Pourquoi donc ce blog ?

Pourquoi ce blog ? Y-a déjà des tonnes de blog de parents, de jumeaux, de familles nombreuses ! Tu crois que tu peux apporter quelque chose de plus ?

Parce que j’ai envie de raconter mon quotidien, de laisser une trace pour plus tard. Parce que je lis des blogs de maman en sous-marins et que je me sens moins seule quand je lis leurs récits. J’apprécie leurs astuces, je me reconnais dans leurs coups de mou, je comprends leurs joies. Alors j’ai aussi envie de contribuer.

J’ai aussi envie de montrer qu’on peut être une maman aimante et bienveillante même si donne des petits pots meme pas bio, que parfois on met au coin et on élève la voix quand ils font une colère, qu’on négocie avec papa pour savoir qui a le privilège de prendre un RTT et d’aller chez le pédiatre avec un bebe hurlant, que souvent le soir on a juste envie qu’ils aillent se coucher pour se mater une série, et que même qu’une demi heure par jour ils ont le droit de regarder un dessin animé alors qu’ils n’ont pas 3 ans pour que maman tente de ranger sa maison qui sera juste un peu moins en bordel.

Ce sont des voix qu’on entend pas mal sur la blogosphère PMA, mais pas encore assez dans la vie. Alors j’ai envie qu’on crie tout ensemble un peu plus fort pour qu’on arrête de nous balancer normes complètement impossibles à tenir. Ou alors on se la joue fake à mort.

Qu’on a pas à culpabiliser de ne pas être une de ces mamans parfaite. Que le fait de pouvoir tout assumer avec brio c’est juste un mythe.

Et j’ai aussi un gros besoin d’écrire, faut pas se mentir hein …

 

Pourquoi Working Mutti ?

Parce que depuis la naissance des mes premiers fils, j’ai toujours l’impression que j’ai du avoir à choisir entre mon rôle de maman et mon rôle de femme active. Que c’est la partie qui est VRAIMENT la plus dure à gérer. À la crèche c’est à moi qu’on fait le reproche à peine voilé de ne pas consacrer plus de temps à mes enfants, à moi qu’on conseille de prendre un congés parental (alors que je gagne significativement plus que mon conjoint). Mais c’est aussi à lui qu’on lance un regard d’incompréhension quand il prend un jour enfant malade, qu’on ne comprends pas pourquoi il souhaite prendre un temps partiel un mercredi sur deux car normalement c’est maman qui se met au 4/5.

J’ai toujours voulu une famille nombreuse et passer du temps avec les loustics est un de mes plus grands bonheurs quotidiens. Mais j’ai toujours eu aussi l’idée fixe de m’épanouir aussi dans mon travail. J’ai envie de montrer à mes fils que l’ambition au féminin n’est pas un gros mot, que les stéréotypes ne servent qu’à nous limiter. Je voudrais tenter d’être le modèle féminin que j’ai tant cherché en grandissant.

Parce que c’est une course, parfois une course d’orientation. Mr G. prend sa part de tâches ménagères et de soins aux enfants, il comprends mon ambition. Mais la pression sociale reste plus forte sur les femmes. Certainement aussi une part de biologique que je ne saurais expliquer mes connaissances en SVT s’étant arrêtées au niveau seconde, et qui n’explique pas tout (j’ai une formation en sociologie pas taper !). C’est conscient et inconscient. Et ça, ça fait de nous non pas des salariés ayant des enfants, mais des working mums.

 

Alors tu ne vas parler que de l’équilibre vie pro/vie perso ? Parce que bon on va tourner en rond Ginette !

Non j’ai envie de parler de tous les aspects de ma vie de mère et de femme active. Etre maman c’est un apprentissage quotidien, enfin surtout pour moi qui suis complètement paumée la dedans (d’où le work in progress du titre).

Comme dans la vie, je ne veux pas être limitée par une étiquette tout simplement.