Education / Gemellité

Jumeaux: ça va vraiment mieux après 3 ans ?

Ohalala, vous avez bien du courage avec deux, moi j’aurais pas pu !“. Si tu es parent de jumeaux, cette phrase tu l’as entendue autant de fois que tu as débouché ton flacon de vitamine D avec la ferme détermination de ne pas mettre tout à côté de la bouche de bébé ce jour là. Les premiers temps sont tellement épuisants que tu te prends à rêver à ces jours plus sereins où tes enfants auront acquis un peu d’autonomie. Si on croit la rumeur populaire, ce serait vers 3 ans, grosso modo au moment de l’entrée à l’école maternelle. Je me souviens avoir croisé sur une aire d’autoroute des parents de jumeaux fille/garçons de 4 ans qui nous avait affirmé qu’à ce moment là, ça allait mieux, qu’il fallait patienter, et qu’on tenait le bon bout.  On les a cru les larmes dans les yeux avec nos 2 bébés hurlants, nos 2 petits pots et biberon à réchauffer avec un seul micro-ondes, un sac à langer qui ne passerait même pas en bagage cabine sous le bras, et 6 heures de route dans le rétro. Alors, vérité ou honteuse intox destinée à te donner un vain espoir afin que tu ne les dépose pas devant le proche de la première église venue ?

Clairement, à 3 ans, tu peux un peu mieux respirer au quotidien.
Tu as passé un vrai cap

 

 

 

 

La logistique s’allège … et x 2 !

 

Fini les 50 kg de matériel à porter de tes petits bras dès que tu mets le nez dehors: adieu sac de voyage à langer, adieu poussette double dont la conduite pourrait te conduire à une VAE permis poids lourd. Plus de petits pots à emporter par 4 pour la moindre sortie de plus de 3 heures.

Maintenant, tu peux même envisager de sortir seule avec tes deux garnements. Bon officiellement, tu pouvais déjà le faire avant, mais soyons honnêtes: avec 20 minutes de préparation, 3 allers-retours dans les escaliers juste pour descendre tout ce petit monde avec les accessoires, tu réservais les promenades aux obligations, genre les multiples visites chez le pédiatre.

Avec le gain d’autonomie de tes maintenant jeunes enfants, il y’a un peu de lumière au fond du tunnel du soir. Tu peux même envisager de laisser l’autre parent gérer les soirs tout seul sans culpabiliser, et donc renouer avec ce vieux souvenir: avoir une vie sociale. Ca marche aussi pour les soirées en amoureux où tu peux les laisser à papi/mamie sans leur faire risquer un infarctus rien qu’en commençant à émettre la proposition de leur confier ton duo pour une soirée.

 

 

 

Tu commences enfin à respirer un peu financièrement

 

 

 

Si tu n’as pas prit de congé parental, tu peux sécher les larmes qui humidifiaient tes yeux à la signature du chèque mensuel à la crèche/assistante maternelle. Eh oui, point de tarif dégressif ou d’aide spéciale pour les multiples ma petite dame.

A 3 ans, ta facture couches/lait infantile/petits pots/divers accessoires de puériculture est réduite à néant (il reste peut-être juste les couches de nuit, mais un paquet te fait le mois). Toutes ces joyeusetés sont se transformées en frais de cantine et de périscolaire, peanuts comparé au tsunami financier dans lequel tu as été noyé les trois dernières années.

Tu peux à nouveau décrocher lorsque tu vois  s’afficher le numéro de ton banquier sur ton téléphone après le 15 du mois.

 

 

 

Beaucoup moins de remarques à la con

 

La disparation de la poussette double fait que ta tribu attire moins l’œil. Sauf certainement dans le cas des jumeaux monozygotes.

Qu’est ce que c’est agréable de se promener dans la rue sans se faire arrêter tous les 500 mètres pour nous demander si “c’est naturel ou bien … ?“. Note: cette question n’est PAS DU TOUT appropriée, et ne vous étonnez pas de vous prendre une réponse cinglante en retour.

