Au quotidien / Gemellité

Le casse-tête de l’éducation d’Isaac, mon hypersensible

Je vous parle rarement d’un seul de mes fils car je ne souhaite pas mettre en l’avant l’un au détriment des autres. Mais aujourd’hui j’ai envie de vous parler d’Isaac, mon premier fils, celui né 1 minute avant son frère jumeau. Isaac est un enfant qui défie les pronostics: c’était un embryon non viable, celui qui a s’est tenu assis/a fait du 4 pattes le dernier et qui pourtant à marché le premier, celui qui a prononcé ses premiers mots le plus tard et qui maintenant a un vocabulaire très impressionnant. Mais au-delà de ce petit garçon à la hargne digne d’un Rocky Balboa en herbe, se cache un enfant ô combien sensible dont l’éducation se révèle parfois un sacerdoce au quotidien. Comment lui apprendre les règles de la vie dans la communauté en tenant compte de ses forts sentiments ? Comment lui faire comprendre que ce qu’il a fait a pu blesser l’autre sans le blesser lui ? 

Depuis son entrée à l’école, on n’arrête plus Isaac: il tient constamment la conversation. Il fait de très longues phrases, il se perd souvent en route, bute sur des mots. Mais ses remarques sont percutantes et pertinentes. Il se prend même à reprendre papa ou maman: “Papa il ne faut pas manger trop de bonbons sinon tu vas avoir mal au ventre“. Mr G a rit, certes jaune, mais il s’est exécuté devant une telle démonstration de sagesse.

Il y’a bien sur ses innombrables questions qui te font courir l’air de rien sur Wikipédia, ton inaptitude à répondre à son interrogation appuyant par la même occasion sur le sensible bouton de la déliquescence de ta culture générale.
Et je m’empresse toujours de lui apporter une réponse.

 

Et pour cause: ce qu’il ne comprend pas l’inquiète au plus haut point.

Aussi veut TOUT comprendre LA MAINTENANT du haut de ses 3 ans: le fonctionnement du jour et de la nuit, du moteur de la voiture, du chemin de la nourriture dans son corps, de l’horloge, des étoiles etc. Comme sa chère mère à son âge. Ce sont bien sur des phénomènes et des fonctionnements très très faciles à expliquer en termes compréhensibles par un enfant de cet âge. Surtout lorsqu’il nous demande ce que c’est que les lois de la physique lorsqu’il l’a entendu à la radio …. Mr G étant le scientifique de la famille, je me suis empressée de répondre avec un air candide qu’il fallait qu’il pose cette question à papa.

 

 

Je sens cette angoisse permanente, cette insécurité lancinante qui trouble Isaac. Par exemple, il nous demande tous les jours si nous irons le chercher à l’école le soir. Pourtant nous n’avons jamais ne serait-ce qu’été en retard de +  de 5 minutes.
Autre exemple. Lorsqu’il essayait tant bien que mal de ne pas avoir d’accident à l’école, il se répétait comme un mantra “je sais que je peux le faire“.

 

Mais Isaac a une identité secrète.
Un joyeux mélange de Dr Jeckyl & Mr Hyde, de Hulk, et de Digimon
(parce qu’il reste mignon quand même).
Sa colère peut se déchaîner à tout instant, même d’une caresse d’une plume,
même pour un acte qui n’avait posé aucun problème la veille.

 

 

On lui demande de poser son jouet car il ne peut pas l’amener en classe ? On  va lui demander d’aller prendre son bain ? Il va se mettre à hurler ce jour là plutôt qu’un autre, son visage à se tordre et à devenir écarlate. Il va taper, mordre. Rien ne semble l’apaiser.

 

 

Lorsque mes enfants sont dans un tel état, j’applique la même tactique que celle que je recommande aux adultes
qui auraient l’idée saugrenue de venir me demander un conseil en rapport avec leur vie sociale:

Va t’isoler, reprends tes esprits, et reviens l’esprit plus apaisé.

