Au quotidien / Education

Quand papy et mamie se fichent de tes principes éducatifs

Le début des vacances d’été est arrivé, et bien souvent avec lui un temps de vacances chez papy et mamie. Tu te dis: Chouette des baby-sitters gratuits ! Mais tu vas vite comprendre ta douleur au retour des vacances. Avec ou sans toi, chez eux c’est: mon toit ma loi. Et sous leur toit l’enfant c’est toi. Tes principes éducatifs sont souvent pris aussi au sérieux que l’avis de Nabilla sur la physique quantique. Laisses moi te peindre le tableau des vacances dans la famille Mr G/Working Mutti.

Tout d’abord ici autant le dire dès le départ: ce que vaut pour mes parents vaut aussi pour mes beaux-parents.

Mais il y’a une petite spécificité à garder en tête en ce qui concerne mes parents.
Ils ont … comment dire … une certaine expérience de vie …
Et marde, ils sont vieux !

Les seules personnes qui ont des parents autant avancés dans l’âge ont en général 40/45 ans. Ouai, quand j’étais au lycée mon père était déjà à la retraite. Ma mère se souvient encore des lettres adressées en masse aux hommes du village pour les inciter à venir travailler dans l’usine automobile locale. Un monde où un fils d’ouvrier pouvait faire l’ENA. C’était un autre monde, régit par d’autres règle.

Sauf qu’ils vivent en plein déni, encore dans l’ancien monde. Genre la réalité actuelle c’est pour les autres.

Ce qu’ils ont par contre en commun avec ma belle-famille: un laisser-faire quasi systématique lorsqu’ils font des bêtises ou ne font pas ce qu’on leur demande pour leur bien/sécurité.
Genre ne pas se courir après dans le salon avec des couteaux de cuisine.
True story.

Ou alors quand tu essaies de leur dire qu’il faut limiter le temps d’exposition aux écrans car il est prouvé que ça nuit à leur bon développement.

Et puis tu sors prendre un café avec tes vieux potes restés au pays. Et en rentrant tu trouves tes enfants collés sur le canapé. Tu te rends compte que ça fait 3 heures qu’ils regardent Pat Patrouille parce “ca leur fait plaisir tu vois bien. Il faut qu’ils apprécient le temps passé chez nous. Et on les voit pas souvent !“. Et oui, dans les années 80/90 on pouvait laisser les enfants 10 heures/jour devant la télé et aucun pédopsy ne pipait mot. Ou alors pas très fort.

Et quand tu insistes pour que les dits épisodes soient au moins diffusés en anglais.Ah mais non le français c’est bien. Tu vois ils le regardent pareil !“. Il est vrai que ça serait terrible que les enfants se familiarisent très jeunes avec LA langue étrangère qui est le plus parlé dans le domaine professionnel et dans la culture “mainstream“. Ça serait une tragédie ! Ca risquerait … de les stimuler intellectuellement ! Et pire Ginette ! De leur ouvrir l’esprit !!


Et puis de toute façon, c’est juste une mode de bobo de dire qu’il faut éveiller les enfants dès le plus jeune âge.
C’est comme pas si ça participait à consolider les inégalités socio-culturelles hein …
Faut pas déconner, tu prends tout au sérieux  ma fille !

 

Vient ensuite la bataille de la sieste: oui à 2 ans on fait encore la sieste.

Oui je fais passer les besoins de mes enfants avant le fait que la présence des enfants soient le divertissement du déjeuner.

Ils sont hyper excités par la présence de tout ce monde qu’ils n’ont pas l’habitude de voir. Alors oui ils mettent du temps à s’endormir. Non ça ne veut pas dire qu’ils ne sont pas fatigués. Tu vas te coucher direct après un pogo dans un concert de heavy métal toi ?

Ils veulent “profiter d’eux”, mais on est pas d’accord sur le sens qui se cache derrière cette expression. Je ne parle pas de pédophilie hein, vas pas me faire dire ce que je n’ai pas dit ! Profiter d’eux dans le sens où à leur âge ils ne savent pas forcément insister pour savoir ce qui est le mieux pour eux, et donc ils font confiance aux adultes présents. Et les dits adultes ne pensent dans ce cas précis qu’à leur intérêt: passer du temps avec leurs petits enfants. 

Je me souviens de cette scène: Isaac était tellement fatigué qu’il s’endormait littéralement sur son assiette. Il arrivait à peine à la retenir de faire une piquée dans le rôti de mamie. “Mais non voyons il est pas fatigué, il a juste envie de sortir de table et de s’amuser“.

Les besoins de l’enfant ? Ah non ! Moi d’abord !

 

Et là vient leur argument ultime:
de toute façon on est passés par là avant toi, donc on sait très bien ce qu’il faut faire !

Cet argument me donne envie de faire un malheur, et ce pour deux raisons:

 

1 – Ce que je fais est bien …. ben parce que je l’ai fait.

Définition de l’argument d’autorité: argument qui accorde plus à l’origine du propos plutôt qu’à son contenu. Voilà. Aucune vraie argumentation derrière. Juste une phrase posée comme ça. Nous étions parfaits, nous sommes infaillibles vois-tu.

Tu vas me dire que je suis de mauvaise foi, qu’ils se reposent plus sur leur expérience.

J’aimerais te dire que lorsqu’on voit le produit fini résultant de l’éducation on s’approche dangereusement de la perfection, mais en fait c’est plus de nature à faire naître un doute sérieux sur l’efficacité des méthodes employées.

Sans ironie j’en ai pour 20 ans de psychothérapie et une perte de chance dans mes études.