 

 

Les apprentissages fondamentaux: done

 

 

 

Terminé la période d’apprentissage de la marche où tu as réussi le tour de force t’utiliser tes 2 mains pour en tenir 4, dans 2 directions diamétralement opposées, sans finir écartelée en place publique comme au bon vieux temps. Presque oubliée la phase d’apprentissage de la continence level jumeaux où tu ne rangeais même plus le seau et la serpillière, les dents qui claquaient à l’idée qu’ils ne soient pas “propres” pour la rentrée en petite section.

Tu peux maintenant savourer le plaisir d’avoir de longues conversations parfois aussi absurdes que métaphysiques. Et tu peux même écouter, discrètement, leurs grands débats.

 

 

Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l’espoir sans souvenir
J’écris ton nom
AUTONOMIE

(Poème de Paul Eluaud, Liberté, librement détruit détourné par mes soins)

 

 

 

Mais en fait, ne crois pas que les galères se soient magiquement envolées

 

 

 

Si tu as reconnu ce cher monsieur, tu peux en déduire ma série préférée lorsque j’étais ado

 

 

 

Tu tentes tant bien que mal de gérer les comparaisons constantes qui
souvent peuvent les blesser et/ou les énerver

 

 

 

Je crois que c’est réellement le plus gros challenge qu’on ait eu à relever depuis le départ. Ils ont exactement le même âge, ils forment une sorte de couple un peu mystique, ils attirent la curiosité. Il est tellement facile de céder à la tentation de les comparer constamment.  Je t’en avais d’ailleurs déjà parlé par ici. “C’est qui le meilleur à l’école ?” “C’est qui le plus sage ?“. Pour nous ce sont deux enfants différents et je m’en ballek de qui est le meilleur la dedans. Mais en milieu scolaire comme dans la famille élargie, c’est un autre défi.

Dans notre 4 murs et un toit, le problème est que Isaac a des points plus forts plus socialement valorisés que son frère. Il est le plus sage de la classe, il a un vocabulaire riche et un syntaxe parfaite, un grand sens de l’humour, il aime se mettre en scène. Il est en train d’apprendre à lire seul (et ne veut pas d’aide de sa vieille mère). D’un naturel altruiste, il veut aider son frère, en reprenant des mots d’adultes, les nôtres ou ceux qu’il a piqué à son enseignante. Sans le faire exprès, Isaac montre que LUI sait. Et là, Yoann se referme complètement. On voit à son regard, à ses expressions, qu’il est profondément attristé.

Pourtant Yoann est un petit garçon tout aussi éveillé, un matheux taiseux. Les chiffres, le rythme et son alternance dans les chansons, c’est vraiment SON truc. Une vraie calculette sur pattes ce garçon. Yoann se réfugie maintenant dans le mutisme. Il sait qu’il ne peut pas attirer plus l’attention par des mots, alors il se spécialise dans les grimaces et on entend presque plus le son de sa voix. Comme si on l’entendait parler, on allait forcément le comparer à son frère et ce serait pour lui un échec.

 

Je les félicite tous les deux, je les encourage chacun dans leur chemin. Mais impossible de cacher leurs différences, et la hiérarchisation qui en découle dans le regard extérieur. Et puis on nous dit qu’il ne faut jamais comparer, jamais leur dire que lui est peut être moins fort dans X mais qu’il assure plus que tout dans Y. Logique, maman valide le fait qu’il soit moins bon dans quelque chose. Ils ont coulé mon seul plan.

Parents de jumeaux plus grand, je vous offre ma gratitude éternelle contre un conseil avisé dans ce domaine.

 

 

 

 

 

 

 

Tu as le bonheur de gérer des conflits de plus en plus coton

 

Les premiers mois, les jumeaux sont dans la fusion, les câlins et les tétouilles mutuels. Tout mignon tout ça, tout ça. Mais ne rêve pas trop, ça ne va pas durer.

