On teste

Les culottes d’apprentissage Best Bottom : notre test

La propreté, c’est l’arlésienne de notre quotidien en ce moment. Isaac et Yoann répondent la bouche en cœur à notre question posée à un rythme proche du harcèlement: où doivent aller le pipi et le caca ? Dans le pot. Oui, mais rien. Et quand on les laisse tranquilles, ben .. pareil. Le conseil de tout le monde: leur retirer les couches. A froid, comme ça. Niveau bienveillance je pense qu’on est au niveau des égouts. Mais il fallait faire quelque chose (j’en parle ici). Donc nous avons voulu tester des culottes d’apprentissage, et google le hasard nous a emmené à celle de Best Bottom Diapers vendues par le site lilinappy. On a testé.

Ce test n’est absolument pas sponsorisé. J’ai choisi ce produit tout à fait librement et j’ai tout payé avec mon découvert autorisé.

J’ai entendu parler des culottes d’apprentissages au hasard des blogs. Et aussi lors de mes recherches intensives sur les forums pour voir ce qui avait marché chez les autres pour dire “au revoir président” aux couches. J’ai lu cet article, et puis aussi celui là, entre autre.

 

Au fil de mes lectures, j’ai pu voir nombre d’avis positifs sur les couches lavables en général, de leur facilité d’utilisation qui était loin d’être uniquement un argument commercial.

J’ai certes une conscience écologique, mais si cela complique vraiment mon quotidien, je reste chez mon ami pampers (enfin dans la vraie vie c’est des couches marque U en mega pack … Jumeaux, fauchés, tout ça tout ça).

Mais il y’a un argument qui a clairement fait pencher la balance pour les couches lavables : la présence de substances classées comme perturbateur endocrinien dans les couches jetables.

C’est une réflexion qui a commencé chez moi il y’a peu. Et aussi parce que je commence à être sensibilisée aux effets désastreux de ces saletés du fait de mon parcours PMA (procréation médicalement assistée pour ceux qui ont la chance de ne pas connaître).

Pour me lancer, j’ai fait simple: j’ai lancé une recherche Google. J’ai essayé de trouver un site de e-commerce qui me paraissait sérieux, de préférence français, et montée par une maman.

Parce qu’ELLES SAVENT

 

Je suis donc tombée sur le site LiliNappy qui correspondait à tous ces critères. Il proposait un petit guide pour bien choisir ses culottes d’apprentissage et les couches lavables en général. J’aime aussi que le guide ne pousse à l’achat en grande quantité. Ils insistent bien sur le fait qu’il faut tester le système des couches lavables avant d’investir. Et les infos essentielles sont reprises dans la description des articles. Parfait pour les novices tête en l’air comme votre serviteur (servante ? ça ne fait moyen en fait …).

Certaines culottes d’apprentissage peuvent s’utiliser au début de la grande aventure et d’autres plutôt lorsque l’enfant n’a plus que des petites accidents. Attention à bien tout lire avant de faire votre choix. Celles que nous avons choisi peuvent convenir à toutes les étapes étant donné qu’on peut adapter plusieurs tailles d’insert et donc varier l’absorption de la culotte.

Étant donné que l’utilisation du pot est plus qu’anecdotique pour nos aînés, nous avons voulu une culotte qui ait tout de même une absorption assez importante, mais qui permette quand même à nos fils de se sentir mouillés et donc d’associer cet inconfort au fait de ne pas aller sur le pot.

Certains y verront du conditionnement, j’y vois plutôt de l’apprentissage par les sensations ressenties sans toutefois se faire dessus en slip et se sentir humilié. Et aussi parce que je n’ai pas envie de nettoyer le sol toutes les 15 minutes, le tout X2.

 

 

Notre choix s’est porté sur les culottes d’apprentissage Best Bottom Diapers

 

Le matos en lui-même

Les culottes ont des designs attrayants et il y’a des motifs unisexe et autant de motifs garçon que fille. C’était également l’une des seules marques présentes sur le site qui permettait d’adapter pas mal d’inserts. Mention spéciale pour les motifs panda et espace qui a fait fureur chez nous.

Pour un deux enfants de 15-16 kilos nous avons opté pour le modèle taille L. Mais il paraissait un petit peu juste au niveau du ventre pour Yoann. XL semble mieux convenir aux gros bidous.

Nous avons acheté des inserts en microfibre taille S et des inserts FeetWet, très peu absorbants. #espoir. Ce sont les mêmes inserts que ceux utilisés pour les couches lavables classiques. Il y’a donc possibilité de les réutiliser.

Insert taille S
Insert FeetWet

Les voici côte à côté pour que vous vous fassiez une idée. A noter que les inserts S sont vraiment plus épais.

 

Il était également précisé qu’en début de propreté on pouvait utiliser des inserts taille M. Mais j’avais peur que l’effet mouillé ne soit pas assez gênant donc j’ai zappé. Et puis aussi pour limiter l’investissement financier soyons honnêtes.

Il existe également des inserts en bambou et en chanvre. Mais j’ai lu qu’il fallait les laver plusieurs fois avant qu’ils atteignent leur absorption maximum. Et j’ai la flemme, j’ai pris des inserts en microfibres. Pour être tout à fait honnête, les inserts en microfibres n’ont atteint leur absorption maximale qu’après un premier lavage, même ce n’était pas indiqué.

Vu que j’ai lu assez vite la description des inserts, je n’avais pas vu contrairement aux inserts FetlWet vendus par lots de 3, les inserts étaient vendus individuellement. J’ai déchanté à la livraison quand j’ai vu que je n’avais que 3 inserts pour deux enfants.

Il existe également des packs avec une culotte et trois inserts Feetwet. Mais en fait je l’ai loupé quand j’ai acheté les culottes. #têteenlair #boulet

 

La livraison sur le site Lilinappy et le coût de ces culottes

La livraison s’est faite dans les temps, rien à redire la dessus. Petit plus: pas besoin de créer un compte pour commander. On ne se retrouve donc pas avec des tonnes d’emails sur la super promotion de la semaine alors qu’on a laissé tomber les couches lavables depuis 2 ans

Pour deux enfants, la facture a été d’environ 200 €. C’est clairement un investissement.
Mais je pense que lorsque l’enfant est vraiment lancé dans la propreté, ça vaut vraiment le coup (cf. plus bas).

 

L’utilisation du barzingue

La culotte est dans une matière douce sauf la partie où s’attache l’insert qui est plastifiée. Certainement pour éviter que ça déborde trop en cas de petit accident.

Le système est plutôt simple: on attache les inserts par des boutons pression. Ceux-ci sont recouverts par un tissu doux pour éviter qu’ils gênent l’enfant.

 

Je trouve qu’il n’y a vraiment d’effet gros popotin. Peut être parce que les inserts sont très fins. Un petit comparatif: à gauche une couche classique, à droite la culotte d’apprentissage.

 

Ce sont vraiment des culottes d’apprentissage, pas des couches. Lorsque Yoann a lâché les grandes eaux dans sa couche, il a ruiné notre chaise de bureau. En cas de gros pipi tout y passe: l’insert et la culotte qui sont détrempés. Encore une fois, je sais que les culottes avec les inserts taille S et FeelWet ne sont pas adaptées aux gros pipis, donc je ne suis absolument pas fondée à me plaindre. C’est le jeu. C’est exactement le but recherché: que nos fils sachent que lorsqu’on attend trop, on se retrouve tout mouillé et que c’est loin d’être agréable.

On a vite abandonné les pantalons et on a décidé de les laisser en culotte pour limiter les dégâts et perdre le bonus écolo en utilisant 4 fois plus d’eau pour la machine.

Sauf qu’Isaac et Yoann qui n’en avaient absolument rien à faire d’être plein de pipi !

Genre je suis tout mouillé, oh well … Je vais quand même continuer à jouer. Mais je vais quand même attendre d’être sur une surface moelleuse et absorbante pour lâcher le tsunami. Genre la chaise de bureau, les chaises de la cuisine rembourrées.

Je me suis donc retrouvée à prendre cette leçon en plein dans la face: tant qu’un enfant ne l’a pas décidé, il ne sera pas propre. J’essayais de me dire qu’on peut tout de même essayer d’accélérer le processus dès que l’enfant à la capacité physique de se retenir. A la crèche les couches sont sèches à la sortie de la sieste et ils attendent le réveil pour commencer à les mouiller.

Ben non. En fait c’est quand ils l’ont décidé. Pas avant. Même si tu leur dit qu’ils ne vont pas passer le portail de l’école avec une couche. Essayer de les forcer c’est l’équivalent de tenter un créneau en te disant “mais oui je passe large” et finalement de te retrouver avec un phare en moins, une portière défoncée et un crédit renouvelable pour payer la cuisine de ton garagiste local.

Clairement les couches d’apprentissage ne sont utiles que lorsque l’enfant éprouve l’envie de se lancer dans l’apprentissage de la propreté. Sinon tu gonfles juste ton budget monsieur propre.

 

Et puis le miracle s’est produit un beau matin

Samedi dernier, Yoann s’est levé et nous a dit qu’il ne voulait plus de couche. Il voulait une culotte, celle avec les pandas plus précisément.

Il m’a vu prendre mon petit déjeuner. Je mange salé donc j’ai dégainé le gouda. Il m’en a réclamé. Honnêtement il en restait peu et j’avais juste pas envie de partager #mauvaisemère. Je lui ai dit que c’était que pour les grands, et donc pour les enfants qui vont faire pipi et caca dans le pot. Sur ce, il est allé sur le pot et est venu vers nous, la partie détachable du pot à la main “regarde maman, il y’a de l’eau“.

J’ai sacrifié mon gouda à la cause. Et il a fait pipi plusieurs fois dans la matinée. Mes tranches de fromage à croque monsieur y sont passées. Et puis au bout d’un moment, il a arrêté de réclamer. Il était juste fier d’aller tirer la chasse d’eau. Et la culotte n’a pas été mouillé depuis (sauf sieste et nuit hein, faut pas trop en demander).

Tu le sens ce mélange de joie, d’excitation mais aussi de peur que ça ne colle pas, que ça s’arrête à tout instant. Genre un first date, sauf qu’il est peu probable que tu félicites le date en question pour avoir été aux toilettes. Si c’est le cas, je ne veux pas en savoir plus sur ta vie sentimentale.

J’étais la première à dire que le “il peut devenir propre d’un seul coup” c’était du gros bullshit.
Mais bon, là je pense que je suis devenue croyante en cet adage.

Quand Yoann s’était décidé, les couches d’apprentissage ont vraiment eu une valeur ajoutée, vraie utilité pour l’aider dans ce chemin. 

Et ceci pour plusieurs raisons:

  • Il s’est senti plus en sécurité avec un vêtement de transition entre la couche et le slip. On se sent moins serré, on ne se retrouve pas du jour au lendemain sans aucune protection, lâché dans le vide. Je pense que la propreté est une étape importante, et l’enfant le sait. Le passage au slip est une autre étape importante, un autre pas très symbolique. J’aime laisser à Yoann le temps de digérer le passage à la propreté sans le brusquer vers une autre étape. Mon Yoann a toujours besoin d’être rassuré. Il saura demander les slips quand il sera prêt. Et la culotte peut faire illusion à la crèche ou à l’école ;). On nous demande qu’ils soient propres, pas de les mettre en slip. #failledusystème
  • Il ne voulait pas mouiller les motifs de son insert (ici c’était les petits dinosaures) Feetwet ce qui le motivait à demander le pot.
  • La culotte est plus facile à enlever que les slips classiques. Et en cas de petites gouttes avant l’arrivée sur le pot, on a juste à changer l’insert et Yoann peut garder les sacro-saints pandas.

 

En résumé c’est un produit que je recommande pour des enfants qui ont déjà manifesté un intérêt certain pour le pot, mais qui ont besoin d’un petit coup de pouce. Il a dans ces cas là une véritable valeur ajoutée et contribue à sécuriser l’enfant dans son apprentissage de la propreté. Et il est aussi d’une grande pour les parents pour éviter d’avoir à essuyer des petits pipis qui passent inaperçu jusqu’à ce qu’on ait les pieds dedans. 

Et pour conclure cet article, voici les fameux pandas.

 

11 Comments

    1. C’est sur que ce n’est pas LA réponse unique, mais ça peut être une aide. En tout cas ça l’a été pour Yoann. On ne perd rien à tenter quand la propreté tarde à venir

  1. Oh super, tu vois, he did it ! Yes, he dit it !
    Tu as raison, un enfant est propre le jour où il le décide, il suffit de trouver l’argument pour le décider : dans ton cas, le gouda 🙂
    Voilà une bonne chose de faite !
    Chez nous aussi Lapin est propre, sieste incluse, depuis la semaine dernière 🙂 Moi je lui ai un peu forcé la main, mais ça a marché ! il faisait dans sa couche juste pour m’embêter, je le voyais à son sourire en coin quand il se cachait pour faire ses petits besoins 🙂

    1. Je dois avouer que je ma tâte à forcer un peu Isaac. parce que là mine de rien l’échéance se rapproche .. Il veut faire comme son frère mais ça le frustre parce qu’il n’y arrive pas. Donc il rejette en bloc le pot. Je ne pense pas qu’il y ait une cause physique derrière ça mais on va aller faire un petit tour chez le pédiatre pour en être sur. Et ça ne fera de toute manière pas de mal de faire un petit bilan de son asthme

  2. J’avais entendu parlé des culottes d’apprentissage mais j’ignorais ce que c’était. La marque Best Bottom semble avoir une bonne réputation en général et ton article me conforte dans cette impression. 200€ je trouve ça cher car c’est le prix que j’ai mis pour passer aux couches lavables à 100% 😧, et encore que j’en ai trop ! Mais tu as acheté neuf, là est toute la différence 😉 ! Les inserts en microfibre sont mes préférés également.

    1. 200€ mais deux bébés ;). Pour un seul enfant le prix doit être vraiment plus raisonnable.

      Disons que pour tout ce qui est fesses de bébé je préfère acheter neuf car je ne sais pas trop avec quoi les couches ont été lavées. Et vu que mes fils sont pleins d’eczéma .. Mais c’est psychologique aussi je pense 😉

  3. Je connaissais les couches lavables mais pas les culottes d’apprentissage et je trouve que c’est une bonne alternative pour aider son enfant à devenir propre. A voir si je me laisse tenter pour Poupou vu qu’on débute l’apprentissage de la propreté. Quoiqu’il en soit c’est top que l’un de tes ainés soit propre ^^

  4. Je trouve ton article très intéressant ! Je te rejoins entièrement dans le fait que ces culottes peuvent être d’une grande aide lorsque l’enfant démontre déjà un intérêt certain pour l’acquisition de la propreté 😉 Si ces dernières peuvent être utiles pour l’enfant et pour son parent, que demander de plus? 😉

    1. C’est dommage que ce ne soit pas plus connu et recommandé pour l’apprentissage de la propreté. En plus on est souvent perdu car tout le monde met son grain de seul et personne n’a la même solution à proposer

  5. Je ne connaissais pas ces culottes, merci pour le partage ! Un petit espoir ! plus que quelques jours avant la rentrée en maternelle… Ici cela fait quelques mois qu’il ne veut plus de couches mais on a de 1 à 5 accidents les bons jours. Et les grandes eaux à chaque fois ! Et à la question pourquoi tu as fait pipi par terre et pas dans le pot, la réponse est toujours “parce que j’en avais envie de faire pipi par terre”… Bon là il faut que j’appelle Dolto à la rescousse, je suis clairemnet dépassée…

    1. Je te rejoins dans cette angoisse ! Le dernier fait d’arme d’Isaac est d’avoir fait pipi sur le tapis de l’ass mat alors qu’on y déposait son petit frère … Ils sont bien gentils de nous dire que ça peut venir avec l’école mais en attendant on voit les jours passer et notre stress déborder

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