Mr G, malgré tout l’amour que je lui porte, est un être complètement inadapté à la vie d’adulte indépendant.
Il est dit que dans la théorie de l’évolution, seuls les plus forts et les plus adaptés survivent.
Heureusement qu’il est fort, sinon il n’aurait pas fait long feu.
Avant emménager ensemble, l’alimentation de Mr G se résumait à: pâtes, petits pois, steaks et cordons bleus. Et … c’était tout.
Je ne te parle pas de ses compétences en administratif ménager
De sa capacité à anticiper et à gérer le quotidien qui est quasi inexistante

 

Nos parents sont incapables de reconnaître qu’ils ont pu faire des erreurs avec nous dans le domaine de l’éducation.
La remise en question de soi, le fait de progresser chaque jour un peu plus, ce sont des concepts totalement étrangers pour eux


Nous ne voulons pas les blâmer, mais nous ne souhaitons pas reproduire leurs erreurs
Mets ton esprit critique en veille, le respect c’est de la fermer en toutes circonstances

 

Exemple: j’aime faire des activités avec mes enfants. Je ne sais pas vraiment comment faire alors j’ai acheté des livres avec des supports en carton, des formes, des planches d’images à lire avec l’enfant. Mais dès lors que je veux lancer une activité avec mes aînés j’ai le droit aux “pff” et aux yeux au ciel de mes parents. Ma mère a toujours été au foyer. J’étais fille unique. Donc tu te dis que ma mère avait tout son temps pour jouer avec moi.

Wrong

Je n’ai jamais fait une seule activité avec ma mère étant enfant. J’avais 7/8 ans, je lui disais que je m’ennuyais. Sa seule réponse: aide-moi à faire le ménage. Toujours.  Par exception, une fois, ma mère avait accepté  jouer avec moi à faire semblant d’être la marchande. J’avais trouvé ce moment, gênant et bizarre. Et du haut de mes 8 ans je me suis promis que jamais mes enfants ne ressentiraient ça.


Effectivement ça doit lui paraître totalement incongru, inutile qu’on cherche à passer un temps de qualité avec les enfants et trouver un équilibre avec les temps de jeu libres.

 

Mais au-delà de ça, personne n’a le droit de me dire quelle relation je dois entretenir avec mes enfants
Combien de temps je dois passer avec eux
Comment nous devons le passer

Sauf bien sur si une activité au planning a été préparée en s’inspirant du code pénal, mais ça c’est autre chose

 

 

2 – Mais le problème c’est que c’est surtout la négation totale du fait que ce soit TOI le parent.

Cette maison est trop petite pour nous et ici c’est papy le sheriff ! Et là tu refrènes la douce mélodie de I shot the Sheriff qui te vient bizarrement en tête.

On est loin des conseils un peu insistants de belle-maman. On est carrément dans “je t’ignore, je fais ce que je veux”. Tu n’as aucune place, je m’approprie ton rôle.

Pour eux, sous leur toit, ce sont eux les uniques adultes responsables.
De toute façon tais-toi et ranges ta chambre, tu ne sais pas de quoi tu parles.
Ouai de leur temps l’éducation bienveillante tout ça, tout ça on s’en battait les steaks

Je conçois que devenir grand-parent peut être une immense source de joie, mais aussi un énorme choc
Nous ne sommes plus les parents, nous avons passé reculé d’un échelon
Je ne suis plus la femme qui séduit mais la grand-mère qui fait des gâteaux
Nous vieillissons

Sauf que: avec Mr G nous sommes les seules personnes légitimes à pouvoir imposer nos principes d’éducation.
Ce sont nos règles qu’il faut suivre, notre philosophie, nos principes pesés et réfléchis
Nous et nous seuls avons la responsabilité du bien-être et de l’éducation de ces petits êtres qui peuvent se suffire à eux mêmes

 

Une petite anecdote pour illustrer:

Je me souviens parfaitement de cette scène un soir d’hiver. Yoann faisait son cirque du soir: il hurle pour ne pas qu’on le mette au lit, mais dès que la porte est fermée, il s’arrête et se couche sans soucis. Je l’ai expliqué à ma mère. J’ai eu beau lui dire, elle continuait à faire des bisous et des câlins à Yoann. Ce qui ne servait à rien car ça le maintenait éveillé et le fatiguait encore plus, d’ou plus de cris etc. C’était la 37e fois que je lui disais de le laisser tranquille et j’avoue que j’étais légèrement irritée.

Et là elle lui fait un long bisou, la bouche en coin, tout en me regardant bien dans les yeux. L’air de dire “tu vas faire quoi là hein. Tu ne peux pas t’interposer sinon tu vas t’en prendre plein la tronche“.

Tu vas pas me dire que c’est naturel de faire un bisou avec les lèvres et de tourner le reste de la tête à 30°.

Hors de moi je les ai séparés physiquement (sans me battre hein, justement fermement).
J’ai eu le droit à toute la soirée une leçon sur le fait que je traitais ma mère comme une moins que rien.

Je sais, je sais, tu vas me répondre que la solution est simple.
Il suffit d’en discuter calmement entre adultes une fois les enfants couchés

A la moindre expression d’une opinion contraire, à la moindre limite posée à leur comportement (fondée ou non)
c’est “si t’es pas contente on s’en occupe plus et tu rentres chez toi”.
Ambiance.

Petit souvenir de mon premier accouchement. J’ai subi une césarienne programmée pour Isaac et Yoann. Je venais tout juste de remonter dans ma chambre. J’avais à peine vu mes enfants. J’étais encore un peu dans le gaz. Je n’avais pas bien compris que j’étais devenue maman. Mes parents étaient restés dans la chambre le temps de l’intervention. Je découvre mes bébés, avec Mr G nous faisons nos premiers pas de parents. Ils sont restés un LONG moment. Pas juste 20 minutes. Je suis exténuée, j’ai envie de rester en famille, notre nouvelle famille. De prendre le temps de s’apprivoiser. Je trouve une excuse: le dîner va bientôt être servi, je demande à mes parents de revenir le lendemain. J’en parle un peu ici.

Tellement vexés, ils sont rentrés chez eux (à 600 km) dans la nuit. Et ils ne sont pas restés pour nous aider comme ils nous l’avaient promis. Je l’entends encore aujourd’hui, leur plainte disant que je leur avais manqué de respect, que je les avais maltraités.

