Ma vie de Working Mom / Santé de maman

Reconversion professionnelle et projets post accouchement

Je t’en avais déjà parlé par ici, mon projet était de passer le concours de professeur des écoles afin de trouver une profession qui me permette de concilier vie familiale et vie professionnelle, ainsi que de trouver plus de sens à ce que je fais 8h/jour. Et puis je suis tombée enceinte. Avec d’un côté une DPA en juillet, un accouchement prématuré programmé et de l’autre des épreuves écrites en avril et orales en juin/juillet, pas besoin d’avoir bac+18 pour voir que ça pue des pieds comme plan . Pour rajouter la chantilly aux asticots sur le gâteau de sorti du frigo il y’a 3 mois, le concours et la formation seront profondément réformés pour la session 2020 avec une possibilité de grosse perte de salaire pendant la formation. Ouai, ça pue autant que le gâteau sus-mentionné. Alors Marceline, on fait quoi ?

Dans l’idéal je croise les doigts pour que la réforme du concours et de la formation des professeurs des écoles rendre toujours réalisable dans la vraie vie des reconversions professionnelles. On parle d’une rémunération autour des 400 €/mensuels pendant un à deux ans, très probablement non cumulable avec un congé formation rémunéré. Donc, je compte autant sur la possibilité de passer ce concours que sur la possibilité de manger une raclette tous les soirs pendant une semaine sans prendre un gramme.
Il me resterait la voie du détachement car je suis déjà fonctionnaire. Mais les postes en détachement sont, des dires même des rectorats, des postes non pourvus aux concours, et très souvent loin de chez soi (pratique lorsqu’on ne peut pas conduire).

 

 

Bref, je suis dans le guano jusqu’au cou
et sans vraiment d’idée de ce que je vais pouvoir faire
une fois mon congé maternité terminé

 

 

Oui je sais, je ne reprends le travail que début novembre, j’ai le temps d’y penser etc. Mais très clairement, les relations étant hyper tendues avec ma direction actuelle (c’est connu, les employeurs adoooorent les femmes enceintes et malades), je ne peux pas rester sans projet fixe sous peine dans tomber dans la folie psychotique. L’idée de retourner au travail me colle la boule au ventre, et même la joie est partie se pendre. Très clairement, si je me place d’un point de vue pragmatique, je ne peux pas en vouloir à mes supérieurs de grincer des dents. Sur mon poste, il faut une personne à temps plein et très disponible.

 

Or, j’ai plus de 3h de trajet quotidien aller-retour avec 2 changements

Je vois mes enfants 20 minutes par jour ET dans le même temps je ne suis pas assez dispo pour réaliser le travail demandé par mon employeur.
Je travaille donc dans une ambiance pourrie en supplément, je suis un poids pour mes collègues, et je suis mère totalement absente

Je suis exténuée physiquement et mentalement, ce qui favorise les crises d’épilepsie et n’aide pas pour la dépression et la TCA.

Ma mémoire défaille vraiment (genre parfois je ne me rappelle plus de la date de naissance de mes enfants),
ma capacité de concentration est inférieure à celle de mes garçons de 3 ans.

Et surtout, surtout, une maman rendue fantomatique tant par son absence que son état de santé est loin d’être sans conséquences pour les enfants.

Et ce n’est pas avec un nouveau-né en plus de mes 3 enfants en bas-âge que les choses vont s’améliorer.

Bref, on ne peut pas continuer comme ça

 

 

 

 

Nous serions les deux pieds dans une situation inextricable, Mr G le premier, car ce serait à lui d’assurer le quotidien. Ben oui, pas d’amis et pas de famille près de chez nous, tous restés à des centaines de kilomètres de chez nous.

 

 

Depuis que je suis en congé maternité, je réalise également tout ce que je loupais avec mes journées de travail à rallonge 

 

Je réalise que la seule chose qui me sort de mon état dépressif c’est d’être avec mes enfants, de planifier et de faire des activités avec eux, de partager ces moments privilégiés du quotidien comme le dîner, le bain, l’histoire du coucher. Je ne savais pas que tout cela pouvait être aussi épanouissant. En fait je surkiffe, surtout les activités que je peux faire avec les grands. 

Je trouve passionnante la psychologie du jeune enfant (surtout à partir de 2/3 ans en fait), je me suis même mise à fait des DIY pourris pas beaux avec les enfants (si vous voulez je pourrais en partager quelques uns sur ce blog). Si tu me connaissais, tu serais tellement en PLS du fait d’une crise de rire hystérique.

 

 

Tu vas me dire que je pourrais prendre un congé parental, ce serait la solution pour être avec mes enfants
ET me laisser le temps de trouver une nouvelle voie professionnelle

 

 

Ouai, mais non, et ce pour deux raisons.

1 – C’est TOTALEMENT impossible financièrement, même avec la Prépare et les APL (dérisoires) versées par la CAF. Nous perdons 1 500€/ mois une fois comptabilisées les économies sur les frais de garde !! (Gardez en tête que nous vivons en région parisienne, certes les salaires sont plus élevés, mais le coût de la vie aussi).

2 – Je ne pense pas que physiquement (surtout du fait de l’élipepsie) je sois en capacité de m’occuper à plein temps de deux enfants en bas-âge. Et puis, on fait quoi lorsqu’en cas de crise je n’ai pas le droit à un arrêt maladie sans les enfants pour me remettre ? Ça parait bizarre pour ceux qui ne connaissent pas la maladie, mais une crise est VRAIMENT éprouvante physiquement.

 

 

 

 

Alors pourquoi pas un temps partiel ?

 

C’est pour l’instant la seule solution que j’arrive à voir pour me sortir de ce bourbier

 

Un 80% ne changerait pas grand chose, je me mettrais à 60%. On ne peut me le refuser car il est de droit jusqu’au 3 ans du plus jeune enfant. Avec ce temps de travail, les aides de la CAF et la réduction des heures de garde nous permettrait de nous en sortir … sur le fil.

Mais elle va me valoir un shit storm monumental de la part de ma direction étant donné que c’est incompatible avec mon poste. C’était pourri, on ne se parle que par LRAR depuis le début de ce congé maladie/maternité, mais là on va être sur un autre level. Je vais avoir des pressions de malade pour ne pas le prendre ce 60%. Déjà qu’ils ont frôlé la crise cardiaque lorsque j’avais parlé d’un 80% il y’a quelques mois …. Ils ont bien insisté sur le fait que quelle que soit ma quotité de travail, j’aurais la même charge de travail. Tant pis pour moi si je n’y arrive pas. Très clairement il est impossible de faire rentrer un 100% dans un 60% avec mon état de santé actuel.

Est-ce qu’il faut être leur poil à gratter pour qu’ils essaient de trouver une solution avec moi plutôt que de me dire de chercher un poste ailleurs ? Ouai, avec un gros ventre et une demande temps partiel sous le bras, ça va être hyper facile tiens.

 

 

Honnêtement je suis arrivée à un point de ma vie où j’ai compris que je me fichais d’une grande carrière.

 

Je ne peux pas entrer dans les détails du fait de mon devoir de réserve, mais je préfère investir aujourd’hui mon énergie ailleurs faute de trouver du sens dans ce que je dois faire “parce que c’est comme ça c’est ce qu’on te dit de faire“. Mais, le fait de ressentir ces difficultés au quotidien au travail ont tout de même un impact sur le moral.

De même, j’ai arrêté de vouloir faire les choses parce que ça rend bien, parce que c’est ce que la société et/ou mes proches attendent de moi (si d’ailleurs ces derniers privilégie ce qui envoie du rêve à mon bonheur, j’aurais très vite compris à quoi m’en tenir).

J’ai beaucoup parlé avec la génialissime assistante maternelle qui s’occupe de Samuel. Elle aussi avait un poste dans les alentours du métro Varennes dans le 7e (quartier des ministères et des ultras-riches). Prestige tout ça tout ça. Et puis elle est devenue assistante maternelle parce qu’elle ne supportait plus son ancienne vie. Elle ne regrette pas un instant son choix. Pouvoir faire un travail où je me marre toute la journée, où des langues de vipère ne parlent pas dans mon dos à tort et à travers, où je suis chez moi dès la fin de ma journée, ça n’a pas de prix.

 

Un peu comme se faire gratter le dos

 

 

Mais tu es aussi démontée d’un point de vue santé qu’une commode MALM de chez Ikéa,
pourquoi ne pas en parler au médecin du travail ?