 

 

 

Le meilleur moyen d’arrêter cette spirale infernale est selon moi de couper au maximum les stimuli extérieurs qui l’alimente. Alors oui, je demande à mon fils de rester dans sa chambre. J’ai surtout envie de lui transmettre pour plus tard cet automatisme de  toujours chercher à garder la tête froide plutôt que de rester dans le conflit avec flambée des émotions.

 

Mais mon but est aussi de souligner que ce type de comportement n’est pas acceptable en créant une discontinuité dans le temps et dans l’espace, une manière de matérialiser un stop. On ne tape pas, on ne mord pas, on ne se déchaîne pas physiquement contre quelqu’un, même si on se sent frustré. Il est difficile de raisonner avec un enfant qui est encore purement dans l’émotionnel, et ce tout à fait naturellement du fait de son âge. Pourtant à l’école, on attend du dit enfant de cet âge qu’il respecte les autres, qu’il attende, qu’il suive les règles de vie commune. Tout cela engendre forcément à un moment ou un autre de l’incompréhension et donc de la frustration.
On peut arguer que la société est pourrie est ne prend pas en compte les besoins des enfants. C’est très certainement vrai. Mais malheureusement cette société actuelle est notre réalité. Nos enfants doivent se fondre dans ce moule dans lequel se fondent la plupart de ses petits camarades à l’école (en tout cas dans notre école).

 

 

Mon rôle de parent est certes de favoriser l’épanouissement personnel de mes enfants,
de répondre à leurs besoins émotionnels, mais aussi les armer le mieux possible pour qu’ils puissent se sentir à l’aise dans leur environnement.

Toutefois, un enfant qui sera en difficulté à l’école, tant vis-à-vis de ses relations avec les adultes qu’avec les autres enfants,
sera selon moi plus en souffrance qu’un enfant qui aura connu une certaine frustration.


Je ne sais que trop bien comment sont traités les enfants un tant soit peu différents des autres
et quelles en sont les conséquences à plus ou moins long terme.

Isaac et Yoann ont des soucis de comportement à l’école et au périscolaire.
Je vois bien l’attitude des adultes qui est différente envers eux par rapport aux autres enfants.
Ils sont plus froids, plus distants, ont l’air exaspérés dès leur arrivée. Ce sont des humains, c’est normal.

Par ailleurs, mes fils sont repris par leurs camarades, parfois les autres ne veulent plus jouer avec l’un ou l’autre à la récré car c’est le “le petit garçon qui fait mal et qui est méchant“.


Au final, on en revient au point initial: s’assurer de son bonheur.

 

Mais les crises d’Isaac sont intenses.
Il a beaucoup de mal à revenir à un état de calme.
Ça peut durer de très longues dizaines de minutes.

 

La tempête intérieure le bouleverse totalement, le tourbillon de ses émotions à l’air d’avoir tout emporté sur son passage.

 

 

Il a TOUJOURS besoin d’un câlin pour se calmer totalement. Parfois, la colère ne cesse que lorsque le câlin arrive. Je lui donne sans rechigner, mais dans ma tête ça coince.

 

Tu les vois là les deux hémisphères de mon cerveau en train d’être gentiment écartelés ?

 

Que faire ?

Le laisser se calmer à chaque colère pour vraiment faire passer clairement le message que ce comportement ne doit jamais se reproduire
OU
le serrer dans ses bras pour répondre à son besoin émotionnel et faire qu’il puisse se calmer plus rapidement ?

 

Je ne veux absolument pas, d’une quelconque manière que ce soit, encourager, valider ou minimiser la gravité de son comportement. Mais, clairement, je ne pense pas que tout répressif soit adapté et pourrait faire encore plus de dégâts. J’ai déjà tenté le tout câlins, son comportement est devenu de plus en plus incontrôlable. Mais d’un autre côté, lorsque je le vois comme ça, mon envie première est de le prendre dans mes bras pour l’apaiser.

 

Alors boréal il est où le juste milieu ?

 

 

D’ailleurs je tiens à vous signaler le très bon article de Charlotte du blog Enfance Joyeuse sur le sujet. Il me donne de vraies pistes de solutions. Je ne peux pas mieux dire.

 

Si seulement j’avais une réponse claire à cette question. Un enfant est un adulte en devenir mais pas un mini-adulte, et c’est bien la ce qui complique la problématique.

Je réserve le câlin au moment où Isaac a entrepris “une action réparatrice”,
c’est à dire lorsque Isaac s’est excusé de son comportement et que j’ai pu lui réexpliquer pourquoi il ne fallait pas le faire.

 

Le grand exemple c’est lorsqu’il s’énerve à table et qu’il renverse son verre. Il connaît bien le mantra de maman “lorsqu’on renverse, on essuie“. Si on a éclaboussé son frère ou un adulte, on s’excuse et on va l’aider s’il en a besoin. Mais si on refuse et qu’on tape maman car on est énervé, là on va se calmer dans sa chambre car aucun comportement non violent et réparateur ne pourra suivre dans l’immédiat.

 

J’essaie de l’aider à identifier ses sentiments pour qu’il puisse mieux les apprivoiser.

 

Mettre des mots sur l’inconnu permet en général d’aider à faire retomber la pression.

Je sais que tu es colère car ton frère t’a pris ton jouet sans te demander alors que tu jouais avec. La colère n’est pas toujours facile à contrôler, je sais ça aussi. Maman aussi des fois elle est en colère. Mais répondre en tapant et en criant ce n’est pas acceptable car tu fais mal aux autres. On en doit jamais faire mal aux autres. Par contre, tu peux en parler à un adulte qui va t’aider à trouver une solution.

 

 

 

Mais la rébellion d’Isaac va au-delà de ses colères personnelles.
Lorsque son frère s’emporte, il doit également s’apaiser dans sa chambre
Et là Isaac se déchaîne autant que son frère en voulant le défendre

 

Il lui est même arrivé de frapper le parent qui conduit son frère dans sa chambre ! J’ai beau lui expliquer qu’il n’y est pour rien, que ce n’est pas de sa faute, que lui peut rester avec papa et maman, le retour au calme est difficile.
Mais je vous rassure il n’est pas envoyé dans sa chambre pour autant hein, sauf s’il a frappé quelqu’un pendant sa colère. Hors de question de placer la violence et l’empathie sur le même plan.

 

Mais pour autant, comment faire pour le soulager ce poids que doit-être
de porter les émotions de son frère autant que les siennes ?

 

Isaac revient souvent nous voir en nous disant: “Mais Yoann s’est calmé il peut sortir maintenant !” alors que ce dernier reprenait sa respiration entre 2 cris. Lorsque son frère refuse de s’excuser, il va lui spontanément lui parler pour lui dire de s’excuser parce que c’est comme ça qu’on doit faire.

 

J’ai beaucoup de mal à vraiment saisir l’ensemble des enjeux.
Est-ce que lorsque son frère a mal agit il pense qu’il a mal agit lui aussi tant ils sont dans la fusion ?
Est-ce qu’il n’arrive pas à gérer les émotions dégagées par son frère de qui il est si proche ?
Est-ce qu’il se sent responsable de Yoann ?

La relation gémellaire, aussi fusionnelle que complexe, rend encore plus insoluble cette équation.

 

 

Isaac est déjà très empathique vis-à-vis des émotions de son frère, voire des émotions des adultes.
Alors qu’on est encore un jeune enfant en proie à tant de difficultés pour gérer ses propres émotions,
comment réagir face à un tel déversement d’émotions venant de toute part ?

 

Le développement rapide du langage (avec une foule de nuances dans son discours) lui permet d’extérioriser en partie tout cela, mais je soupçonne que ce soit une infime partie.

Il a une telle mémoire qu’il apprend à se débrouiller sur de nouveaux sujets en un temps record. De plus, il entame souvent des conversations, il a un discours qui pique la curiosité le met en avant par rapport à son frère (qui ne le vit pas bien d’ailleurs, mais c’est un autre sujet) et l’invite à parler encore plus longtemps avec son interlocuteur. De fait, il est encore plus en position de récepteur par rapport aux émotions des autres étant donné qu’on est plus enclin à parler avec lui.

 

Sa sensibilité s’exprime de tant de façons.

 

Il est particulièrement sensible à l’art dans toutes ses formes. C’est une force, c’est un talent.

Il est fasciné par le maquillage, le mélange des couleurs. Il a une imagination débordante, il nous invente de longues histoires avec des extra-terrestres, des lutins etc. Peut-être que je pourrais lui trouver un exutoire de cette manière ?

 

 

Pour conclure cet article plein de questions, j’ai envie de vous dire rendez-vous dans quelques semaines ou quelques mois.
J’espère trouver une forme d’éducation qui permette de concilier bienveillance et fermeté.
J’aime beaucoup le concept de discipline positive que j’ai découvert ici.
On verra si j’arrive à appliquer ce type de principe et s’il en résulte un impact positif sur Isaac, ses sentiments et son comportement.

15 Comments

  1. On dirait le mien… Sauf qu’on a jamais réussi à le faire se calmer seul tranquille dans sa chambre, il se bat pour en sortir… et nous poursuivre dans la maison !
    A 4ans le cerveau commence à maturer gentiment, il y a moins de tempêtes d’émotions (plus de négociation par contre). Mais encore de temps en temps quand il y a trop de frustration il vient délibérément vider son sac de colère sur moi (y compris cris et tapes et griffures, le top). Cependant je vois qu’il essaie d’atténuer ou dévier ses gestes donc on progresse !
    Et le plus dur c’est l’entourage et le périscolaire 🙁 il a peu de copains à l’école 🙁
    Par contre j’ai eu comme parti pris de toujours accepter les demandes de calins de fin de colère, en interprétant ça comme une forme de réparation 🙂

    1. J’attends avec impatience les 4 ans ! Trouver des trucs pour évacuer la frustration si petit est vraiment d’une complexité … J’espère vraiment que les choses vont s’arranger avec ton petit bout 🙂

  2. Je ne peux pas trop t’aider sur la relation gémellaire… n’ayant pas de jumeaux mais je vois bien que ma cadette est très empathique et essaie toujours d’arranger les choses quand l’aîné fait des bêtises ou une colère. Elle va le voir, lui dit de se calmer, lui propose son aide, l’encourage et elle vient nous voir aussi pour négocier une punition plus légère, nous dire que son frère n’avait pas fait exprès, etc. Elle est bien consciente de ne pas avoir fait de colère ou de bêtise, je pense simplement qu’elle aime très fort son frère et déteste les moments de conflit et essaie donc d’apaiser la situation.
    Bon courage !

  3. Des mots qui résonnent totalement, tourbillon intérieur, colère dévastatrice à cause de cette banane qui a eu le malheur de se casser alors qu’elle lui ôtait la peau, besoin d’écoute, d’être rassurée, « cadrée »… Des choses que je descelle chez ma grande… Pas évident d’adopter une attitude « juste » face à cela et surtout de trouver l’équilibre entre son besoin d’affection et les règles que l’on souhaite véhiculer…

      1. Ho la la comme ce serait TROP bien… je pense que ça dépend des Sages-femmes. Pour le cours intitulé “le retour à la maison” je m’attendais à avoir des trucs genre soin au bébé, santé de la maman. Et la Sage-femme a fait une heure sur le thème “accompagner votre aîné dans ses émotions”!

  4. Il y a beaucoup de questions dans ton article et c’est aussi ce qui prouve que tu cherches à te remettre en question pour offrir une éducation qui te corresponds. Donc, je trouve ça super !
    Concernant le câlin après la colère, je comprends qu’il en ait besoin. Je ne pense pas que le lui donner te demandes de faire un choix entre fermeté et reconnaissance de ses émotions. Pour nous, avec nos yeux d’adultes, ca s’y apparente.. Mais si on se met dans la tête d’un enfant c’est différent 😉 Par exemple; il n’a pas encore les moyens de gérer son cerveau émotionnel. Il exprime ce qu’il a en lui avec tout son corps. Parfois, “trop”. Et il apprend qu’il “est allé trop loin” car vous le lui dites. A son âge, il n’a pas conscience du “bien et du mal”. Il agit avec ce qu’il a en lui et il apprend que tel comportement ou tel autre n’est pas toléré grâce à ses échanges avec vous. Ainsi, il réagit parfois violemment et vous demande un câlin car il en a besoin. Il ne “pensait pas à mal”. Il peut alors s’en vouloir de vous avoir “énervés”. Mais il sait que tu es sa maman et que ton amour pour lui est inconditionnel. Il te demande alors ce câlin.. C’est très complexe de toujours se mettre à la place des enfants car nous sommes adultes et nous pensons avec ce que nous sommes. Mais, ça n’empêche, que ca peut t’aider à comprendre ce qu’il se joue pour lui à ces moments là 😉
    J’espère que tu trouveras des solutions qui vous conviennent à tous les deux 🙂
    PS / merci d’avoir cité mon article, ça me touche beaucoup 🙂
    A bientôt !

    1. Merci, on essaie toujours de se remettre en question, c’est le seul moyen de s’améliorer ;). C’est tellement difficile de se mettre dans la tête d’un enfant en effet. Je trouve qu’on a que très peu d’infos sur le fonctionnement de nos petits. Mais les recherches vont tellement vite qu’il est dur de se tenir à la page.

  5. Je n’ai hélas aucune bille concrète à te donner mais toute ma compassion, ça oui! J’ai un modèle très très très similaire à la maison: une petite Bête très sensible, en constante recherche de compréhension du monde qui l’entoure, dans une agitation émotionnelle incessante, à l’empathie impressionnante, bref, c’est Isaac en fille et avec un an de moins! Quand elle est en tempête intérieure, ça prend immédiatement des proportions dingues et je ne résiste pas à la solution câlin! Néanmoins quand ça lui arrive en mon absence, c’est elle qui demande à s’isoler, comme quoi l’un n’empêche pas l’acquisition de l’autre! 😉 Mais je me l’imagine déjà en grande sœur et… on risque de s’amuser!

  6. Bonjour,
    mes enfants ont une hypersensibilité, un peu dans tous les domaines : odeurs, touché, gout, bruit, musique, art, poésie ect….et sont aussi à fleur de peau extreme (et moi aussi et ma soeur aussi).
    Cependant, ma mère (je t’aime maman) a pu établir un lien direct avec notre glycémie.
    si on mange environ toutes les 2 heures (des carottes ou je ne sais quoi entre les repas mais surtout pas de sucre rapide…), notre hypersensibilité est toujours la bien sure mais contrôlée.
    Si on s’écarte d’une certaine valeur, hypo ou hyper glycémie, on devient très space…
    on ne mange que des sucres rapides après les sucres lents, jamais d’emblée. Des repas a heures fixes, si on dépasse de 1 min c’est trop tard !
    En espérant que cette piste puisse t’aider…
    en attendant bon courage
    et sinon, il y a le psy 🙂 !!!!

  7. Je n’ai aucune expérience en matière de relations gémellaires mais je trouve que tu gère bien les crises. Le câlin me parait très important, comme Charlotte je pense que l’enfant ne voit pas les choses comme nous et qu’il est primordial de l’assurer, encore et encore, de notre amour même quand il a fait une bêtise.

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