 

La relation est toujours asymétrique. Nous ne sommes pas encore leur égal, des adultes, des parents. Nous serons toujours sous leur responsabilité. Nous serons toujours des enfants. Leurs enfants qu’il faut guider, à qui il faut imposer des limites.

 

Le rôle des grands parents est primordial dans la vie des enfants.
Ce qu’ils transmettent à leurs petits enfants en termes d’amour et d’histoire familiale est une richesse pour tout le monde.
Je ne le nie pas.

Mais il serait vraiment dommage que ces autres aspects négatifs viennent gâcher ces moments.
Il est crucial de laisser toute leur place aux parents, pour éviter que l’espace entre les grands-parents et
les petits enfants se fasse que se creuser.

 

EDIT: Étant donné qu’on me fait souvent le même reproche en commentaire, je vais y répondre ici. NON je ne prétends pas avoir la science infuse. Je suis tout à fait ouverte à la critique CONSTRUCTIVE. Les grands-parents qui ont laissé un commentaire m’ont traitée d’immature, d’enfant. Il est très facile de laisser un enfant (pourtant devenu parent) dans sa place d’ado immature pour récuser son opinion. Reconnaître qu’il a une place de parents, d’éducateur premier de ses enfants à lui, le traiter en égal, discuter du bien fondé des principes, avoir une discussion calme et argumentée, est parfois difficile.

Je remarque que presque aucuns commentaire critique n’a abordé le fond, sur le pourquoi mes principes méritent d’être revus. Une anecdote que je ne crois pas avoir évoquée dans mon article: j’ai retrouvé mes enfants de deux ans, seuls dans le salon, qui se baladaient avec des couteaux pointus que mes parents avaient déposés sur la table. Cela aurait du en effet figurer dans l’article. Oui, en effet je considère être fondée à m’énerver lorsqu’on touche à la sécurité de mes enfants.

Je remarque également que les commentaires se divisent grosso modo en deux catégories: les parents qui se retrouvent globalement dans cette situation, et les grands parents qui ont des positions plus épicées disons, voir injurieuses. Je vous laisse seul juge de ceux qui ont pris le plus de recul.

 

 

50 Comments

  1. dirlidadidarlidada… comment dire… j’ai l’impression que tu décris ma belle-mère ?
    au début j’ai essayé d’être gentille, puis je suis allée carrément au clash, fort heureusement soutenue par mon mari. Ma belle-mère fait tout ce que tu dis : télé “oh c’est bon c’est les vacances”, bonbecs, glaces, coca, chips à gogo “je comprends pas, il a mal au ventre”, pas de sieste “ben il ne veut pas aller au lit”
    c’est légèrement crispant.
    Donc maintenant : je n’y vais plus. Là mon fils y est, seul avec elle, ça m’évite de m’énerver. Et chez moi, je fais la loi, même si elle me trouve trop ceci ou pas assez cela.

    1. Franchement des fois j’ai bien envie de faire ça. Mais avec mes parents c’est impossible, ils se douteraient de quelque chose ;). Le “je comprends pas, il a mal au ventre” je l’ai eu tellement de fois … Forcement il a pris l’équivalent d’une demi baguette au Nutella !

      Chez moi en effet je fais la loi ! Mon toit, ma loi 😉

  2. Tous les grands-parents ne sont heureusement pas comme ça et je ne pense pas que ce soit une question d’âge. J’en connais qui, à 80 ans débordent d’énergie et d’idées et d’autres qui, dès 65 ans se sentent trop vieux pour s’occuper de leurs petits-enfants.
    Peut-être que tes parents et beaux-parents sont en réalité totalement largués par ces nouveaux modèles éducatifs dans lesquels ils ne se retrouvent pas ; et que de s’affirmer comme ils le font est un moyen de garder la tête haute ? Je l’ignore mais une chose est sûre, je serais aussi agacée que toi…

    1. Il est vrai que mes parents ont une mentalité très vieille école pour leur âge … Pour surs ils sont complètement largués. Pour eux un enfant ça s’adapte à tout, ça reste un bébé très longtemps. Je pense que mes parents ont aussi beaucoup de mal à se voir “vieillir” et donc de passer de parents à grands parents. Ma mère dit qu’elle a 50 ans alors qu’elle en a bientôt 70. Tout le monde sait qu’elle ment et je vois souvent des regards très moqueurs (et pas toujours dans le sens sympa). Je trouve ça dommage de ne pas se glisser dans ce nouveau rôle, de profiter de chacun des stades de la vie

  3. Oui je pense aussi que chaque grands parents est différents. Je comprends ta situation. J’aurai horreur qu’on me vole mon rôle de mère ou qu’on ignore le faite que je suis la maman, que c’est moi qui ai porté 9 long mois mes bébés, que je suis responsable, que je gère avec mes règles. Je prends tout les conseils, tout les avis mais au final c’est bien moi qui choisi quoi garder ou non.

    1. Exactement ! Je suis prête à écouter tous les conseils, souvent même je suis demandeuses. Mais c’est à moi que revient la décision finale. Etre maman ce n’est pas juste accoucher, c’est être LA responsable de ses enfants.

  4. Ce problème, beaucoup de jeunes parents le rencontrent ! Parfois avec sa belle famille, parfois avec ses propres parents… Même si ce n’est pas évident, tu sais ce que tu vaux et ce que tu veux faire avec tes enfants et c’est l’essentiel. Enfin à mon sens en tous cas ! Le plus important est d’être en accord avec soi même ! Même si ce n’est pas évident d’être toujours dans l’argumentation vis à vis des grands parents qui te décrédibilisent parfois… :s
    Bon courage à toi en tous cas !J’espère que d’avoir partagé ton histoire avec nous t’as soulagé 😉

    1. Merci Charlotte. En effet ça m’a soulagée ;). Mais je voulais surtout en parler car je sais pas que mal de jeunes parents passent par là. Et voir qu’on en parle, que ce n’est pas seulement dans sa tête souvent ça fait baisser un peu la pression ;).
      Le rôle de parents n’est pas facile, et pas seulement dans son attitude envers les enfants !

  5. Nos parents sont loin d’être parfait mais ton article me fait réaliser que nous avons tout de même la chance, ils respectent sans problèmes nos choix éducatifs. Après c’est normal d’être un peu plus permissifs que les parents mais tout de même, la situation que tu décris donne envie de fuir ! Courage !

  6. Nous avons aussi beaucoup de problèmes avec nos familles… Même nos voisins nous reprochent de ne pas avoir de télé ! Quant à ma mère, je lui ai expliqué que mes enfants devaient respecter un certain régime alimentaire pour se sentir bien. Résultat, elle a tenté bb1 avec du lait de vache. Bb1 déteste et a refusé, ouf parce que sinon ça la rend malade, avec grosses diarrhées,… Ca m’a choqué qu’elle préfère mettre en danger mon enfant pour ses croyances. Rebelotte avec bb2. Mais cette fois, bb2 a mangé et est rentré avec des boutons sur tout le corps. On a mis 3 mois à s’en débarrasser !!!! Je me suis demandée si j’allais reconfier mes enfants à mes parents. Mais devant ces faits (et plusieurs autres), ils ont accepté de changer et de respecter mes demandes. D’ailleurs, c’était aussi mieux pour mon père et maintenant, ils mangent presque naturellement plus comme nous… Mais qu’est-ce que c’est fatiguant ! Parce que c’est pareil pour tout ce que je leur demande, pour la sécurité de mes enfants !!!!
    Du coté belle-mère, mêmes problèmes…
    Ca me fatigue, j’ai l’impression d’avoir mes parents comme enfants en plus des miens ! Non seulement je dois éduquer mes enfants, mais aussi nos parents. Je le fais car mes enfants ont besoin et réclament leurs grands parents. Mais je fais attention à me ménager. Je respecte mes besoins : j’impose mes conditions : dates, lieux,… Pourtant, malgré ma vigilance, récemment, je me suis tout de même fait avoir par ma belle-mère. J’ai accepté de l’arranger et j’ai découvert qu’elle m’avait menti, son excuse était bidon. Et en plus, ça s’est passé bof. Donc c’est la dernière fois.

    1. Nous non plus nous n’avons pas de télé et nous passons pour des originaux. “Mais comment vous faites pour vous informer ?”, comme si la télé était le seul moyen d’information à l’heure des smartphone et d’internet. C’est clair que c’est usant de devoir répéter 150 mille fois les choses. A la fin on se lasse et on se dit qu’on va s’éviter une séance comme ça en restant chez nous.

      Le pire c’est le mensonge je crois. Ca détruit le peu de confiance qu’il reste. Quand on en arrive là, on approche du point de non retour.

  7. Bonjour!
    Mes parents sont à l’inverse ,très jeunes,je n’ai que 20 ans d’écart avec ma mère et 24 avec mon père, et pourtant, je me retrouve TOTALEMENT dans votre texte.
    C’est tout à fait ce que je vis avec eux depuis la naissance de ma fille!
    Et j’enrage de ne pouvoir en discuter avec eux clairement car je me fais remettre en place,comme l’ado “trop emotive” que j’étais pour eux.
    Ma fille n’a que 2 ans 1/2 mais j’ai déjà une tonne d’anecdotes,de petites phrases mesquines ( eux disent “maladroites”😑) qui vont dans le sens de votre texte.
    Je vous remercie pour cette lecture,je me sens nettement moins seule…

    1. C’est pour ça que j’ai écris cet article, pour que d’autres puissent se reconnaître. On est tous dans la même galère et rien que le fait de savoir qu’on est pas seul peut aider à décompresser.

  8. Mon dieu !!! Qu’est ce que cet article? Vous vous prenez pour la mère de l’année? Quoique.. j’hésite à dire tout le contraire.
    Il faut vous détendre un bon coup et laisser vivre vos enfants.
    Vous croyez qu’ils vous remercieront plus tard d’avoir vécu une telle enfance? Vous vous trompez profondément. Ça ne fera qu’accentuer leur « haine » et leur « rejet » de l’autorité parentale lorsqu’ils seront un peu plus grands.
    Je vous souhaite bien du courage pour vivre cette période qui s’annonce…

    1. Je ne me prends certainement pas pour la mère de l’année. Je suis un être humain et donc une mère faillible, j’accepte tout à fait de reconnaître que je commets des erreurs et d’ajuster ma conduite en fonction. J’ai personnellement eu des parents qui m’ont laissé très libre pendant mon enfance, ils étaient très détendus. Le résultat a été plutôt catastrophique, j’en garde encore aujourd’hui un grand sentiment de solitude et d’abandon. Je pense avant tout qu’une méthode éducative doit s’adapter à l’âge mais surtout à la personnalité des enfants. Mes enfants sont très en demande, alors, avec bienveillance, je leur pose les limites et leur montre ma présence. Et ça les rassure.

  9. J’aime votre article mais pour moi une chose ressort : c’est vous qui vous comportez toujours en enfant. Vous voulez que vos parents vous aident en gardant vos enfants mais pas question de les laisser faire, vous voulez qu’ils vous aident à la naissance de vos enfants mais ils faut qu’il soient là quand vous le voulez et qu’ils s’en aillent dès vous ne voulez plus les voir. Je vous trouve très exigeante avec eux, le seriez-vous autant avec une tierce personne? Vous semblez en être encore à des relations d’ado qui s’oppose. Vous avez besoin d’eux mais eux doivent vous obéir et être tel que vous voudriez qu’ils soient. D’ailleurs si vous trouvez que votre mère a été si nulle avec vous, pourquoi lui confiez vous vos enfants?
    Ce sont des adultes comme les autres donc avec leurs envies, leur personnalité alors soit vous acceptez car cela vous rend bien service soit vous vous débrouillez autrement, ce qui vous éviterait bien des crises à priori.
    Et puis ce n’est parce que vos enfants abusent de la télé pendant 2 semaines que leur vie sera foutue! Relax! Soyez cool et vos relations avec vos parents n’en seront que meilleures mais vous y gagnerez aussi en sérénité car cette situation semble vraiment intenable.
    Enfin croyez-vous que vos enfants ne sentent pas ces tensions? Vous semblez être très attentive à leur bien-être alors ne leur montrez pas ces relations très tendues.Ils comprennent une chose : quand on est adulte, on ne s’entend pas avec ses parents. Pensez-y , un jour ce seront eux les parents……

    1. Je pense que mon article est incomplet sur un point de contexte. Mes parents ont été maltraitants avec moi lorsque j’étais enfant et ado. Plutôt de simplement couper les ponts, je préfère que leurs petits enfants aient une relation avec eux. Mais je reste TRES attentive pour le coup .. Mais je pense que c’est une preuve de maturité de ne pas laisser son expérience passée et sa colère s’imposer aux autres ;). Mes réactions sont tout de même beaucoup plus mesurées avec mes beaux parents et après discussions nous arrivons maintenant dans la grande majorité des cas à trouver un terrain d’entente. Comme je le souligne à la fin de l’article, les grands parents ont beaucoup à apporter aux petits enfants.

      En soit, qu’ils abusent de la télé pendant une semaine n’est pas la fin du monde je vous l’accorde. Mais lorsque de deux enfants de 2 ans se baladent sans surveillance avec des couteaux, là j’ai tout à fait le droit de siffler la fin de partie. Le point clé que je voulais mettre ici en lumière est plutôt le problème du positionnement des grands parents. Ils doivent savoir trouver leur place dans ce nouvel équilibre familial. Leur place, comme celle des oncles et tantes etc, n’est pas la même que celle des parents. Ils n’ont pas “les mêmes droits” qu’eux, les responsables des enfants. Peut être que je donne l’impression de me comporter en ado, mais ce ne serait pas le cas si ma place de mère avait été reconnue. Imposer ses principes sans demander l’avis aux responsables de l’enfant sans autre fondement que “c’est comme ça” je trouve que c’est être considérée comme une enfant qui de toute manière ne sait pas ce qu’elle fait.

      Par exemple, lors de la naissance d’un enfant, il me semble évident que les personnes aidant la famille doivent plus se concentrer sur l’aide aux tâches ménagère etc plutôt que sur les soins au jeune enfant (même si bien sur ils en font eux aussi). Trouver sa place de parent est difficile, surtout après la naissance du premier enfant. Je pense qu’en tant que parents ayant eu même vécu cela, il devrait faire preuve de bon sens et savoir adopter un positionnement différent.

      Je pense également que les enfants sont tout à fait capable de faire la part des choses. Ma mère et ma grand mère ont entretenu une relation catastrophique. Pourtant je n’ai pas crains une relation horrible avec ma belle-mère et d’ailleurs nous nous entendons très bien par ailleurs :).

      1. Bonjour,

        Définition de la haine selon Larousse: Sentiment qui porte une personne à souhaiter ou à faire du mal à une autre, ou à se réjouir de tout ce qui lui arrive de fâcheux; aversion profonde, répulsion éprouvée par quelqu’un à l’égard de quelque chose.

        Si j’éprouvais réellement ces sentiments à l’égard de mes parents, le plus simple serait de cesser toute relation et de ne même plus leur donner l’occasion de voir leurs petits enfants. Or, il s’avère que je ne me satisfait pas du tout de cette situation. Se refermer sur ses positions, penser qu’on a tout à fait raison, et ne même pas vouloir entamer un dialogue, voilà là une vraie preuve d’immaturité. Or, ce n’est pas moi qui refuse de me mettre autour de la table pour trouver une “sortie de crise” …

        Le commentaire de Margot est en effet assez nuancé. Mais il évoque également ce que j’ai voulu exprimer dans mon article: pourquoi vouloir considérer les opinions de ses enfants (devenus pourtant parents) aussi légitimes que les siennes ? C’est forcément une crise d’ado, une critique illégitime et déraisonnée.

        Si vous avez lu la réponse faite à ce commentaire, vous savez que le fond du problème n’est pas deux dessins animés.

        Par ailleurs, vos noterez que les commentaires sont plutôt divisés: les parents qui se retrouvent dans mes écrits et les grands parents ayant des réactions disons plus épicées (voir épidermiques). Je vous laisse libre d’interpréter ce fait comme vous le souhaitez. Certains de ces commentaires auraient d’ailleurs pu être modérées car insultants. Mais je préfère répondre posément à chacun. Mais c’est ici aussi l’expression de ma haine et de mon immaturité je suppose 😉

  10. Très intéressant
    je l’ai vécu il y a maintenant de nombreuses années,
    rien n’a changé depuis sauf que maintenant il s’agit de mes petits enfants et arrières petit- enfants

  11. Bonjour,
    Que d’insanités, que de lieux communs, que de généralités, aussi bêtes que stupides. Cette personne qui préfère garder l’anonymat pour déverser son fiel sur ses parents et beaux-parents, car elle n’ose pas le dire en face aux personnes concernées et que c’est tellement plus facile d’aller balancer ça en toute discrétion et avec un tel courage sur Internet, ça pue la connerie à l’état pure, ça montre le courage d’une personne qui assume. Je suis moi même grand-père (entre autre) d’une merveilleuse petite fille qui a un peu plus de 2 ans, et pour nous avec mon épouse, c’est exactement la situation contraire, c’est quand elle séjourne chez nous que nous devons “rectifier” le laisser-aller des parents, séparés et qui ont comme priorité de refaire leurs vies, plutôt que de donner un minimum d’éducation à leur fille. Donc arrêtez de déverser vos problèmes personnels sur Internet en faisant de votre histoire personnelle, une généralité abjecte.

    1. Etant donné le caractère insultant de votre commentaire, j’aurais pu choisir de ne pas le publier. Mais je considère que j’ai moi aussi un droit de réponse dans cette situation. Et je n’ai rien à cacher.

      Premièrement, les personnes concernées sont parfaitement au courant. D’ailleurs il est mentionné explicitement dans l’article les réponses qui nous sont faites (je suis passé par là avant toi, si tu n’es pas d’accord tu t’en vas etc).

      En ce qui concerne l’anonymat, je me suis déjà exprimée la dessus: je ne souhaite pas exposer mes enfants sur le net car J’AI envie de tenir un blog. Ils ont un droit à l’image et le droit de ne pas vouloir qu’on leur ressorte les écrits de leur mère plus tard dans la cour de récré. D’autre part, je pense qu’il aurait été foncièrement incorrect de parler nommément des personnes concernées par cet article, tout simplement en raison du respect de base qu’il est du aux membres de sa famille.

      Un blog est un espace d’expression personnelle. J’y exprime un point de vue personnel et je n’ai aucunement la prétention de dire que je détiens une quelconque vérité universelle. Si mes écrits vous semblent de mauvaise qualité et/ou vous ennuient, je vous invite à arrêter votre lecture et à vous rendre sur d’autres sites web que vous trouverez plus à votre gout. La beauté d’internet est justement la multitude de contenus qu’on peut y trouver.

      Je vous souhaite une bonne continuation

  12. Hello WMutti
    J’ai ete dans cette situation et… comment dire… On peut aussi réagir différemment, en mode « « when in Rome do as the romans do » : il me paraît en effet crucial qu’un enfant comprenne que chaque lieu secrète ses règles et son manque de logique ! Il me semble que c’est plus intéressant de briefer comme tu le peux ton /ta/tes fils filles sur la différence chez Papi/Mami. C’est lui qui la gèrera et s’en distanciera une fois avec ses parents retrouvés. Ca fait des enfants qui comprennent plus vite les codes ! Et peuvent rapidement se sentir eux mêmes partout. Si ça réactive tes frustrations d’enfant, tout se passe plutôt comme si tu réglais tes comptes avec ta mutti à toi sur le dos de tes enfants…

    1. Effectivement je pense qu’on peut très bien expliquer les codes à des enfants, mais je ne sais pas si des enfants aussi jeunes peuvent comprendre. En soit, louper une sieste ou regarder un dessin animé ce n’est pas la fin du monde. Mais l’histoire de les laisser seuls avec des couteaux, là ça me dérange plus.

      Effectivement nous avons certainement des conflits non gérés avec ma mère. Mais cet article reflète également le point de vue de mon cher et tendre époux. Il ajoute souvent son grain de sel dans mes articles 😉

  13. Je suis grand-mère de cinq petits-enfants, de 20 à 7 ans, avec qui j’entends des relations très tendres. Quand ils sont seuls avec nous, c’est nous qui faisons la loi, quand les parents sont présents, nous nous effaçons et ce sont les parents qui reprennent leur autorité. Tout ça se fait très naturellement.

  14. Très contente de lire cet article qui m’a fait sourire et dans lequel je me retrouve complètement! Je suis contente de ne pas me savoir seule, je pensais que j’étais une des rares mamans à avoir des parents aussi rigides mais il semble que non, c’est véritablement un problème de génération! Bon courage! Bon été!

    1. Effectivement vous n’êtes pas seule ;). J’ai reçu pas mal de messages en ce sens. Un jour j’espère que vous pourrez ouvrir le dialogue avec les grands parents

  15. Bonjour, que d’arrogance ,…
    Ne le prenez pas mal, mais combien de fois vos parents avaient de la patience lorsque vous appreniez à marcher, à parler, à manger…. Ils ont fait le mieux qu’ils pouvaient comme vous le faites… Plus tard vous vous direz j’aurais aussi pu faire différemment…
    Heureusement qu’ils ont fait l’essentiel pour tout les donneurs et donneuses de leçon:
    Ils vous ont donnés LA VIE 🙂
    Si non vous ne pourriez pas vous plaindre sur un réseau dit “social”.
    Plein d’amour pour tous
    Jean Marcel

    1. Je vous rejoins totalement sur le fait que l’éducation que je donne à mes enfants est certainement loin d’être parfaite. C’est pour ça que j’accepte volontiers la critique et que j’ai déjà pu ajuster ma manière de faire grâce aux remarques de mes proches. Mais j’accepte la critique uniquement si je la trouve fondée et si elle est argumentée. Et l’argument “je l’ai fais avant toi donc j’ai raison” n’est pas suffisant pour moi.

      Par contre nous sommes aujourd’hui à une époque où avoir un enfant est (dans la majorité des cas) un choix des parents. Quand on se lance dans la grande aventure, on sait à quoi s’attendre et les “”sacrifices”” à venir. Oui on donne la vie, on fait preuve de patience, mais après tout on l’a bien cherché ;).

      Je ne cherche pas à donner des leçons. Je pense que l’éducation est quelque chose de propre à chaque parents, que la plupart des choix sont respectables. Mais en tant que parents nous sommes les seuls responsables de la dite éducation (dont les enfants pourront se plaindre plus tard). En tant que responsables notre avis doit donc primer et être respecté par les autres.

      Le mieux étant toujours de se réunir autour de la table et de discuter des efforts que chacun pourrait faire pour trouver le meilleur compromis dans l’intérêt de tous :). Mais un point non négociable reste la sécurité des enfants, et je pense qu’on peut raisonnablement dire qu’elle n’est pas assurée lorsque des enfants de 2 ans sont laissés seuls avec des couteaux pointus.

  16. Pourquoi vos principes éducatifs seraient ils meilleurs que ceux de vos parents ?
    Vous les critiquez mais pas beaucoup d’auto critique en ce qui vous concerne . J’ai lu votre article sur la dépression post parfum et vous ne vous positionnez qu’en victime !
    Pour ma part je pense que vous avez quelque chose à régler avec vos parents. Vous restez une enfant vis à vis d’eux parce que vous vous comportez en enfant. Vous n’avez pas su vous imposer comme adulte et vous leur en voulez. Mais vous avez vous aussi une part de responsabilité. Une relation s’etablit à deux.
    Je vous souhaite bonne chance pour l’avenir. Vous avez une jolie famille mais pas la science infuse..

    1. Il aurait été difficile que je suis “l’agresseur” dans la dépression post-partum. Comme toute maladie psy, il est difficile d’en parler sans l’avoir vécu soi-même. Comme je l’ai déjà répété dans les commentaires, je n’ai pas la science infuse, c’est certain. Mais ce sont des principes dans lesquels je crois. Et je suis parfaite ouverte au changement (et j’ai déjà bien changé en tant que parent) tant qu’il est argumenté, et pas seulement un argument d’autorité.

      Les principes éducatifs sont des principes très personnels. Je ne me permettrait pas de dire à un autre couple comment élever ses enfants. Mais comme je l’ai déjà évoqué dans les autres commentaires, il est facile pour un parent de récuser l’opinion d’un enfant en disant que de toute façon il est immature (et doit donc rester à sa place d’enfant).

      Pour s’imposer en tant qu’adulte, encore faut-il qu’on vous laisse la place nécessaire pour vous exprimer …

      Comme je l’ai déjà souligné, sous cet article, les commentaires des parents vont majoritairement dans le sens d’une identification à mes écrits, les réactions des grands parents sont bien plus épidermiques, voir insultantes. Je n’ai vu aucun commentaire des parents aussi virulent. On se demande donc ici qui est le plus mature …

      1. Je serais très heureuse de discuter de tout ça avec vous. Je suis d’accord avec la plupart de vos idées, c’est votre positionnement qui me pose problème. Juste pour info, je suis une maman. Pas une grand-mère !

        1. Tant qu’on peut ouvrir un dialogue c’est le plus important :). J’avoue que les relations avec les autres êtres humains ne sont pas vraiment mon point fort, c’est certainement pour ça que j’ai un positionnement assez peu classique.
          C’est bien d’avoir aussi des points de vue divergents de la part des parents. Ca casse le manichéisme

  17. je relisais l’ensemble des commentaires ce matin, et je suis assez estomaquée par les positions de personnes qui sont plutôt des grands-parents, apparemment, et qui considèrent complètement illégitime que des enfants adultes ne signent pas un blanc-seing à leur parents, sous prétexte, justement, que ce sont les parents et qu’on doit leur être reconnaissant de nous avoir donné la vie patati patata… Comme s’il n’existait pas des grands-parents bornés, égoïstes, incapables de dialogue et d’ajustement, campés sur leurs positions autoritaristes et infantilisantes vis-à-vis de leurs enfants adultes.
    Et bien si, Messieurs Dames, navrée de vous apprendre qu’il y en a, et même beaucoup. Et une grande partie de ces grands-parents ont la grande chance d’avoir des enfants assez équilibrés et respectueux du lien grand-parent/enfant pour ne pas couper les ponts. C’est plutôt eux qu’il faudrait remercier. Après, il y a aussi des enfants ingrats qui utilisent leurs grands-parents comme des gardes d’enfants taillables et corvéables à merci, mais ce n’est pas du tout ce dont WMutti nous parle ici 😉

    1. MERCI 🙂 ! Tu exprimes encore mieux que moi ce que je voulais ajouter dans cet ajout en fin d’article. A quand des commentaires sur le fond des dits principes éducatifs évoqués ? Et venir attaquer sur la dépression je trouve que c’est assez bas. Et ça montre une véritable méconnaissance de la pathologie et de son effet sur les malades. Surtout quand on explique dans l’article s’en être sortie avec une prise en charge disons minimaliste. Mais il y’a encore du chemin pour aussi enfin considérer les maladies psy comme les autres maladies …

      Mais d’un côté je suis presque contente d’avoir ce genre de réactions. Souvent pour faire bouger les choses il y’a trois étapes: on exagère, ce qu’on dit est dangereux et ensuite ce fait est complément rentré dans le quotidien et banalisé. Un début de changement ?

      Effectivement j’ai été tentée de couper les ponts avec mes parents, mais je ne l’ai jamais fait. Ce serait une fuite et je n’aime pas fuir les problèmes. Mais là on va me dire que je suis une ado qui cherche la confrontation ;).

      Mais quand je lis un article qui ne me plaît pas, la plupart du temps je passe mon chemin, ou j’essaie de faire valoir des arguments de fond. Et jamais je n’irai insulter l’auteur … Les insultes venant d’ailleurs des seuls grands parents qui commentent l’article.
      La maturité et le recul ne sont pas forcément liés à l’âge.

  18. Bonjour, Je comprends très bien votre point de vue ; je suis grand-mère de jumeaux.
    Ma pensée sur ce sujet n’ est pas originale,
    Nous avons eu cette expérience en étant parents, nous vivons quelques expériences étant grand- parents, et vous vivrez certainement tout cela aussi.
    L’histoire se répète indéfiniment, mais chaque histoire est unique.
    Personnellement , je respecte complètement l’education qui est donné à mes petits- enfants par leur parents. C’est LEUR histoire. Je ne cache pas que mon instinct grand-maternel fait des siennes quelque fois😂, mais j’accepte d’’être recadrée (cherchant avant tout l’harmonie dans l’intérêt de l‘enfant)
    Qui a raison , qui a tort??
    Personne n’est jamais ou n’a jamais été absolument parfait.( je ne parle pas de l’inconscience de certaines personnes à qui on confie des enfants dont la sécurité n’est pas assurée.😡)

    Je pense surtout aux enfants qui ont la chance d’avoir des grands- parents et qui auront des histoires -souvenirs avec eux. C’est essentiel à mon avis pour construire et faire évoluer la pensée critique avec des anecdotes formatrices aussi. Et les parents les accompagneront d’histoires de leur enfance … ils échangeront encore en grandissant avec plus ou moins de bonheur certes, mais qu’importe….La vie n’est pas un pays de « bisounours » mais son intérêt est de se surpasser et d’y trouver un certain équilibre malgré tout.
    Allez COURAGE , enfants , parents et grands-parents .

    et merci pour votre article qui interpelle…….🤔

    1. Je suis tout à fait d’accord avec vous, les grands parents ont beaucoup à apporter aux petits enfants. Un problème n’est jamais du à une seule des deux parties, ce serait beaucoup trop simple ! Pour moi la clé c’est justement un dialogue le plus apaisé possible. Et parfois chacun fait quelques transferts dus à son histoire. Le tout c’est de les identifier et de les reconnaitre

  19. Je suis estomaquée des commentaires, moi aussi.
    Chez nous il y a plusieurs écoles, du côté des grands-parents. Je n’adhère pas à tout et l’an dernier ça s’est mal passé pour un de nos enfants (trop petit? séjour trop long?), du coup cette année il n’y est pas allé sous un prétexte d’agenda.
    En général, nous donnons les instructions médicales et elles sont respectées. Pour le rythme, c’est plus compliqué mais comme il n’y a jamais de mise en danger (je pense aux couteaux cités plus haut), on met de l’eau dans notre vin en précisant qu’il y a les règles de la maison et celles de chez papi. Après il y a parfois des débordements en notre présence mais nous sommes tous assez mesurés pour pouvoir en parler sur le coup, parfois sur le ton de l’humour, sans que ça dégénère.
    On est globalement assez gâtés car chacun connaît sa place (nous sommes respectueux avec nos parents et beaux-parents, et ils savent que nous sommes les décideurs pour nos enfants au quotidien) et apprécie de pouvoir passer du temps de qualité avec les enfants.
    Ma belle-mère a essayé une fois de commenter l’éducation de notre ainé, son fils lui a très mal répondu, ils ont été fâchés sans se le dire vraiment pendant longtemps… depuis elle ne dit plus rien mais elle n’est plus aussi à l’aise chez nous (de tte façon ils n’ont jamais bien communiqué je crois).
    Pour résumer, je compatis, ça ne doit pas être simple d’être coincée entre son rôle de fille et de mère.

    1. Déjà si vous avez pu trouver un mini terrain d’entente c’est un bon point. Effectivement trouver sa place lorsque juste on vous étouffe n’est pas chose aisée. Mais les agendas subitement pleins j’avoue que j’y ai recours une fois ou deux.

  20. Whaouhhh, certains commentaires sont…

    Je comprends ton post : ici les relations avec mes parents se sont dégradés à la naissance de ma fille parce que j’ai fait mes propres choix éducatifs, que ceux-ci sont aussi un compromis avec le papa et que donc, nécessairement, ils diffèrent de la façon dont m’ont élevés mes parents. Dur, dur pour mes parents qui, j’ai l’impression, y voient une critique de leur éducation. Moi j’y vois un ajustement : il y a des choses que j’aime de mon enfance, d’autres moins. Et puis il a des évolutions, des découvertes dans la manière d’éduquer les enfants qu’ils ont dû mal à voir autrement que comme un effet de mode. Et puis des circonstances différentes qui ne prennent pas en compte.
    Le gros point de crispation a été les vacances d’été : ma fille n’a même pas deux ans, ils voulaient la garder deux semaines (nous habitons à plus de 500 km). J’ai dit non en disant que cela faisait beaucoup trop. Incompréhension car chez nous, nous passions toutes nos vacances chez ma grand-mère, qui habitait à dix minutes de chez nous et qui nous gardait régulièrement depuis notre naissance. Ce qui n’est pas le cas ici.

    Petite anecdote à laquelle celle de la naissance de tes jumeaux m’ont fait penser : mes parents souhaitaient nous offrir un cadeau de naissance pour ma fille : un lit à barreau ou une table à langer. Je dis non pour les deux : nous avons cododoté puis eu un lit au sol et nous avions une commode. J’ai proposé d’autres choses dans la veine maternité proximale… Résultat ma fille a eu un doudou moche.

    1. En fait je n’ai plus eu aucun commentaire déplacé depuis mon edit ;). Bizarrement quand on demande d’aller au delà de l’insulte facile (immaturité, connerie etc) et de donner des arguments, il n’y a plus personne.

      Je n’avais pas pensé à et aspect de compromis avec l’autre parent. Effectivement ça influe grandement sur l’éducation.

      Les modèles d’éducation ont beaucoup évolué depuis 30 ans et c’est tant mieux ! Non pas que c’était horrible avant, mais c’est toujours une bonne chose d’améliorer ce qui peut l’être et de progresser.

      Nous avons eu exactement le même problème pour les vacances d’été. Vers 20 mois ils ont passé une semaine sans nous chez leurs grands parents. Résultat: crise de larmes à chaque séparation. Je ne le referait pas jusqu’à ce qu’ils soient capables de dire s’ils souhaitent y passer une semaine ou non. A cet âge, quelques jours peuvent paraître une éternité. Et il est difficile de comprendre que papa et maman ne sont pas là pour juste partir en vacances eux tout seuls.

  21. Je ne suis pas encore maman mais je sais que je vais être confrontée au mêmes problèmes que toi, à la différence que moi je n’ai aucune patience pour les imbéciles quels qu’ils soient : soit nous trouvons des compromis en adultes responsables, soit c’est hasta la vista bye bye… ce qui serait vraiment dommage mais je n’aime pas m’empoisonner la vie.
    J’ai déjà commencé à préparer le terrain en leur montrant que mes principes et mode de vie sont très différents, pour l’instant c’est plutôt bien accueilli et éveille même de la curiosité, donc j’ai bon espoir !

    1. Devenir mère apporte quand même une certaine dose de patience. Mais c’est vrai que je commence à en avoir de moins en moins quand je sais qu’il n’y a pas de dialogue possible. J’ai déjà des journées de 26h alors c’est pas pour parler dans le vide !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *