Education / Maman féministe

Les laisser briser les stéréotypes de genre, à quel prix pour la sociabilisation ?

Opposant obstiné aux gender studies,  je te conseille de passer ton chemin. Ici on va parler de briser les stéréotypes de genre. Ceux qui enferment les petits humains dans des cases bleues ou roses dès la maternité. Oui, toi, et tes enfants, avez eu le droit à leur petit nuage rose ou bleu dès leur berceau à la maternité. Au fond, ça nous sécurise de savoir à quel genre appartient ce petit humain. On nous apprit que les petits garçons sont comme ci, que les petites filles sont plutôt comme ça.  On est moins perdus. Oui. Mais eux sont oppressés.

Cet article devait être publié à peu près en même temps que l’excellent article de Charlotte du blog Enfance Joyeuse sur le sujet que vous pouvez aller lire ici. Je ne pensais pas le publie pour ne pas la plagier grossièrement. Puis je me suis dis que plus on en plus parle, plus les problèmes pourront faire l’objet de débats et de réflexions.

Petite mise en contexte de la genèse de mes principes

J’ai eu des parents plus âgés que la moyenne, très vieille école.

La femme au foyer, l’homme au travail.
La femme qui surtout se la ferme et morfle en silence.
Le mâaale qui contrôle tout et ne doit jamais être contrarié.

Il serait faux de dire que la femme passait encore de la propriété tutelle du père à celle de son mari.
Une femme était libre .. jusqu’à ce qu’elle passe devant M. le Maire.
Ado j’avais coutume de dire, “la bague au doigt, la laisse autour du cou“.

Quand j’étais petite j’étais brusque, j’aime bouger, je n’aimais pas me coiffer ou faire les magasins. On m’avait offert une poussette pour balader mes poupées, comme c’est de coutume pour toutes les autres petites filles. Je faisais la course avec (et non les courses), les pauvres poupons passant par dessus bord dès le premier virage pris sur la corde.

Plus tard je voulais faire carrière, être indépendante financièrement et … indépendante tout court en fait. Je n’étais “pas comme les autres”. Je ne vous dis pas la déception pour ma mère lorsqu’elle a compris que ce n’était pas avec moi qu’elle allait parler chaussures et potins. Je me disais que je n’étais pas normale. Plus je me forçais à faire des trucs de filles, moins j’aimais ça.

J’ai grandi avec ces référentiels, mais j’ai vite découvert un autre monde grâce à mes études. Un monde où ce n’était pas un drame de ne pas aimer le rose, le shopping, et d’aller travailler à temps plein si on en a envie.

Aujourd’hui je pense que les stéréotypes nous limitent tous, femmes comme hommes.
Les inégalités en sont pas criantes dans ce domaine, ironie …

Je pars du principe que non les petites filles n’aiment pas naturellement le rose et les petits garçons le foot. Que c’est la société qui projette, consciemment ou non, ces préjugés sur eux.

Les gens adoptent souvent des attitudes différentes selon qu’ils sont en face d’un petit garçon ou d’une petite fille.
Et les catalogues de jouets, les activités extra-scolaires, et l’orientation tout au long du parcours scolaire
finissent de parfaire le mélange … ah non pardon,  la barrière.

 

Le monde ne serait-il pas meilleur si les hommes pouvaient rester à la maison sans se faire traiter de [mode politiquement correct /on] faibles, et les femmes qui souhaitent être de pures working girls sans enfants [mode politiquement correct /off] de féministes castratrices forcément frustrées et malheureuses (en 2017, pensée partagée par 37% (!!!!) de la population selon l’INSEE). Ben oui, on ose toujours plus taper sur les femmes, au sens propre comme au figuré. Et sur les homos car ils ressemblent à des femmes dans l’imaginaire collectif, mais là je m’égare.

Aujourd’hui je tente de laisser mes enfants développer leurs propres goûts, leurs propres rêves, sans tenir compte de leur genre.
Ils apprennent à manier le tournevis comme à faire une quiche, à aider à tondre la pelouse comme à faire une lessive.

Je différencie leur sexe biologique de leur genre, qui est pour moi une construction sociale.
Je ne hurle pas dès lors que je les vois jouer à la poupée en leur refourguant vite un gros camion à la place.
Rien n’est pour les filles ou pour les garçons.
Tout est juste pour les enfants (et certains trucs dangereux comme la scie sauteuse pour les grands).

Le comportement de mâle alpha classique: impulsif, bagarreur, fort physiquement, collectionneur de femmes qu’il utilise pour (r)assurer son égo, n’est pas du tout valorisé dans mon éducation. Je déteste quand on leur dit qu’ils vont être “des séducteurs”. Genre c’est la flatterie ultime de collectionner les femmes, femme comme objet-trophée hein. La philatélie aussi c’est bien comme hobby (et ça évite accessoirement de faire mal aux autres êtres humains). Ben oui, un homme qui fait passer les sentiments au premier plan, ça fait fragile, ça passe mal.

 

Tu vas me dire mais pourquoi si tôt ?
Ce sont juste des petits enfants !

Parce que les inégalités que l’on retrouve plus tard se construisent dès les premières années. On m’ a cataloguée filière littéraire alors que j’étais au CP !!! Parce qu’on développe la logique des petits garçons en leur achetant des legos pendant qu’on offre aux petites filles leur première dinette. Parce que sur les bodies des bébés il y’a déjà marqué “je suis belle comme maman” pour les filles et “je suis fort comme papa” sur les garçons. Les stéréotypes commencent tôt, la bataille commence à l’aube #marcheimperialedestarwars

Je pense d’ailleurs très sincèrement que l’égalité viendra de la mobilisation des hommes. Ce sont eux qu’on écoute le plus, alors s’ils portent un message, ils seront mieux entendus … et laisseront aussi beaucoup la place aux femmes pour s’exprimer !

 

C’est bien beau tous ces grands principes, mais au quotidien on fait comment ?

Les enfants apprennent par l’exemple. Avec Mr G on essaie de leur prouver chaque jour qu’un couple fonctionne beaucoup mieux lorsque chacun peut poursuivre ses objectifs, personnels ou professionnels. 34% des personnes interrogées par l’INSEE en 2017 pensent (encore) que tout la famille subit les conséquences des égoïstes mamans qui travaillent à plein temps. 

La répartition des tâches se fait également bien mieux lorsqu’on se base sur nos goûts personnels. C’est déjà moins une corvée.
Je suis donc en charge des comptes, de l’administratif en général et de la cuisine. Mr G excelle dans la lessive, dans les bains des enfants et la tonte de la pelouse. Quand on pense que 51% des personnes en 2017 pensaient encore que les femmes savaient mieux répondre aux besoins des enfants …

Lorsqu’on voit des images stéréotypées, notamment dans les catalogues de jouets, ou Stella dans Pat Patrouille (je suis une fille, la seule d’ailleurs #quota, donc je suis petite et je suis tout en rose !) je les pointe et leur dit que c’est UNE version des choses. Que c’est la plus courante, mais pas la seule.

Qu’on se comprenne bien, je n’essaie pas de faire adopter à mes fils un comportement féminin. Ce serait les enfermer dans une nouvelle case, l’inverse du but recherché. Ils adorent les camions, les voitures, ce genre de choses en général attribué au genre masculin, et je ne les bride pas dans cette voie non plus.  Je suis la première à kiffer ma race en leur achetant des tee shirt Batman.

J’essaie juste de créer un environnement favorable aux choix qui sortent de la dichotomie fille/garçon.
Dans le catalogue playmobil Isaac a tout naturellement choisi le camion, la tractopelle …la licorne et la princesse !
Pour son sac d’activité il a insisté pour prendre le sac rose avec le tracteur.

 

OUI, MAIS … PRINCIPE DE RÉALITÉ

Le monde extérieur fonctionne encore dans la dualité fille/garçons. Je le vois bien avec notre entourage qui a du mal à comprendre notre éducation sur ce point. Même nos amis de la même génération. Difficile de faire sauter une règle (tacite) millénaire (en occident tout du moins).

J’ai de la chance, la politique de la crèche sur ce point était tout à fait en accord avec la mienne. Ils pouvaient jouer à la dinnette, au coiffeur, choisir de la peinture rose en toute liberté. Leurs camarades baignent dans cette ambiance et donc ne portent pas de regard réprobateur sur eux. Ils sont dans un milieu protégé.

 

Mais en septembre, ils vont entrer à l’école maternelle.
Ils vont être baignés dans un milieu plus classique, moins ouvert et tolérant.

 

Je t’avais déjà parlé ici de la douleur que j’avais ressentie lorsque Yoann a subi des moqueries pour la première fois. Isaac est tout aussi sensible. Lorsqu’on raconte l’histoire du soir, toujours la même, le loup fini par se faire ébouillanter dans une marmite et s’enfuir. Je leur dit juste que le loup “a chaud chaud aux fesses”. Isaac me demande chaque soir, avec ses grands yeux inquiets, si le loup a eu mal.

Si un jour Isaac veut jouer avec la princesse et pas juste au chevalier qui va la sauver, il va souffrir des moqueries de ses camarades.
Il va rencontrer le regard réprobateur des autres adultes qui sont censés l’aimer inconditionnellement.

Il va ne pas comprendre.
Et de l’incompréhension naît la peur.

Est-ce qu’il ne souffrirait pas moins si je lui disais de faire comme tout le monde à l’école et le laissait libre uniquement à la maison. Ou carrément si je le laissais enfermé dans ces carcans sociaux ? Mais je n’ai pas envie de passer le message que ce qu’ils font “c’est mal”, car ça ne l’est certainement pas. Je n’ai pas envie qu’ils aient à dissimuler qui ils sont.

Tu le vois le dilemme là ? Rodrigue vas te coucher tu peux pas test #Corneillemonpoto

Mes fils n’ont pas à mener un combat que JE trouve fondamental. Je trouve ça fortement injuste pour un enfant qui n’a rien demandé et qui a besoin plus que tout de sentir un environnement bienveillant autour de lui.

Et si la société n’était tout simplement pas encore prête pour ça ?
Est-ce à mes enfants de payer le prix d’être en avance sur leur temps ?

Clairement NON !

 

La seule solution que j’ai trouvé aujourd’hui est d’essayer de leur expliquer la situation. De leur dire clairement que s’ils jouent avec la licorne les autres enfants vont pouffer de rire et certainement se moquer d’eux. Mais je veux  surtout leur expliquer pourquoi les autres enfants ont cette réaction et s’assurer que mes fils l’ont bien compris. Qu’ils puissent faire ce qu’ils veulent, mais en toute connaissance de cause. Les laisser libres, les laisser faire leur propres choix.

Leur faire confiance tout simplement

En fait, j’espère que tout ça va les révolter autant que moi et que ça deviendra leur licorne de bataille.

J’espère qu’avec leur candeur d’enfant tout ça va leur paraître tellement bizarre et inutile.
J’espère également que si mes fils décident de jouer avec le petit balais rose (pour faire comme papa à la maison) les autres enfants, voir rêvons un peu, leurs parents, vont peut être remettre en question les choses. Se dire que “ce n’est pas si grave après tout, s’ils sont heureux”.

Tolérer, accepter avant de banaliser. Ce serait déjà une première victoire.

 

Nota: l’étude de l’INSEE à laquelle je fais référence peut être consultée ici

16 Comments

  1. Un très bel article engagé ! Et comme tu le sais, je te rejoins en tous points… Je trouve que les valeurs que tu défends et que tu partages avec tes enfants sont belles et méritent d’être respectées par tout-un chacun. La tolérance devrait être le maitre mot en effet.
    PS / Au passage, merci d’avoir cité mon article !
    A bientôt,
    Charlotte.

    1. C’est normal d’avoir partagé ton article :). Je trouve ton raisonnement bien mieux expliqué que le mien ;). J’ai publié cet article uniquement pour donner mon expérience de maman

  2. Il est hyper intéressant ton article, tu as trés bien fait de le publier 🙂
    Je suis une femme, je travaille dans l’informatique, j’ai fait des études scientifiques, alors tu imagines bien que le sujet me parle.
    J’ai une fille et un garçon, et comme toi chez nous les jouets sont partagés.
    Ma fille a une boîte à outils pour imiter papa, et mon fils est dingue de la cuisinière de sa soeur, et surtout je considère qu’aucun jeu n’est interdit.
    Lorsque ma fille est entrée en petite section, elle a commencé à adorer le rose, et à refuser de porter du bleu, couleur des garçons dans sa petite tête.
    Au début, ça m’a déstabilisé. J’étais un peu en colère contre l’école. Et puis, je me suis aperçue que le problème ne venait pas des adultes, mais du groupe d’enfants.
    Et la maîtresse m’a expliqué que c’était son rôle de faire en sorte que toutes les activités soient mixtes, et toutes les compétences valorisées chez chaque enfant. Mais que le rôle du groupe social était important aussi, cela permettait aux enfants de constuire leur identité ‘sexuelle’ avec le groupe. (ou contre le groupe)
    je ne suis pas d’accord avec tout, mais depuis je ne lutte plus sur les goûts de ma fille. je la laisse choisir, mais je lui dis que ces choix doivent être dictés par ces goûts, et pas par des règles inventées dans la cour. j’explique, encore et encore, que ni les couleurs, ni les jouets, ni les vêtements ne sont destinés à un sexe particulier. C’est un peu épuisant, mais de temps en temps, je vois que ça porte ses fruits dans ses réflexions; et c’est encourageant.
    Ce long témoignage pour te dire que je suis tout à fait d’accord avec toi. Par contre, je pense que ce n’est pas utile de prévennir tes garçons que l’on pourrait se moquer d’eux pour tel ou tel jeux.
    Parce qu’en vrai, tu ne sais pas quelles réactions ils vont rencontrer. Peut être que d’eux même ils vont abandonner les jeux typés féminins à l’école, pour se conformer au groupe. Mais c’est aussi un apprentissage de la vie en société, qui leur permettra plus tard de se détacher de l’opinion générale. S’ils savent qu’à la maison ils ne seront jamais jugés sur leur jeux et leurs goûts, alors ils l’intégreront comme quelque chose de naturel, et c’est l’inverse qui leur paraitra incongru !

    1. Clairement le groupe est un facteur majeur. Mais il ne faut pas oublier que souvent dans la bouche des enfants on retrouve les idées des parents et c’est ça qui m’attriste le plus.

      J’ai la chance d’habiter maintenant dans une ville où cohabitent plusieurs cultures car c’est une ville universitaire avec énormément de labos de recherche. J’espère que ce meltingpot permettra d’ouvrir un peu les perspectives des gens. Mais je ne me fais pas non plus des illusions démesurées …

  3. j’aime, j’aime, et mme, je re aime ( en parfait francais).Ton article reflete exactement mon fond de pensee ! (mince, je n’arrive pas a accentuer certaines lettres). Le plus grand de mes garcons est ultra sensible, aime les musiques chantees par des filles, il aime le violet (sa couleur preferee !). Et tout comme toi, j’apprehende le jour ou il sera dans la cour du CP. Peur qu’il soit incompris et moque, peur qu’il m’en veuille de l’avoir laisse aimer des choses de filles, entre guillemets. Je suis egalement contre le fait de cataloguer les jouets dans des rayons roses pour les filles, bleus pour les garcons. Malheureusement, c’est un dur combat, je ne suis pas sure que les gens soient vraiment prets a oublier ce concept. Merci pour ce bel article. Si tu le souhaites, je t’invite a aller sur mon blog lire l’article qui s’appelle : il aime le violet, et alors ? Biz

  4. Bonjour à tous,
    Je viens de lire ton article, je lirai plus tard celui que tu as cité au début mais je voulais juste te dire que je partage totalement ton point de vue.
    Mon grand (7 ans) a eu une phase d’allergie au rose et au violet et des réflexions “sexistes” vis-à-vis de ses sœurs. Nous en avons beaucoup parlé, notamment de la notion de jouet pour fille ou pour garçon. Je lui ai demandé pourquoi le ballon de foot était un jouet pour garçon ? Ce qui différenciait les filles des garçons ? Et donc, pour finir, si on jouait au ballon avec son zizi ? Il a bien ri (j’espère juste que je ne vais pas lui avoir donné l’idée d’une nouvelle technique au foot !) et j’ai l’impression qu’il a compris ce que je voulais faire passer comme message.
    Pour les filles, je trouve ça difficile. Ma moyenne (4 ans) est, depuis un an, devenue très fifille. Elle veut mettre des robes, du rose et du violet. Elle nous parle de licorne, de fée, d’Hello Kitty et de toutes les niaiseries inventées pour les petites filles. On la laisse faire. Elle met des robes, elle met du rose, elle joue avec des licornes et nous parle d’Elsa et d’Anna…
    Je veux qu’elle se sente l’égale de son frère mais faire parti du groupe, être reconnu par ses pairs, c’est très important quand on est enfant et adolescent. J’aimerais lui éviter de se sentir à part, d’être complexée comme j’ai pu l’être. Si on est trop différent des autres par son look, son attitude, ses réflexions, on prend le risque d’être exclu.
    C’est difficile en tant que parents… Il faut trouver le chemin médian entre nos valeurs et celles de la société.
    Bon courage à tous les parents et bravo pour tes articles,
    Catherine

    1. Merci beaucoup déjà :). C’est vraiment l’effet de groupe qui me fait peur. Je fais souvent cette réflexion aux garçons/hommes qui refusent de faire une tâche de fille ou qui ne veulent pas que je fasse une tâche de mec: je ne savais pas que ce qui pendouille entre tes jambes t’empêche de passer l’aspirateur/ excuse moi, je ne savais pas qu’on allumait une perceuse avec la forme phallique située dans ton pantalon

  5. Tu as très bien fait de publier cet article qui ne me parait pas du tout être le plagiat de celui de Charlotte, pour moi ils sont complémentaires. Je trouve tes propos justes et comme toi je fais très attention à ne pas enfermer mn fils dans un genre en particulier. Il fait la cuisine avec son père et moi, passe l’aspirateur avec son père, étend le linge avec son père (oui, l’homme est plus doué que moi pour les tâches ménagère), joue à la poupée, …
    Mais je pense, et j’espère qu’un jour les choses changeront, notamment grâce à des articles comme le tien et celui de Charlotte !

  6. Je me retrouve en tous points. Tu le sais, chez nous ce n’est que des filles. La diversité de jeux et de couleurs a toujours été importante pour nous, la liste de naissance de notre première indiquant même «svp pas de rose», pas parce que nous y étions allergiques mais parce que ça aurait été la porte ouverte à un défilé monocolor… À date, elles sont relativement bien balancées, aiment des choses assez diverses. Elles ont été les premières à me montrer que les cases ne peuvent pas les contenir, ma première, adoratrice des poupées et très calme, est aussi un esprit très rebelle et très indépendant; ma deuxième, qui adore les déguisements, les chants, le maquillage, est aussi une vraie boule de nerfs, qui escalade tout et défierait n’importe quel enfant à la course ou en vélo. Le seul obstacle que j’ai rencontré jusqu’ici c’est une éducatrice de garderie qui interdisait aux filles de choisir une assiette bleue le midi, et aux garçons une rose, au motif que c’était des assiettes de garçons/de filles. Elle est partie en congé mat avant que j’ai pu m’en mêler mais je n’hésiterai pas à le faire si elle recommence à son retour… L’école ne commence que cette année pour nous, on verra comment «le groupe» influe sur ma fille. Jusqu’ici on a réussi à désamorcer la plupart des idées du type «Mais c’est pour les garçons/pour les filles…»

    1. J’aime beaucoup cette mention sur ta première liste de naissance :). J’aurais du mettre la mention “pas de bleu (mais lachez vous sur le vert on adore ça !)”. La vraie difficulté commence en effet avec l’école. Mais j’hallucine pour l’éducatrice … Ce sont juste des assiettes

  7. Je suis d’accord avec ton article. Perso, mon fils a une petite cuisine du célèbre Suédois, un poupon qu’il adore et franchement je trouve ça chouette qu’il a ce genre de jouets car bon je pense qu’il faut que les filles ou les garçons ne soient pas catalogués par un genre en particulier. J’ai une copine dont le fils adore Hello Kitty et je trouve ça top. Notre société a encore beaucoup à faire là-dessus je pense et c’est à nous d’élever nos enfants pour qu’ils ne soient pas embrigadés dans des genres bien définis selon leur sexe.

    1. Je pense aussi que malheureusement ça dépend des milieux. Pas forcément des milieux sociaux ou religieux d’ailleurs. Plutot des familles où le poids de la tradition est encore très présent. C’est dommage, tout le monde se trouve limité

  8. Ici la descendance adore manipuler les outils de bricolage de son père et, kiff le plus total, monter tout en haut de l’escabeau 😂. À 15 mois elle n’a pas encore de goûts particulièrement marqués (enfin si, le chocolat 🙈) et j’essaye de varier les jouets, les couleurs… Ma mère est très culcul ponpom et je dois filtrer, certaines tenues rose fushia à paillettes avec licorne c’est impossible pour moi 😂.

  9. Bravo pour cet article dont je partage l’ensemble des idées ! Et comme tu le dis, ça ne fait jamais de mal de répéter ce genre de message bien trop peu entendu dans notre société encore trop patriarcale.
    Par contre, étant maman de deux petites filles, je réalise que le dilemme auquel tu es confronté ne m’était pas venu à l’esprit : forcément, les activités / goûts / choix associés au masculin dans notre société sont toujours plus valorisés que leur pendant féminin, donc encourager mes filles à les explorer ne les expose pas aux critiques ou aux moqueries, et ça, c’est bien plus simple à gérer !
    En tout cas, bravo à toi, à vous, d’éduquer vos petits garçons dans cette voie de tolérance et de liberté si nécessaire !

    1. Merci pour ce beau compliment :). Effectivement dans notre société patriarcale le féminin est dévalorisé par rapport au masculin. C’est aussi pour ça que les hommes gays sont moins bien acceptés que les femmes lesbiennes. Ils sont considérés comme efféminés donc inférieurs.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *