Education

Nous ne sommes pas snob, nous voulons leur laisser le choix

Mr G et mois venons tous deux de familles modestes. Nous sommes ceux qui sont différents, les premiers à avoir été en fac, à avoir avoir des postes de cadre dans des domaines un peu “intellectuels”. Si on rajoute à ça que nous avons un fonctionnement haut potentiel (j’en parle ici), autant te dire que nos sommes des extra-terrestres pour nos cercles familiaules proches qui nous ont vu grandir. Nous accordons beaucoup plus d’importance à l’école (et au choix de la dite école), à la place des activités culturelles dans nos sorties avec les enfants, le vocabulaire employé avec eux. Bref, dans nos principes éducatifs sont différents.

Nous passons donc pour des parents snobinards qui ont oubliés d’où ils viennent. Mais je ne suis pas d’accord.

Notre prétendu côté snob vient certainement de nos histoires de vie

Ce que je vais dire par la suite ne se veut en aucun cas insultant ou méprisant. Je me contente de raconter en tout honnêteté notre expérience.

Attention je vous parle de la campagne reculée d’il y’a 20/30 ans de cela, gardez le bien en tête.

Plantons le décor: Mr G et moi venons de villages de moins de 1 500 âmes. Aucun de nos parents n’a eu le bac.
Niveau activités culturelles nous avions le droit de regarder C’est pas Sorcier. Et c’est tout.


Nous n’avons aucune rancœur la dessus vis-à-vis de nos parents.
Ils n’avaient aucun intérêt pour ce type de loisirs et par conséquent ne savaient même pas ce qui se tramait dans le coin dans ce domaine. Spoiler Alert: pas grand chose.
Pour eux la meilleure école était celle du bourg, sans aucune autre raison autre que parce qu’elle était à côté. Et les musées c’était loin et c’était rasoir.

Plus nous validions d’années d’études, plus nous avons vu le monde autour de nous changer.

Nous avons quitté nos villages respectifs pour de grandes villes. Une autre manière de vivre, un accès plus facile à la culture, une ouverture sur le monde,. Un endroit où la vie ne se limitait pas à un rayon de 10 km autour du clocher et où le paroxysme de l’éclate n’était pas le bal des pompiers.

Un exemple très parlant  pour moi de ce monde en vas clos a été pour moi le refus de mes parents de m’inscrire dans un lycée de centre ville alors que je l’avais ardemment demandé. Raison: le lycée en question se trouvait à 20 km. Pourtant il était très bien desservi par les transports en commun. Je précise que ce n’était pas une question de logistique car ma mère était au foyer et j’étais fille unique.

Je pense que Goldman a mieux résumé la situation que moi dans cette chanson:

Et puis nous sommes arrivés dans des villes universitaires vers 18/20 ans.

Certes, nous étions ENFIN entourés de gens  qui avaient les mêmes centres d’intérêt que nous.

Mais tous ces changements n’ont pas été des plus faciles.
Il nous a fallu du temps pour nous acclimater à ce nouvel environnement.
Un vrai choc culturel.

Lorsque je suis arrivée en Hypokhâgne (première année de classe prépa littéraire),  j’ai découvert un fossé. Un fossé entre moi et ces gens de la bande à laquelle j’avais toujours crue appartenir. J’étais la meilleure de ma classe en anglais en terminale dans mon lycée de campagne. Et là, je me retrouvais dans le groupe des “moyens faibles”. Clairement je ne pouvais pas rivaliser. J’arrivais en R5 et les mecs me faisaient coucou en fonçant avec leur Ferrari toute neuve.

Lorsque je suis entrée à Sciences Po, j’ai été très étonnée de voir qu’un repas entre camarades de promo pouvaient se faire avec de la porcelaine et trois rangées de couverts à côté de l’assiette. Je te dis pas le nombre de bourdes qu’on a fait au début. Genre non “c’est pas la fête à mémé” n’est pas une expression acceptable pendant l’apéritif dînatoire.

Le but ce n’est pas de faire des manières inutiles à la Stéphane Bern. Ce sont juste les codes de ce monde. Des codes implicites qui doivent être maîtrisés pour en être.

N’espère pas réussir l’ENA si tu n’as pas à chaque seconde réussie chaque figure imposée devant le jury. Tu peux être le futur prix Nobel de droit administratif (oui je sais ça n’existe pas, mais laisses moi rêver un peu), tu te feras claquer la porte au nez car tu n’as pas “le bon positionnement”.
En clair: tu ne nous ressembles pas petit prétentieux, retournes chez ces sauvages qui n’habitent même pas St Germain des prés haaan.

Nonobstant le fait que nous soyons toujours fauchés, Mr G avons tous les deux fait de belles études, nous avons fait notre trou dans ce monde. Mais nous aurions pu choisir les meilleures filières, tenter les meilleures écoles si nos parents connaissaient les ficelles et nous avaient guidés sur ces voies dorées. Nous aurions peut-être pu faire mieux. Mr G serait allé à l’école des Mines, j’aurai été directement à Sciences Po et je ne me serai pas censurée dans les concours que j’ai passé parce que de toute manière j’avais trop de retard à rattraper.

Encore une fois, nous n’en voulons absolument pas à nos familles. Il n’y avait aucune mauvaise intention de leur part, ils ne pouvaient pas deviner comment les choses se passaient dans un monde qu’ils ne connaissaient absolument pas.

Mes parents écoutaient religieusement l’horoscope de Christine Haas sur RTL. Christine tu as grave déconné, tu auras pas pu insérer dans tes prévisions extra-lucides un petit conseil genre sur la lune est en Vénus donc encouragez votre fille à aller à Henri IV ? Si si, je vous assure c’est une bonne école, mieux que le lycée de Cacouette les Bains. Je le vois dans le Bélier qui est en Scorpion qui est en concert à Londres.

 

Nous ne sommes pas des snobs. Nous sommes réalistes.
Nous volons capitaliser sur nos expériences pour donner les clés à nos enfants
pour qu’ils puissent faire ce qu’ils veulent plus tard.


S’ils veulent être plombiers, très bien
Le but est justement de leur donner les moyens de faire absolument tout ce qu’ils souhaitent


Mais s’ils veulent se lancer dans des hautes études, alors qu’ils aient aussi la possibilité de le faire
sans foncer tout droit et de se prendre un mur et de s’étouffer ensuite dans la poussières de leurs illusions.
Qu’ils ne soient pas rendus comme nous impuissants car c’était déjà trop tard.

Et s’ils sont comme nous, qu’ils ne sont pas à l’aise dans le monde où nous sommes nés, alors qu’ils sautent dedans à pieds joints.

Que jamais ils ne rêvent d’un autre monde trois nuits par semaine #jesors.

 

Nous n’avons clairement pas la prétention d’appartenir à des élites.
Non mais tu nous as vu ? Sérieux ? Je te dis pas la décadence de la monarchie républicaine.
Stéphane Bern est en PLS là.

Mais nous savons comment se fabriquent les élites.
Ca nous minerait de savoir que nous connaissons la manière de placer des barreaux sur l’échelle sociale
et de délibérer les garder pour nous et laisser nos enfants se débrouiller avec les peaux de bananes à chaque pas.

 

Ça passe pour nous en premier lieu par le choix d’une bonne école.

Nous ne savons que trop bien l’importance qu’à l’éducation et l’instruction des enfants dès le plus jeune âge. Et le choix d’une “bonne” école qui leur permettra de réussir même les concours les plus prestigieux le moment venu s’ils le souhaitent. Nous l’avons vu de nos propres yeux. Je t’invite à lire “Les Héritiers” de Bourdieu, c’est une lecture des plus intéressante. On trouve aussi des choses très intéressantes en ligne sur le sujet (à écouter ici en replay, ou cet article).

Je sais que ce n’est pas politiquement correct de le dire en France, mais clairement il y’a une éducation à deux vitesses.

Il existe de très grandes disparités entre les écoles. Dans celle que nous avons choisi pour nos enfants, on va faire du chant à l’opéra, on apprend à lire et à écrire dès la moyenne section, on les familiarise avec les grands classiques de la littérature et des arts en général. Il n’en est pas de même à l’école maternelle du village.

Les petits parisiens du 7e apprennent l’anglais avec leur nurse à domicile à plein temps. Point d’assistante maternelle pour eux avec NRJ12 en fond. On a clairement pas les moyens d’accueillir une jeune fille au pair, et encore moins de vivre dans le 7e (Chéri ça te dit un placard à 2 000€ par mois sans les charges ?). Mais nous pouvons leur offrir une école maternelle où leur sont proposés des cours d’anglais.

Le langage joue également un rôle fondamental dans l’apprentissage des enfants.

Plus le vocabulaire sera riche et élaboré, plus l’enfant pourra exprimer des idées, et plus les dites idées pourront être nuancées et complexes. Il faut donc leur trouver un environnement propice à l’enrichissement de leur lexique. Et la manière de parler est également un grand marqueur social. Il nous faut leur trouver un endroit où ils pourront se familiariser avec celui-ci. Parce que clairement, nous ne sommes pas toujours des exemples.

Au lieu de: Ginette passe moi le sel steuplé, et que ca saute !
Il faut mieux dire: ma chère et tendre épouse, auriez vous l’amabilité de me passer un peu de sel pour relever les saveurs de ce plat. Je t’en prie, finis de te servir d’abord.

Et après tenter de contenir son rire nerveux tellement tu trouves ça ridicule pour trois pauvres grains de sel sur ton steak.

 

Pourquoi si tôt ? Ils ont tout le temps d’apprendre tout ça plus tard !
Il ne faut pas autant se prendre la tête !
Bande de snobs

 

Pas si sur. Si tu commences à réviser en avril pour juin alors que certains de tes camarades ont commencé en septembre, jamais tu ne rattraperas leur niveau même en bossant jour et nuit. Tu seras au chapitre 1 alors qu’ils seront en train d’approfondir le chapitre 7.

Nous voulons également les ouvrir à la culture. Un des codes de ce milieu est la grande culture générale des élites. Une sorte de richesse partagée qui nourrit la réflexion et ouvre de nouvelles perspectives. La culture G est encore, de manière plus ou moins cachée, une grande part des concours d’accès aux grandes écoles. Nos enfants ont traîné leur couches dans les musées parisiens depuis leur 6 mois. Ils partagent avec nous notre passion. Et les enfants ont tendance à reproduire l’exemple des parents. Et ils garderont tout cela en eux comme un doux souvenir d’enfance.

Je me souviens de cette scène dans le tram alors que je revenais de la fac.
Il y’avait deux mamans avec leurs bambins, à peu près 5 ans tous les deux.
La petite fille chantait par coeur “parle à ma main” de Mickael Youn.
Le petit garçon disait à sa maman “maman regarde le théâtre. C’est quand qu’on va revoir une pièce ? J’ai bien aimé la dernière”.

Ai-je vraiment besoin d’ajouter quelque chose ?

 

Et autre point très important: ils n’auront aucune petite culière en argent dans la bouche.
Ils vont apprendre ce que c’est de trimer pour gagner de quoi payer leurs études.

 

Pas question de leur payer des vacances au soleil avec des gosses de riches trop gâtés. Ils vont apprendre la valeur du travail, la valeur de l’argent qui doit être gagné par ses efforts. Eux aussi vont servir des Bigmac l’été et aller bosser à la chaîne à l’usine dès 6h du mat. Ça leur passera l’envie de quitter l’école pour ce genre de travail qui reste extrêmement dur, physiquement comme psychologiquement, et qui détruit une personne à long terme.

 

Oula mais c’est super snob de dénigrer le boulot de tant de gens en leur inculquant l’idée
que ce sont des boulots de moins que rien.
Bande de snobs

Non, au contraire le fait d’apprendre à connaître leurs collègues vont  leur apprendre à respecter tout le monde. Que je ne les voie jamais snober une femme de ménage ou ca va barder pour leur matricule. Cela participe autant à l’ouverture sur le monde que tout le reste.

