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Lorsque tout s’arrête pour elle

Je devais vous parler de la démarche diagnostique de mon syndrome d’Asperger. J’allais râler sur les délais d’attente interminables, sur l’emprise de la psychanalyse sur la psychiatrie en France qui rend si difficile un diagnostic correct. Et puis, j’ai vu le post de To be mummy. Lorsqu’elle nous a fait part de la pire douleur qui puisse exister: celle de perdre un enfant. Son mini-Loup s’est éteint soudainement. Toutes mes pensées vont vers cette famille qui a déjà tant enduré depuis quelques temps. La vie est d’une injustice cruelle. Sa description de son retour à la maison est je crois un des textes que je pourrais jamais oublier tant il est fort.

Je pense sincèrement qu’il n’y a pas de mot ou de geste qui puisse apaiser cette douleur qu’il m’est impossible d’imaginer. Juste essayer de faire de tout ce qui est possible, derrière nos écrans, pour lui montrer qu’elle n’est pas seule. Pas seulement maintenant, mais aussi dans quelques semaines, dans quelques mois car la douleur ne s’éteint pas comme ça.

Son fils avait un sourire magnifique, une joie de vivre apparemment très communicative. C’était un magnifique petit garçon, ce sera toujours un petit ange.

Lorsque j’ai lu son post ce matin là, j’ai serré mes enfants un peu plus fort avant de les laisser à l’école et chez la nounou. Comme elle nous l’a si bien dit: n’oubliez pas de profiter de vos enfants, de vous créer des souvenirs.

6 Comments

  1. Merci d’avoir écrit ce texte. Je ne suis pas blogueuse, je suis juste lectrice et je commente parfois mais on s’attache à des personnes dont on a l’impression d’être proches par la philosophie de vie, des petits points communs. Je n’ai pas d’idée de la façon par laquelle nous pourrions la soutenir, à part lui rappeler que nous sommes là pour la lire et lui apporter un réconfort que j’ose espérer plus que virtuel. J’ai appris la nouvelle avant de prendre un train saturé et j’ai trouvé tellement dérisoires les plaintes des personnes autour de moi. J’avais envie de hurler et de ne pas retenir les larmes. Le soir, même réaction que toi, j’ai serré mes deux enfants et je les ai regardé dormir. Carpe diem. La vie peut être si cruelle parfois.

  2. Je suis bouleversée depuis ce soir-là …. Je regarde ma fille en déplorant toutes les minutes que je passe loin d’elle… et je crie à l’injustice, injustice de la vie qui peut tout balayer d’un battement de cils ….

  3. Depuis avant-hier soir, quand j’ai découvert cette terrible nouvelle, je ne fais qu’y penser. Je ne la connaissais pas « pour de vrai » et pourtant j’ai suivi toutes ces aventures, sa grossesse, son quotidien… Je ne trouve pas de mots pour adoucir leur désespoir… Merci pour ton texte, j’en ai aussi un en stock mais je n’ai pas osé cliquer sur publier…

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Enchantée, je m’appelle WorkingMutti et j’ai 29 ans et 4 enfants en 4 ans.

Je suis une working mom féministe, épileptique, inadaptée socialement, un peu garçon manqué (et souvent à côté de la plaque) d’Isaac et de Yoann, des jumeaux nés en octobre 2015 et de Samuel né en novembre 2017. Aliénor est venue compléter notre famille en 2019.

 

Des enfants très rapprochés. Je vis avec Mr G en région parisienne. Ici vous trouverez tous les sujets qui me donnent envie de l’ouvrir, et je suis très bavarde ! On parle vie de famille bordélique, réflexions et approximations éducatives, participation au déficit de la sécu du fait des pathologies de maman et des enfants, et puis de ma vie de femme aussi.

 

J’apprends chaque jour mon métier de maman. Je construis petit à petit ma méthode d’éducation avec un supplément de câlins et une dose de bienveillance. Je suis une maman work in progress.

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