Tu as déjà vu naître les premières rivalités fraternelles au moment du terrible two. Ouai … sauf que là c’était assez soft et plutôt dirigé vers papa/maman. Au pire, tu as du négocier le prêt d’un jouet entre les deux zigotos (tu l’as compris le calembour avec monozygote/dizygote ? Bon ok je sors). En dernier recours, tu avais la technique du “oh regardes la bas un oiseau” pour les distraire, et ça a tout de même une certaine efficacité.

Mais vers 3 ans, nous sommes entrés dans la fameuse période de complémentarité et donc d’individualisation …  Et comme le terrible two, ça ne se fait pas sur la base de discussions apaisées sur nos sentiments réciproques et la recherche coopérative de solutions de compromis. NON. Blood, sweat and tearsmy dear.

Avec l’acquisition d’un langage, parfois fleuri, les disputes prennent une toute autre tournure. Surtout que maintenant, ils s’en souviennent de leur dispute d’il y’a 3 jours les bougres ! Et ils sont se ressortir les même amabilités bien marinées aux aigreurs mutuelles. Et niveau acquisition du concept de bienveillance et de pardon, on doit pas être encore dans la période sensible qui va bien.

 

 

 

 

 

Tu dois répondre aux besoins différents mais plus complexes de deux enfants
… en même temps

 

 

 

 

 

Lorsqu’ils étaient encore tout bébés, tu pouvais assurer un changement de couche avec tes mains, et bercer le second dans son transat avec tes pieds. Là tu peux oublier le  mode multitâches à moins d’avoir trouvé le secret pour expliquer à l’un le fonctionnement du moteur à explosion, pendant que l’autre voudrait que l’aide à terminer son bonhomme en gommettes. Et c’est là que commence pour maman un magnifique exercice d’équilibre et de voltige dignes des grandes heures du cirque Pinder. Parce que papa il a déjà un balais à la main pour gérer les restes de la bataille du petit déjeuner du matin, alors bon, tu essaie tant bien que mal de les faire rester à table au lieu de réclamer un 4e épisode de Pyjamasques.

Je ne sais pas si c’est le cas pour la majorité des couples gémellaires, mais chez nous, impossible de les séparer vraiment lorsqu’on lance une activité. Ils souhaitent tout faire ensemble … Mais bon vu qu’on a déjà dépensé la moitié des allocations familiales chez Gémo pour la garde robe d’été/hiver, la boite à couleur Montessori, tu l’as qu’en un seul exemplaire. J’ai essayé les DIY, mais franchement, vu la tronche en biais du résultat final, je ne peux pas leur en vouloir de ne pas y toucher.

Tu inaugures donc avec joie le concept de jalousie dans une relation fusionnelle.

 

 

 

 

C’est x2 plus le dawa au moment du coucher

 

 

 

 

A 3 ans, il est assez rare que les jumeaux soient prêts à dormir chacun dans leur chambre. Étant donné qu’ils ont le même âge, ils ont grosso modo le même rythme donc ils mangent, prennent le bain et se couchent le soir à la même heure. Sauf que c’est la super occasion de profiter que papa et maman aient le dos tourné pour retourner la chambre, avoir des discussions sans fin, et autres stratagèmes pour repousser le moment du coucher.

Et puis lorsque l’un est fatigué, le message ne passe pas forcément bien chez son frère. Alors tu as ensuite le bonheur de gérer la crise du “Mamaaaan il me laisse pas dooormir” “Maaaamaaan il me réveille encore !“. Et là tu reviens au première point: la gestion des disputes. La quadrature du cercle je te dis.

 

 

 

 

Alors c’est plus facile ou pas ?


Clairement, tu sors enfin la tête de l’eau et tu commences à retrouver un brin de santé mentale
Si tu n’as pas eu l’idée folle d’agrandir la famille, tu as même pu retrouver un semblant de nuit

Mais, tu dois relever de nouveaux défis, moins épuisants physiquement, mais qui te torturent bien plus l’esprit
Surtout lorsque ce sont tes aînés ou seuls enfants

Je me vois moins comme la nana manutentionnaire du départ (biberon, couches, porter tout le temps les zigotos à bout de bras etc)
J’ai des interactions plus riches et plus complexes avec eux
Donc de MON point de vue, clairement, c’est plus facile parce que je kiffe cette période,
pas parce que objectivement tout est devenu tout rose

 

29 Comments

  1. Haha ! Quelle sacrée épopée les débuts en tant que parents de jumeaux !!
    En tous cas, je suis ravie de lire que tu as trouvé ton rythme avec eux ! Et puis le point fort c’est que dans quelques mois, Samuel vivra la même période de l’enfance que tu aimes tant et dans quelques années, Aliénor aussi 😉
    héhé 😉 Alors ? Pas belle la vie ?

  2. je lis ton récit de ta vie avec tes jumeaux maintenant qu’ils ont trois ans, et diable… Cela me rappelle qqchose… mais oui, je comprends pourquoi je suis exténuée ! les miens ont beaux avoir 21 mois d’écart (pas jumeaux, comme tu le déduiras sans peine), ils se comportent EXACTEMENT comme tu le décris ! Se foutre sur la gueule tout le temps, être toujours ensemble, se piquer les affaires sans arrêt, etc… Je n’ai pas eu des jumeaux jusqu’au 2 ans de Lapin, mais maintenant, c’est tout comme 🙂

  3. Arrrgh ça ne s’arrête donc jamais ??! 🤪🤪🤪
    Ils ont 2 ans et demi ici, impossible pour nous de savoir s’ils sont monozygotes ou dizygotes, mais ils ont exactement la même relation et les mêmes « points forts et faibles » que les tiens. En ce moment c’est la mode de « moi je suis grand, y a que MOI qui peut faire ça ! »
    J’essaie d’expliquer que chacun a ses compétences mais, comment dire, l’argument ne fait pas vraiment mouche 😂
    Merci pour ces articles toujours intéressants sur la gémellité !

  4. Bravo pour ces trois ans ! J’imagine très bien les disputes… J’ai trois garçons, pas jumeaux, mais assez proches. L’ainé a 10 ans et les disputes avec son frère de 8 ans sont quand même beaucoup moins nombreuses. Peut-être que c’est l’âge du prochain cap ?

  5. Parmi les amis de mon fils, il y a des jumeaux et les parents nous ont dit qu’ils ont vraiment commencé à souffler quand ils ont eu… cinq ans ! Pour le multitâches, les activités en commun et les disputes, j’ai l’impression que c’est le cas dans chaque famille ayant des enfants rapprochés et petits.
    Bon courage !

    1. 5 ans … Allez encore deux ans à tirer ;). On a pas eu encore trop de problèmes du type disputes avec Samuel, mais bon à 18 mois c’est encore assez tôt. Mais il commence à devenir possessif avec maman et ce n’est pas au goût des plus grands …

      1. La petite montre clairement qu’elle n’aime pas quand quelqu’un me colle de trop près, que ça soit son papa, son frère ou sa sœur. Dimanche dernier, je lui ai acheté un petit piano (jouet) au marché aux puces de notre quartier et elle râle dès que son frère et sa sœur le touche, c’est la première fois qu’elle a ce sentiment de propriété par rapport à un de ses jouets.
        Entre les deux grands, ils jouent beaucoup ensemble, se disputent souvent, se réconcilient, jouent, s’engueulent, viennent dire que l’autre lui a mal parlé, etc. C’est assez usant ! Mais c’est normal, c’est la vie entre frère et sœurs.

  6. Je ne peux pas te donner de conseils car je n’ai pas de cas de jumeaux dans mon entourage. Je ne peux que tu dire que je trouve vos choix d’éducation judicieux et que j’ai vraiment l’impression que vous êtes à l’écoute de vos enfants.

  7. De quoi je me plains, moi avec mes 2 loulous de 3 ans et demi et 18 mois, plus la demoiselle à venir ? La façon d’écrire tes articles me fais bien rire, mais j’imagine que parfois ça doit être l’horreur avec trois enfants en bas âge plus une grossesse compliquée. Courage, à priori on s’en tire (nous sommes 4 enfants en 5 ans avec des jumeaux à la fin, et quand on parle de notre petite enfance, ma mère semble avoir oublié toutes les difficultés, ça semble trop facile). Et puis, visiblement, tu sais bien profiter des bons moments, ça aide à accepter les autres !

    1. J’ai remarqué qu’on développe une amnésie après les premiers temps. Je pensais me souvenir que les jumeaux ça n’avait pas été trop dur au niveau des réveils la nuit les premières semaines. Et puis j’ai retrouvé les cahiers de biberon/change des premiers jours. Ouaip .. le cerveau fait des miracles pour continuer à nous inciter à nous reproduire XD

  8. Très bonne description de la sitisitua ! Les miens ont 4 ans maintenant. On ne dort toujours pas puisqu’on a decidé de faire un 3eme qui a 2 ans et qu’un 4eme s’est invité dans notre joyeux bazard. Ça nous fait 4 enfants en moins de 4 ans, et depuis je suis en totale admiration devant les parents de triplés et plus. Par contre, on a toujours droit au ralc quand on sort tous ensemble ( “ils sont tous à vous “, “waouh vous avez du courage”), et un nombre impressionnant de gens se retourne pour nous compter. Je crois que je vais sortir avec une pancarte “oui on a 4 enfants !”.

    1. Idem, les parents de triplés sont mes héros ! Niveau RALC j’ai eu le droit une fois à “ah vous vous êtes faite avoir par le retour de couches ?” … Nope il a deux d’écart avec ses frères.

  9. Si vous voulez des conseils spécial jumeaux, voici les miens.
    Non je ne suis pas mère de jumeaux…
    Mais j’ai une soeur, monozygote (alors oui je confirme, ça attire toujours l’oeil, 35 ans après aussi, oui).
    Vous faites déjà beaucoup juste, d’essayer au maximum de ne pas comparer, de les pousser chacun dans leur voie, aussi de remarquer leurs points forts (mais attention à ne pas les enfermer là dedans quand même, la théorie des attentes).
    Pour le reste voici une petite liste qui me paraît indispensable à mettre en place (si ce n’est pas fait et dans la mesure du possible):
    – Ne les habillez jamais la même chose, ayez deux armoires séparées pour leurs habits. Oui c’est pas toujours facile, mais si vous aviez deux enfants avec juste 11 mois d’écarts vous le feriez, c’est pas tellement plus compliqué.
    – Mettez les dès que possible dans des classes différentes. Pareil, c’est sans doute moins facile mais si vos deux ainés avaient 11 mois d’écart vous le feriez aussi. Cela permet à l’enfant d’évoluer dans un cadre sans sa compétition et donc de se forger sa personnalité lui tout seul, comme tous les autres en somme.
    – Soyez strictes avec la famille élargie, les “amis” de la famille, le cercle scolaire, etc. PAS de comparaisons (reprenez systématiquement), et exit aussi simplement le qualificatif “les jumeaux” et tout synonyme. Arrêtez de parler d’eux comme d’un couple, ne laissez pas les autres le faire.

    Bon courage pour la suite (non ça sera pas facile, mais un jour ils seront adultes, on espère sorti avec brio de l’adolescence, et en phase avec leur frère, même s’ils se battent comme des chiffoniers à l’adolescence).

    1. Merci pour ces conseils ! C’est super venant d’une personne directement concernée !

      Je n’avais jamais pensé aux armoires séparées pour les vêtements vu qu’ils ont un stock commun. Mais en effet, leur laisser chacun un côté de l’armoire (comme ce sera le cas avec leur petit frère et petite sœur qui vont partager une chambre), ça permet de les individualiser.

      Ils sont dans deux classes séparées à l’école et c’est vrai que je suis convaincue que c’était le bon choix pour eux.

      Pour ce qui est du terme jumeaux, j’avoue que même des fois on doit nous-même se reprendre. Mais dans le cercle scolaire c’est l’horreur. Je suis la maman des jumeaux, ce sont “les jumeaux de l’école X” au centre de loisirs. Bref … Il faudrait vraiment que je profite du prochain RDV avec les enseignants pour en parler avec eux.

  10. Superbe article! Car oui, il vaut mieux en rire sinon on péterait très vite un câble. On a soufflé (un peu, un léger mieux) aux 3 ans de nos filles mais aussi grâce à la venue d’une fille au pair pendant 1 an à la maison (on a 5 enfant (13,11,8,4,4). Donc l’année entre 3 et 4 ans a été plus reposante. Surtout les nuits et il n’y a pas de secrets, quand tu as ton quota de sommeil, tu vois pas les choses de la même façon. Elles vont avoir 5 ans dans un mois, on n’a plus d’aide mais c’est enfin largement mieux!!!!! Les nôtres sont monozygotes, jamais habillées pareilles , avec chacune ses propres habits ( exeptions sous-vêtements et qlq gilets classiques), dans des groupes differents au jardin d’enfants ( on habite en Allemagne) et ne seront pas dans la meme classe à l’école qui commence à 6 ans. Par contre elles partagent la même chambre, on ne vit pas dans un château. Le mot “jumeaux” est banni de notre vocabulaire, famille élargie inclue. Mais ils ont pas compris tous ça ici dans mon entourage! On essaye de ne pas les comparer, valable pour les 3 grands frères aussi. Pour moi, c’est un vrai challenge cette education particulière et source de stress. Permettre et encourager leur developpement individuel dans cette dualité qu’elles ont depuis leur vie intra-utero.
    Pour en revenir au sujet, 3 ans un peu de mieux, 4 ans on respire plus.

    1. Pour nous aussi, dès que cela a été possible nous avons souhaité les séparer à l’école. Je rêve tellement d’une fille au pair … Mais malheureusement nous n’avons pas de chambre dispo

  11. Et bien ça semble quand même s’améliorer grandement pour vous à 3 ans. Ça me donne de l’espoir pour les miens 😂. Bon, petit point non négligeable, mes jumeaux ont 4 ans, et n’en sont pas encore au stade des tiens pour un paquet de choses… la faute à la grande prématurité, aux diverses maladies et séquelles de Mini2 (une grosse année de retard diagnostiquée chez lui, mise en place d’ une avs). Mais ont tiens le bon bout. Un avantage quand même, je ne peux pas dire « ça passe trop vite ! » , contrairement à ma fille, qui est devenue une petite fille à ses 6 mois. Aller, bientôt ils seront plus autonomes !

    1. La grande prématurité est une telle épreuve … et on en voit malheureusement pas le bout à la sortie de la néonat. Je suis vraiment désolée pour le retard diagnostic. Le plus important c’est que futur semble positif pour vous 🙂

  12. Je ne suis pas mère mais c’est con, si je le devenais, je crois que j’aimerai avoir des jumeaux/jumelles. Pourquoi ? Parce que tu en chies un gros coup au début et après, ils apprennent l’autonomie en grandissant, l’école se met en place… Mais en te lisant, je me dis que ça demande tout de même une MASSE d’énergie ! 😀

    A bientôt,
    Line de https://la-parenthese-psy.com/

    1. C’est vrai que si on a uniquement des jumeaux, on fait tout d’un coup et on est tranquille avec les couches en 3 ans à peine 😉

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