Au quotidien / Capture d'instants

Notre rencontre avec Mr G, les poissards du destin

Vous l’avez demandé, voici l’histoire de notre rencontre avec Mr G. Oui, il y a de quoi faire un article entier. C’était un peu “mais vous allez vous rencontrer m*rde !“.

 

Il faut savoir que Mr G et moi sommes originaires de contrées situées à des milliers de kilomètres. Ce qui rend la suite de l’histoire encore plus … étonnante.

 

 

La fois où on ne s’est pas rencontrés Strasbourg

 

Tous les matins, je prenais le train TRES tôt pour me rendre à la fac.

 

Mr G était aussi embarqué à bord, tous les matins. Je me souviens de ce matin où je voulais juste dormir une demi-heure, récupérer de mes “galops d’essai” (qui comptent pour un quart de la note finale, mais passons). J’entends une bande de pignoufs de jeunes hommes de très bonne humeur malgré le fait que la montre affichait à peine les 7h. Mais QUI a idée de jouer aux cartes genre fin de soirée à cette heure là ? Je me suis retenue d’aller leur balancer à la tronche les tréfonds de ma pensée. Ou de les assommer pour qu’ils rejoignent avec moi les bras de Morphée.

Devinez qui était l’un des joyeux participants à ces jeux quotidiens ? Avouez que “Bonjour, Fermez-là. Au revoir” n’aurait pas été propice à un intérêt mutuel.

 

Nous prenions ensuite le même tram, pour s’arrêter au même arrêt,
pour aller rejoindre des bâtiments à 200 m d’écart.

 

 

 

 

 

La pause déjeuner venue nous allions chercher notre sandwich au même endroit

 

Qui, je le maintiens servaient les meilleurs sandwichs du monde. Nous allions aussi souvent prendre un café post-repas ou en creux entre deux cours dans le même établissement.

Bon après c’était mourru car Mr G a eu l’idée saugrenue d’aller faire de la recherche au pôle sud.

 

 

 

 

 

 

Je sais aujourd’hui que ce n’était pas le bon moment pour nous rencontrer

 

J’étais en fac, je ne cherchais pas relation amoureuse. Je n’avais ni le temps, ni l’intérêt. Les études de droit sont chronophages et épuisantes, surtout lorsqu’on ajoute un beau temps de trajet quotidien. Je n’avais qu’un seul but en tête: réussir. Ne pas passer mes semestres au rattrapage mais construire un dossier en béton pour la suite, et notamment l’entrée dans des filières sélectives.

Et Mr G était sur le départ pour partir au bout du monde pendant 18 mois.

 

 

 

La fois où on s’est pas rencontrés à Grenoble

 

Il habitait dans le quartier de la gare, je prenais le train toutes les semaines. On y était en même temps.

 

 

 

La fois où nos mots se sont croisés

 

Mr G avait un copain qui lui avait mis en ligne un profil sur un certain site dont je tairais le nom. Une copine m’a demandé de m’inscrire avec elle sur ce même site, par solidarité. J’ai en effet créé un profil … mais j’ai décidé de le rendre complètement WTF. Tout ça n’avait absolument aucun sens, était brutalement honnête et parfois méprisant, et était destiné à faire fuir les potentiels candidats. Sauf que quelqu’un a apprécié ce caractère WTF.

 

 

 

 

 

Toujours dans l’optique de rester dans la 7e dimension, et en faisant une sorte de test, ma première réponse a été très simple: “C’est quoi tes opinions politiques ?“. LE truc dont on évite de parler en général. Mr G a trouvé cette question fort intéressante, j’ai trouvé sa réponse fort intéressante.

S’en suivit 6 mois de correspondance journalière façon roman épistolaire. Le pauvre Mr G a bien galéré pour que nous puissions nous rencontrer IRL. Mea culpa, les mecs et moi, c’était … compliqué.

 

 

 

La fois où on s’est pas rencontrés à Rennes

 

Ben oui, parce que entre temps, j’ai déménagé de Grenoble à Rennes …. juste à côté de là d’où vient Mr G. Qui était resté à Grenoble.

 

 

 

Là fois où on s’est rencontrés (ENFIN) à Grenoble

 

J’ai pris le train et il devait m’attendre sur le quai de la gare. On s’était déjà parlés en vidéo donc j’avais une idée de ce à quoi le monsieur ressemblait. Mais bon, de nuit, de dos, c’était pas forcément évident. Et puis je ne savais pas comment le saluer.

 

Du coup, j’ai opté pour la seule approché logique.
Littéralement sauter sur le dos façon saute mouton sur le gars qui semblait être lui.

 

Voilà, le jour où je l’ai rencontré, j’ai failli l’écraser et l’emmener à l’hosto.

 

 

La suite vous la connaissez, ils se marièrent (madame très enceinte)
et eurent beaucoup d’enfants (officieusement pour les allocs car c’est rentable cette histoire).

7 Comments

  1. J’adore ton récit et notamment ces rencontres improbables qui n’ont jamais eu lieu. Vous avez beaucoup bougé tous les deux. Je suis peut-être la seule mais faire de la recherche en Antarctique, ça me fait rêver. Enfin vues les conditions… peut-être pas 18 mois… une semaine me suffirait pour vivre mon rêve !

  2. C’est trop chouette tous ces petits signes du destin! J’adore quand rétrospectivement tu peux lire comme ça, dans les petites lignes, qu’il y avait quand même quelque chose qui a poussé un peu, alors que c’était pas gagné! C’est aussi le cas, pour des raisons différentes, avec mon chéri. Sans quelques petits coups de pouce, et à si peu de choses près, on aurait sans doute manqué quelque chose! Vertigineux de se dire que tout ça, et les enfants qui en sont nés au final, aurait pu ne jamais exister…

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