Vous pouvez bien penser que nous sommes des snobs, qu’on joue le jeu du système. Peut être, mais nous ne voulons pas que le système se joue d’eux. Nous allons abattre nos cartes avant de nous faire plumer.

Le job fondamental d’un parent est de vouloir donner le meilleur à son enfant, de lui offrir un monde où il puisse choisir librement son chemin.
De lui donner ce que nous n’avons jamais pu avoir plus jeunes.

 

 

18 Comments

  1. Mon mari vient comme toi d’un milieu (très) modeste, et s’est hissé dans l’échelle sociale grâce à l’école publique. Il n’a pas fait de grandes écoles, mais de longues études et occupe un poste digne de quelqu’un qui sort des meilleurs écoles de commerce, parce qu’il a su prouver sa valeur. Tout comme toi, il a développé une obsession du “donner le meilleur à mes enfants”, “les clés des voies royales”, car je crois qu’il ne peut pas envisager que ses enfants fassent moins que lui en ayant plus de cartes en main. Je n’ai pas du tout cette logique. Pour moi, hautes études ne riment pas forcément avec intelligence et vie meilleure. Je réfute le concept “d’élites de la nation” seriné par les prépas et les grandes écoles. La société est multiple et le haut du pavé ne peut être représenté que par des personnes issues d”un même moule. Je serai vigilante quant à la scolarité de mes enfants, mais ne chercherai pas à leur faire acquérir à tout prix les codes de l’élite sociale. J’ai une grande confiance et un grand respect pour l’école publique. Mon mari m’a prouvé et me prouve encore qu’on peut aller loin sans maîtriser les codes sociaux des milieux favorisés. Et je reste convaincue que se confronter à la multiplicité sociale au sein de l’école publique, c’est élargir son intelligence. Je ne sais pas si je suis très claire, au fond je saisis parfaitement ta fierté d’en être arrivée là où tu es, et tu as raison. Tu as raison aussi de vouloir montrer à tes enfants l’éventail des choix possibles, dont les plus exigeants.

    1. Moi aussi je trouve ce concept d’élite de la nation complètement révoltant. Je trouve qu’on est pas loin de la noblesse avec ce système et c’est dingue au XXIe siècle … J’avoue que c’est un point de vue aussi très personnel et donc forcément biaisés. Je ne m’épanouis professionnellement que dans des postes connotés “élites”. Donc ça a toujours été un but pour moi. Mais pas pour la gloire ou la vie meilleure. On est toujours aussi fauchés et on galère toujours autant au quotidien ;).

      Faut etre honnête je serai déçue si mes enfants décrochaient de l’école à 16 ans. Mais j’ai tellement “souffert” d’etre mise dans des cases étant enfant/ado que je ne suis pas prete de l’imposer à mes enfants. Ils seront libres d’etre chiants, comme leur maman.

    2. J’ai aussi oublié de préciser que je suis d’accord avec toi à 100%, la diversité ne fait que nous enrichir. Mais c’est vrai qu’à la maison ils sont déjà servi: un mélange de 3 religions et de 4 langues je ne dis pas ça pour me vanter, je n’ai aucun mérite j’ai appris les 4 que je maîtrise très jeune). Et vu le milieu duquel on vient l’exotique c’est le milieu des “gosses de riches” en quelque sorte.

      Encore une fois je pense que je suis extrêmement influencée par mon mauvais souvenir de l’école publique. Donc on repassera pour l’objectivité 😉

      1. Même profil multi-culturel et confessionnel ici, et tu as raison de considérer comme une richesse ton milieu social d’origine. Tu ne pourras jamais le retirer à tes enfants et il contribuera à élargir leur vision des choses!

  2. Je comprends tout à fait ton point de vu et je pense que Mister G et toi pouvez être particulièrement fières de vous !
    En revanche, je partage totalement l’avis de maman Lempicka concernant l’école publique. Peut-être est-ce mon côté rêveur mais je veux croire que l’école publique a formé, forme et formera encore des élites !
    Par contre je traine aussi inlassablement les mômes au musée, expos, châteaux, … D’une part parce que j’adore et d’autre part parce que je pense que la culture est l’ouverure d’esprit sont salvateurs.

    1. En fait je pense que dans mon article je n’ai pas assez développé un point: il est difficile d’avoir la notion de l’école publique en général. Entre une école en zone d’éducation prioritaire à Trappes et une école dans le 7e à Paris il y’a un monde. D’ailleurs les deux lycées que j’ai évoqué dans mon articles sont des lycées publics. Pourtant la différence était vraiment flagrante.

      Mr G et moi avons fréquenté des écoles et collèges en ancienne zones “ZEP” et on y a surtout vécu l’enfer en étant l’intello de service. Forcément ca biaise aussi notre point de vue je pense ;). On a tenu, mais quid des enfants qui vont juste vouloir etre acceptés (et c’est légitimes) et décrocher pour faire comme les autres ? C’est aussi une réalité qu’on a vécu dans notre entourage. Encore une fois c’est une expérience personnelle donc impossible à transposer de manière universelle.

  3. Je comprends tout à fait ta position. En te lisant je repense à un film que j’ai vu hier soir, Le Brio (avec Camelia Jordana et Daniel Auteuil). C’est une jeune fille de banlieue qui rentre en 1e année de droit à Assas, et rencontre un prof raciste et méprisant mais brillant, qui lui apprend à s’exprimer et à sortir des conventions sociales qui sont les siennes. Oui, clairement l’éducation reçue quand on est enfant marque à vie, et votre parcours à toi et ton mari est impressionnant de volonté et de réussite. Vous démontrez que ce n’est pas une fatalité, même si cela demande beaucoup d’efforts et d’adaptation.

    Après au-delà de l’éducation, il y a un 2e facteur qui est celui de l’argent. Je viens d’un milieu social que je considère comme favorisé (culture, éducation, langage etc…), je sais me servir des 12 couverts à gauche et à droite de mon assiette, cependant je ne ferai jamais partie de ce milieu-là car nous n’avons jamais été riches, et le manque d’argent ferme des portes. Mais je te dirais que cela n’a aucune importance, car c’est un ghetto également. Un autre ghetto, plus brillant, plus lisse, mais tout aussi borné que le ghetto de l’autre côté du fossé.

    Par rapport à l’école, je fais la plus grande confiance à l’école publique pour mes petits, en revanche c’est sans aucun état d’âme que j’ai mis ma grande dans le privé, à cause du niveau tout à fait médiocre du collège de secteur dont nous dépendons. Mais elle est dans un privé qui reste très mixte, au niveau de la population, des religions etc. Un de mes collègues a ses enfants dans une école parisienne hyper select (style école alsacienne) et franchement, ce qu’il en raconte ne fait pas envie car un parent normal, qui y met un enfant normal, retrouve qq années plus tard un petit prétentieux, certes ultra-doué et plein de connaissances, mais qui n’a côtoyé que des enfants bourrés de fric 🙁 et je trouve cela très dommage.

    1. Je déteste vraiment les fils de riches. Vraiment. J’aime à penser que Mr G et moi n’avons jamais pris la grosse tête. Nos restos c’est toujours macdo et nos vêtements c’est toujours GEMO XD.Et on a aucun mépris pour le reste du monde. Ils seraient mal barrés pour à peu près toutes leurs relations avec leur entourage.

      Clairement l’argent joue un rôle déterminant. Pour entrer à Sciences Po mieux vaut faire une prépa privée pour préparer le concours. En médecine mieux vaut se payer des cours privés pour etre bien classés au concours de l’internat. A sciences Po encore, presque impossible de travailler en même temps que les études pendant le master prépa concours fonction publique. Sélection par l’argent encore et toujours.

  4. La conclusion est juste sublime. Tes mots sont pertinents et tellement dotés de sens à mes yeux.
    Chacun est libre de faire ses choix, et tant que dans le couple est en accord avec ces derniers, se seront les meilleurs pour leurs enfants. C’est mon avis 🙂
    Merci pour ce billet engagé !

    1. Merci beaucoup Charlotte :). Pour moi c’est juste évident de vouloir tirer parti de mon expérience pour éviter de refaire les mêmes erreurs avec mes enfants. Mais le souci c’est que justement cette expérience nous crée des biais. Et vu qu’on est trop pareils avec Mr G on se renforce dans nos convictions l’un et l’autre !

  5. Je te rejoins sur beaucoup de points, je pense que le plus important est de connaître les 2 côtés et de savoir en tirer ce qu’il nous faut pour grandir. Sans renier son passé ni ses origines, mais pour avancer c’est mieux si tu détiens les codes un maximum, tout en gardant son identité.. L’élitisme à la française est complètement désuet mais malheureusement la France fonctionne encore trop avec. ça me fait penser à un prof vacataire qui était venu dans mon école. Pour se présenter et parler de son parcours, il avait commencé par dire qu’il avait fait HEC, alors qu’il avait près de 70 ans. Quelque part j’ia trouvé ça triste car je trouvais qu’il devait avoir fait de belles réalisations depuis.. mais revenir à son école si longtemps après…

  6. Très intéressant ton article qui soulève plusieurs thématiques différentes 👍.
    Je suis d’accord pour les disparités entre école publique et école privée 😉. De la maternelle jusqu’à mon master je n’ai fréquenté que des établissements privés. Ma mère s’est privé et a travaillé au détriment de sa santé physique et mentale pour payer ces écoles (+ la cantine, + le bus, + les activités) avec pour résultat un foyer complétement bancal, des hospitalisations à répétition, huissiers de justice, interdits bancaires… J’aurais préféré aller dans le public et avoir une mère plus heureuse ! De plus fréquenter le privé ne m’a pas empêché d’avoir de mauvaises fréquentations 🙈. Si un enfant a envie d’apprendre il le fera, public ou privé peu importe.

    1. Effectivement, si on persistait à vouloir les inscrire dans le privé, c’est ce qui arriverait … Ce n’est pas ce que je souhaite pour nos enfants

  7. Je comprend parfaitement le fait que ton mari et toi souhaiter le meilleur pour vos enfants surtout lorsqu’on vient d’un milieu social modeste. Néanmoins, je pense que l’école privée n’apporte pas forcément le meilleur. Pour avoir fait une école maternelle dans le privée à Paris, j’en garde un très mauvais souvenir et c’est en étant dans le public dès le primaire que j’ai pu m’épanouir dans ma vie scolaire. Après je reconnais qu’il y a des établissements publics qui sont craignos mais ça peut être également le cas pour le privé malheureusement, ça va beaucoup dépendre des équipes pédagogiques et de leurs investissements. J’ai une collègue dont la fille a fait toute sa scolarité dans le privé et qui va faire sa prochaine rentrée dans un lycée public et elle a même dit à sa mère qu’elle était contente de ne plus côtoyer des gosses de riches (bon ma collègue et son mari ont de bons postes aussi) , donc comme quoi. Sinon je rebondis sur l’école des Mines, cette école est publique , mon mari y a fait ses études et l’un de ses copains était boursier car sa famille ne roulait pas sur l’or et aujourd’hui il occupe un bon poste d’ingénieur. D’ailleurs, dans cette école, beaucoup des camarades de promo de mon mari sont des enfants de profs et ce sont des personnes très simples.

    1. Les grands écoles publiques sont excellente, je le reconnais. J’ai moi-même fait Sciences Po et je n’ai absolument rien à redire sur la qualité de l’enseignement. J’ai aussi bénéficié d’une bourse, je n’aurai jamais pu payer les frais des scolarité dans le cas contraire. Mais c’est vrai que de se retrouver au milieu des “gosses de riches” est vraiment lassant.

      Et pour le lycée, les établissements publics dit “centre ville” valent très bien les établissements privés !

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