eu le droit à une aide pour m’occuper des jumeaux à leur naissance. Elle m’a dit qu’elle avait beaucoup de respect pour ces mamans qui allaitaient leur enfant (un seul donc) car c’était très très prenant et qu’elles n’avaient quasi plus de vie.

Pendant ma seconde grossesse, j’ai vu la cousine de Mr G qui devait s’isoler dans le noir dans la pièce où étaient disposés les manteaux des invités pour allaiter pedant son compagnon qui montait la garde pour empêcher qui que ce soit d’entrer. Allaitement = isolement dans ma tête. Et aussi allaitement = se cacher parce que cachez ce sein que je ne saurais voir ! C’était avoir cette épée de Damoclès qui allait tuer les rares moments de fun auquel j’avais droit.

 

En fait, je pensais que la décision d’allaiter était avant tout un choix militant
Qu’il était nécessairement inscrit dans une démarche de maternage proximal
Que le choix d’allaiter juste en tant que mode d’alimentation de bébé
n’avait aucun sens au vu de la douleur qu’il apportait

 

Et puis j’ai commencé à lire vos blogs

Ah ben en fait il y’a des allaitements qui se sont bien passés ..
Ah ben elles ont pas l’air cloitrées entre 4 murs en fait.
On peut continuer à vivre sans croire qu’on est enfermée au couvent et à allaiter bébé
Ce n’est pas seulement un truc d’illuminés bobos comme on me l’avait fait comprendre
Ah ben en fait peut être que mes médicaments peuvent être compatibles avec l’allaitement

 

Je ne dis pas que j’allaiterais si j’avais un jour la chance d’avoir un autre bébé
Je n’en sais rien du tout en fait
J’aurai tenté une tété histoire de soulager ma montée de lait qui a duré 8 semaines dans la douleur
Ouai j’ai une production importante qu’il parait
Ca reste quand même du domaine du maternage proximal et je ne sais pas si je tiendrais à moyen terme

 

 

Et j’ai toujours deux interrogations en suspend. Je n’ai pas de réponse à ces questions et je suis preneuse de vos réponses si vous en avez !

 

Pourquoi est-ce qu’il existe des courbes de croissance spécifiques pour les bébés allaités comme affichées chez mon ancien pédiatre ?
Est-ce que c’est le fait de le nourrir avec du lait artificiel qui perturbe la croissance naturelle ?
Est-ce qu’il est possible que nos modes de vie modernes altèrent la qualité du lait ?

Ma sage-femme qui lorsque je lui ai demandé si allaiter Samuel pouvait l’aider à soulager les douleurs du RGO qui m’a dit
qu’il était presque impossible d’allaiter un bébé RGO, et que si on persistait dans ce choix
il allait falloir gaver le dit bébé des médicaments en tout genre.
Intuitivement ça me semble exact car le lait maternel est très liquide
Mais une puéricultrice à qui je fais entièrement confiance m’a dit que par expérience les bébés allaités avaient moins de RGO

 

Le débat est lancé !

 

34 Comments

  1. presque 7 ans d’allaitement maternel, et je n’ai jamais autant voyagé avec mes enfants, c’est tellement pratique. Et je peux te dire que 90% de femmes ou au fond des gens en général ne savent rien sur l’allaitement (que des idées fausses, des clichés… le bon sens où es-tu ?) moi je continue à apprendre chaque jour sur les bienfaits de lait maternel… c’est pour dire. Le discours : l’importance c’est le choix de la femme… ahhhhh l’importance est de bien informer les femmes (mon mari fait tout à la maison et moi j’allaite nos enfants… tu vois la parité chez nous c’est génial). Ma fille quand elle avait environ 3 ans m’a dit un jour : le lait de maman c’est pour bébé, le lait de la vache c’est pour le veau (bah quoi ? c’est pas la vérité ça ?)

    1. Je te rejoins sur le point du manque d’information des futures mamans. On se contente de leur dire que c’est mieux pour le bébé et puis … débrouillez vous ! Le suivi et l’information devraient clairement être meilleur. C’est l’image du manque total d’accompagnement des mères à la naissance de leur bébé … Mais je pense que même avec l’info la plus complète du monde certaines mamans n’ont pas envie d’allaiter et que c’est aussi un choix à respecter pour le bien être de maman et de bébé. Une maman forcée à quelque chose ne donnera pas le meilleur à son bébé.

  2. Chaque femme est libre dans son choix qu’elle décide d’allaiter au sein ou non, je suis bien d’accord avec toi ! C’est un choix très personnel !
    Pour être tout à fait honnête, je n’avais quasiment jamais entendu ni lu de témoignages de mamans qui étaient ‘contre’ l’allaitement. Je comprends ton point de vue et je me rends compte que la question de l’allaitement est intrinsèquement liée à l’image que l’on s’en fait du fait de son propre vécu et de l’image qu’on en perçoit dans notre société.
    Alors merci d’avoir osé prendre ta plume à ce sujet. Ca ouvre l’esprit. !

    1. La plupart des témoignages anti-allaitement que j’ai pu entendre sont issus de personnes assez âgées. Dans les années 80/90 l’allaitement n’était pas du tout encouragé au contraire. C’est bien le problème d’ailleurs. On passe d’un dogme à l’autre. Ce qu’il manque dans tout ça c’est une vraie information éclairée des mamans pour faire ce choix en toute connaissance de cause !

  3. Je ne peux pas t’aider concernant le RGO, je n’ai pas eu ce problème.
    Pour les courbes de croissance oui en général le bébé au lait infantile grossit plus rapidement que celui qui est allaité. C’est aussi pour cette raison que les pédiatres demandent aux mamans dont les bébés allaités sont trop « minces » de compléter avec du lait infantile.
    Le lait maternel reflète ton alimentation et ton mode de vie et comme pour la grossesse il faut une bonne hygiène de vie. Plus ton environnement est pollué plus le lait le sera. Ceci dit même avec ces résidus de toxines (on en retrouve d’autres dans le lait infantile) il reste le meilleur choix d’alimentation pour l’enfant.

    1. Le pire c’est que les toxines se retrouvent dans l’ensemble des produits pour bébé, et surtout les couches jetables. Quand on voit que le nombre de couples ayant recours à la PMA explose, je me demande si une exposition dès le plus jeune âge à tous ces perturbateurs endocriniens ne va pas avoir raison de notre santé ..

  4. Bonsoir, je pense que les bébés allaités ont une courbes différentes tout simplement parce que ce n’est pas du tout le même aliment. Le lait de vache est fait pour faire grossir un veau alors bon il n’ y a pas tout à fait la même chose qua dans le lait de femme ni dans les même proportions. Et les bébés allaités ne grandissent pas particulièrement moins vite. Ma grande a pris 1kg le premier mois puis entre 900g et 800g puis ça a baissé progressivement. Ma seconde a pris 2kk le premier mois! Puis 1kg500 pendant 1 ou 2 mois puis ça a baissé progressivement. Ma grande prenait des tétés de 5min. Ma mini 20min…
    En gros chaque allaitement est différent, comme chaque enfant est différent. Et plus l’allaitement et long plus il devient facile. Le plus dur, à mon avis sont les 4 premiers mois, à 6 mois déjà en principe ça roule pas mal tout seul. Puis passé 6 mois c’est plutôt cool. Mais encore une fois chaque allaitement est différent 😉

    1. Ce qui compte en effet c’est la croissance. Mon petit dernier est né à 4,3 kg et nous avait prévenu que les gros bébés à la naissance avaient tendance à stagner dans leur courbe les premiers mois. Que né-ni. C’est toujours aujourd’hui un très grand gaillard

  5. Tout d’abord je te trouve courageuse de remettre tes convictions en question, bravo !
    Pour le RGO j’ai la chance, comme notre chère Dinde, de ne pas avoir eu ce soucis. En revanche j’ai une copine qui allaite un bébé RGO et apparement les tétées le soulage même si c’est un peu compliqué.
    En effet, je confirme ce que dit la Dinde (encore), les bébés allaités grossissent moins vite généralement car la graisse du lait maternel est mieux assimilée par l’organisme. Même si le lait maternel peut être pollué par notre environnement il reste tout de même beaucoup moins pollué que le lait en poudre dans lequel on trouve des doses d’aluminium (et autre chose mais je ne sais plus quoi, il faut que je recherche) trop importantes et donc difficiles à assimiler pour le corps humain.
    Je pense que tu as raison concernant le maternage et l’allaitement, à mon sens c’est tout de même très lié. Je crois que la relation qui née de l’allaitement conduit assez naturellement au maternage proximal, mais ce n’est que mon impression.
    En revanche, il y a un point sur lequel je m’interroge : c’est la notion de choix. Avant d’avoir mon fils je pensais comme toi, qu’allaiter ou non était un choix qui ne regardait que la mère, éventuellement le père. Maintenant, après des heures de recherches sur le sujet je m’interroge : a-t-on vraiment le droit de priver un bébé de lait maternel et de ce lien avec sa maman ? Alors attention, je ne dis pas qu’il faudrait obliger toutes les femmes à allaiter, ce serait un fiasco je pense et je suis la première à défendre la liberté individuelle, mais tout de même, la question me trotte dans la tête.

    1. C’est le soucis des bébés RGO, les prises alimentaires soulagent sur le coup, et après remontent et irritent encore plus. Et les conseils sont complètement contradictoires: lui donner des plus petites quantités fréquemment, ou espacer les prises pour permettre à l’estomac de bien se vider.

      Pour ce qui est du choix, je pense qu’on ne parle pas assez du tire-allaitement qui est une option de compromis qui pourrait convenir à pas mal de femmes. En tant que personne de culture germanique, j’ai peur que “contraindre” les femmes à allaiter, même s’il y’a un intérêt objectif derrière, va juste mettre une pression totale sur les femmes qui peuvent se détourner de la maternité. En Allemagne, il y’a certes la question de la vie professionnelle qui entre en jeu dans la chute du taux de natalité mais aussi la pression monumentale mise sur les femmes dans leur choix de maternage: allaitement jusqu’à un an, motricité libre obligatoire etc.

      EDIT: la durée du congés maternité, le retour au travail très rapide du papa, l’absence de vrai accompagnement à la maison et compagnie n’aident pas non plus je pense à donner le courage aux femmes de se lancer dans le choix de l’allaitement.

      Clairement il faut une meilleure information, mais il faut aussi accepter que certaines femmes dépérirons si on les “oblige” à allaiter. Et aussi, punaise quand est-ce qu’on se penche sur la question de la qualité des laits artificiels ? Parce que là c’est quand même assez grave …

  6. Bonsoir,
    J’ai trois expériences différentes d’allaitement : mon grand, allaitement exclusif jusqu’à 5 mois, puis diversification, sein et biberon pendant encore 4-5 mois ; ma moyenne, allaitement exclusif jusqu’à 6 mois (elle refusait le biberon), ensuite diversification et sein pendant encore 5-6 mois ; ma dernière n’a été allaitée qu’un mois car elle avait des problèmes de santé et était trop faible pour bien téter, elle est donc passée ensuite au biberon exclusif.
    J’ai aimé allaiter (sauf quand il fallait le faire en public mais j’avais toujours une écharpe légère pour préserver ma pudeur) et je n’ai pas eu mal, sauf quand mon grand m’a mordu et que j’ai saigné… Mais je me tartinais après chaque tétée les mamelons d’une crème très grasse spéciale et changeait les coussinets dès qu’ils étaient humides.
    En Allemagne, il n’y a pas de courbes de poids pour bébés allaités, c’est la même pour tout le monde. Mes deux grands étaient sur la courbe médiane, tant pour le poids que la taille. Ma petite était en bas de la courbe mais c’était lié à son hypotonie, pas au lait en poudre. Par contre, je n’ai pas eu de vraie montée de lait pour elle parce qu’elle n’a jamais eu la force d’assez téter.
    Je ne pense pas que certaines femmes n’aient pas de lait mais plutôt que la stimulation ne soit pas assez forte pour que la production augmente. Normalement, le bébé tète de plus en plus et donc la maman produit de plus en plus de lait.
    Quand au lait en lui-même, la sage-femme m’avait expliqué qu’il évoluait selon l’âge du bébé (de plus en plus nourrissant) et selon les conditions météorologiques. Par exemple, s’il fait très chaud, le lait est moins gras et plus fluide pour étancher la soif du bébé. Le lait de début de tétée n’est pas le même que celui de fin de tétée. Je ne sais plus exactement mais quand je tirais mon lait pour le grand, je devais noter aussi à quelle heure je l’avais fait car le lait du soir est plus nourrissant que celui de l’après-midi (si je me souviens bien, j’avais lu tout ça il y a 7,5 ans).
    Bref, je suis pour l’allaitement mais pas dogmatique. Ce qui est fondamental, c’est que la femme qui allaite ou que celle qui donne le biberon se sente bien.
    Honnêtement, ayant testé les trois cas de figure, je trouve l’allaitement plus pratique. Rien à emmener ni à nettoyer, c’est toujours prêt et chaud !

    1. Justement l’évolution du lait au gré des saisons et des moment de la journée me pose question. Lorsqu’on conserve du lait maternel, alors il n’est pas forcément le plus adapté au temps T ? Et quid du co-allaitement avec un enfant plus âgé et un enfant plus jeune ?

      1. Coucou,
        Pour le co-allaitement, je ne l’ai pas pratiqué mais on m’a dit qu’il fallait toujours donner le même sein à l’enfant plus âgé et que le sein « s’habituait » au fait d’avoir deux buveurs d’âge différent.
        Quand je tirais mon lit, si je me souviens bien, je mélangeais les doses obtenues en plusieurs fois et congelées. Ainsi, le mélange s’harmonisait. Mais dans notre cas, il s’agissait d’un biberon par jour. Donc, nous ne nous posions pas vraiment la question.

    2. Bravo pour ton article! A la sortie de la maternité, on m’avait effectivement dit que le lait s’adaptait à l’évolution de l’enfant. Mais quand j’avais demandé pour la conservation (congélation du lait avant la reprise par exemple) on m’avait répondu que ce serait toujours plus adapté, même 2 mois après, que le lait en poudre (assez maladroit devant une maman qui venait de dire qu’elle avait abandonné son allaitement…) Le lait évolue aussi entre le début et la fin de la tétées, mais je n’avais jamais entendu que ça évoluait sur la journée (mais ce ne serait pas étonnant). Je tirais mon lait pour les biberons de la journée, donc je reconstituait des biberons de 150 ml avec mes tirages, mais sans me préoccuper de savoir si c’était du matin ou de l’après-midi !! Pour les courbes de poids, c’est à vérifier mais il existe les courbes de l’OMS, et il me semble que les bébés allaités sont au contraire plus “gros”

  7. A la lecture de ton article, je me suis souvenue comme c’est pénible d’entendre toutes ces versions présentées à chaque fois comme des vérités… j’ai eu des expériences diverses d’allaitement mais concernant le rgo, je dirai que ça m’a plutôt aidée!

  8. Hello! Je te trouve très courageuse de reconnaitre toutes les idées reçues que tu avais sur l’allaitement, c’est pas simple de se remettre en question. En tout cas moi je suis une maman allaitante (allaitement exclusif depuis la naissance de mon petit qui a maintenant 5 mois) et je vais peut-être pouvoir te rassurer avec mon expérience 🙂
    Déjà concernant les courbes de poids et tailles différentes pour les bébés allaités ou non, c’est en effet que le lait maternel est mieux assimilé, il n’y a rien en trop, juste ce qu’il faut pour répondre pile poil aux besoins du bébé, donc il aura plus tendance à grossir “lentement mais surement”. Après ça ne veut pas dire que les bébés allaités sont forcément plus chétifs… Mon loulou par exemple est sur la courbe la plus haute depuis plusieurs mois, alors qu’à la naissance c’était un petit bébé crevette. Cela signifie bien que mon lait lui a donné tout le carburant nécessaire pour bien se rattraper 😉
    Ensuite la qualité du lait, comme l’ont dit les autres commentaires, en effet elle dépend beaucoup de ton mode de vie mais comme le démontrent de nombreuses études, c’est toujours plus sain d’être nourri au lait maternel même si la mère ne mange que des fasts food et fume que au lait artificiel…
    Pour le reste, et bien je pense que tu n’as pas eu de chance et que tu as surtout vu des exemples négatifs d’allaitement, c’est dommage ! Moi je sors en journée pendant plusieurs heures d’affilée depuis que mon petit a une semaine. Si il a faim, hop je m’assois sur un banc et c’est parti pour une petite tétée ! C’est si discret que les gens viennent me parler sans même se rendre compte que j’allaite. J’ai déjà allaité au resto, au musée, dans un ferry, à la plage, dans un TGV… D’ailleurs je me fais souvent la réflexion que c’est tellement plus simple de sortir son sein que de faire un biberon !je trouve que l’allaitement, c’est l’option idéale des mamans baroudeuses: il n’y a rien à emmener en balade, ni poudre ni biberon ! , tout le contraire de la maman qui reste cloitrée chez elle !
    Ensuite, au sujet de la douleur, toutes les femmes sont inégales devant cette question mais il faut garder en tête que passé une semaine, si on a toujours mal c’est un signal d’alerte que quelque chose ne se déroule pas correctement. Il suffit juste d’aller voir une sage femme spécialisée en allaitement (elles sont nombreuses !) qui te montrera comment bien placer ton bébé au sein, vérifiera si un problème osthéo ne gêne pas sa succion etc… Je ne regrette pas de m’être accrochée personnellement, c’est un tel bonheur de tenir mon tout petit contre mon sein pour une tétée, et une telle satisfaction de se dire que c’est mon corps qui nourrit mon bébé.
    Après bien sur je suis pro-choix concernant l’allaitement, mais pro-choix éclairé, c’est à dire de permettre à toutes les mamans de disposer de toutes les informations nécessaires sur l’allaitement AVANT d’accoucher. Que le personnel soignants arrête de faire croire que certaines femmes ne PEUVENT pas allaiter (ça ne représente que 2% des femmes qui ont vraiment des raisons médicales particulières… Autrement on peut toujours allaiter si on est bien accompagnée), que c’est fréquent de ne pas avoir assez de lait (ça n’arrive que si la mise au sein s’est mal faite dès le début et qu’on n’allaite pas à la demande), qu’on ne peut pas allaiter avec un bébé RGO (beaucoup d’exemples contraires autour de moi!), qu’on ne peut pas allaiter si on reprend le travail (sisi, c’est carrément possible !)…
    Bref j’arrête mon message qui est déjà beaucoup trop long, si tu es curieuse et que tu aimerais aller un peu plus loin je te conseille à 2000% la chaine youtube et l’instagram de APASDEMOA qui répond à plein d’idées reçues et démonte les mythes concernant l’allaitement. Il y a aussi INANTESYOU qui a toujours de super conseils et infos. Bref tout un monde bienveillant et passionné de mamans qui allaitent !

    1. J’aime les longs messages moi :). Je fais partie de ces femmes pour lesquelles allaiter est contre indiqué du fait du traitement anti-épileptique. Mais cette recommandation varie selon les pays, très pratique pour s’y retrouver !
      Merci pour ces ressources aussi ! Ca pourra certainement aider des mamans qui passent par là

  9. C’est drôle j’ai eu exactement le même cheminement que toi. Personne autour de moi n’avait allaité, j’étais vendu au biberon avant même d’être enceinte. J’avais dû assister à une rencontre de la leche league comme journaliste et ça m’avait donné une impression très sectaire. Pour ma deuxieme, j’étais moins sûre déjà mais comme moi aussi j’ai un fort esprit de contradiction et les maternités ici étant très pro allaitement, j’ai refusé d’ouvrir la porte. Si j’avais un 3ème, je me demande si je ne tenterai pas. Ceci dit je suis pas mal vendue au biberon, au rythme qu’il donne, au partage de la parentalité qu’il autorise. Et puis je n’aime pas trop qu’on me touche la poitrine, pour parler crûment, alors je ne suis pas certaine de vouloir de ça non plus lol ! Sinon, j’ai quand même fait deux tétées, une pour chacune de mes filles, et ça n’a rien changé côté lactation ! Pour ma deuxième c’est finalement le bon dosage homéopathique qui a eu raison du goutte à goutte permanent.

    1. J’avoue que je suis pas fan des touchers de la poitrine aussi. Je suis énervée quand j’entends des gens râler contre les femmes qui allaitent en public, mais moi même je n’oserai jamais le faire.

  10. Je n’ai pas allaité mais je connais hélas bien le RGO et j’ai une amie dont le bébé est RGO sévère (malformation) et qui l’allaite toujours à 17 mois. Le LM est en effet liquide donc remontera davantage car incompatible avec les épaississants industriels. Néanmoins, il a de grandes vertus cicatrisantes (d’ailleurs on conseille d’en mettre sur les crevasses pour accélérer la cicatrisation). Les reflux attaquent donc moins vite l’oesophage qu’au lait artificiel. Ma puce nourrie au lait artificiel a fait une oesophagite du tonnerre à 1 mois seulement alors que son fils n’en a jamais fait.

  11. 3 bébés, 3 RGO.
    Le premier, grand préma, avait mon lait tiré épaissi à l’hôpital, ensuite j’ai lâché l’affaire au retour à la maison, il avait déjà 3 mois, parce que l’étape de l’épaississant à mettre dans le lait maternel était compliquée.
    Sa soeur a été allaitée jusqu’à ce qu’on trouve le RGO et je suis passée directement à du lait épaissi (je précise que j’avais envie d’arrêter l’allaitement de toute façon car je produis énormément et je dois me balader avec coupelles et téterelles ce qui enlève tout avantage logistique de l’allaitement.
    Le dernier a eu un RGO détecté hyper tôt car on s’y attendait. Je n’ai même pas essayé de l’allaiter, mais il avait du lait normal pendant 3 semaines.
    J’avais aussi entendu qu’un bébé allaité n’avait pas de RGO. J’hallucinais devant les bébés des copines/cousines couchés à plat dos, 3 min après la fin de la tétée, et pour qui tout se passait bien. Chez nous ça n’a jamais été le cas avant la nourriture solide. Et ils ont eu le droit au médoc en plus du lait épaissi, parce qu’ils ne font pas les choses à moitié. 🙂

    1. C’est sur qu’au bout du 3e … On avait aussi du lait épaissi en stock avant la naissance de Samuel ..

      C’est clair qu’un bébé couché sur le dos quelques minutes après la tétée j’ai jamais connu non plus XD

      1. Même en allaitant, il fallait faire faire des rots à mon fils sinon il hurlait (et j’ai mis un bout de temps à comprendre, pusiqu’on m’avait dit qu’il n’y avait pas besoin de rot avec l’allaitement)

  12. Ta démarche est super intéressante à lire ! C’est dingue le nombre de bêtises qu’on avait pu te dire en fait ! C’est ça qui me choque le plus , mais en y réfléchissant … on est super mal informée, il y a beaucoup de préjugés, on est nuls en allaitement en France ! C’est ça, le fond du problème !
    Pendant ma prépa à l’accouchement, dans mon groupe, on nous a juste demandé de nous inscrire soit dans la colonne allaitement, soit dans la colonne LA, et de fait on était séparées en 2 groupes la journée suivante … sauf que dans la logique, on devrait suivre les 2 journées d’information, pour faire notre choix en VRAIE connaissance de cause ! Perso je me disais que si mon allaitement foirait, ben j’y connaissais rien en biberons, donc je serai complètement paniquée !

    Pour les RGO, le problème est que la médecine est très limitée pour les traiter je crois… Après il existe des médicaments “pansements” de l’estomac (Gaviscon, Inexium…) plus ou moins efficaces selon les bébés.

    Les courbes différentes sont dûes aux différences de compo des laits, mais aussi au fait que les bibs sont donnés de manières : “X quantité à heure fixe” et donc la prise de poids est plus linéaire je pense, alors qu’en allaitement il n’y a ni quantité ni heure, donc la courbe est parfois (mais pas toujours) plus chaotique.

    1. Un peu pareil par ici “vous voulez allaiter ou pas ? Non, ben on fera pas la séance”. En même temps, les SF n’ont pas envie de “parler dans le vide” je pense étant donné que pas mal de mamans sont déjà sures de leur choix

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