 

 

Déjà tenté petit malin. La seule recommandation de LA médecin du travail (sur fond de propos sexistes tout au long de l’entretien): prenez un congé parental.

J’aime quand les médecins outrepassent leurs attributions de soignant pour jouer les moralistes et les redresseurs de torts. Je le rappelle, un médecin du travail se prononce sur l’aptitude d’un fonctionnaire à occuper son poste et prescrit les aménagements nécessaires si le dit poste doit être adapté. Et … quoi d’autre déjà … juger les choix appartenant à la vie privée ? … ah non raté… Grat grat … ben c’est tout Ginette en fait.

J’ai eu beau lui développer les arguments développés ci-dessus, rien n’y a fait. Elle a d’ailleurs réussi à me soutenir que l’allocation versée par la CAF en cas de congé parental à temps plein était calculée en fonction du salaire du parent …. Et elle n’en a pas démordu même lorsque je lui ai collé sous les yeux la page officielle de la CAF. La madame m’a soutenu sans sourcillier que 2 500€ mensuel  était un petit salaire (c’est pas comme si vous aviez un gros salaire … 10 00€ quoi), et que faire un effort de 700€ par mois était un petit effort financier. C’est pas pour rien qu’on parle des élites parisiennes déconnectées de la réalité ma petite dame (j’aimerais tellement que cette phrase soit ironique et moqueuse).

J’avais l’impression d’être partie dans un trip sous acide gratuit.

 

Les médecins spécialistes qui me suivent, notamment mon neurologue, préfère me donnent des arrêts maladies d’un mois au coup par coup.

Petite anecdote: je viens en consultation suite à une crise d’épi pendant ma grossesse. Je lui dit que j’ai très mal dormi. Pas bien, la fatigue déclenche des crises tout ça tout ça. Oui, mais hier, ma ville, Strasbourg, a été frappée par des attentats. Mes amis étaient au centre-ville ce soir là (heureusement ils l’ont quitté peu de temps avant et/ou sont restés confinés chez eux). Le neurologue est très condescendant, comme à son habitude. Sauf que là, ses yeux éteints et méprisants s’illuminent tout à coup, c’est la première fois que je vois ça chez lui. “Et vous connaissez des gens qui sont morts ?“.

 

 

 

A long terme je pense que la meilleure solution serait de trouver un poste de non cadre.

 

Si je suis totalement honnête, ma motivation première dans mon choix de réorientation professionnelle est le fait de pouvoir être plus présente auprès de mes enfants. Sans cela, même un projet qui siérait à mes goûts ne vaudrait pas la peine. C’est ma condition sin equa non.

Il y’a aussi le fait que j’ai de gros problèmes relationnels (cf. mon problème de haut potentiel). Genre vraiment. En restant réaliste, il me faut un travail avec moins de contact avec l’extérieur, ou tout du moins des adultes.

Sauf que dans la fonction publique c’est impossible en pratique de passer d’un poste de cadre (catégorie A) à un poste non cadre (catégorie B ou C) sans appui du médecin du travail. Impossible de demander un second avis que celui de mamie Christine Boutin.

 

Mon cursus ne me permet pas de chercher un poste dans le privé, surtout si je cherche un poste de non cadre. De toute manière, bonne chance pour trouver un poste à temps partiel à la base, surtout si je dois expliquer les raisons de ma candidature. Pas très bankable tout ça, les employeurs ne sont pas des directeurs altruistes menant une mission humanitaire la paix dans le monde tout ça tout ça.

 

Il faudrait que je me relance dans une formation assez longue pour changer totalement de domaine

J’ai bien pensé à me reconvertir dans le domaine de la petite enfance ou de l’enfance en général, après une solide formation bien sur. Mais encore une fois difficile de trouver un poste à temps partiel. Et quand on prend du recul, est-ce que ce ne serait pas juste une manière de compenser le temps que je ne pourrais pas passer auprès de mes enfants ?
J’ai même pensé à devenir assistante maternelle. Mais bon, je peux m’asseoir sur l’agrément vu mon petit appartement et mes pathologies.

J’ai une possibilité (ayant eu l’accord du directeur de master concerné + école doctorale) de commencer un M2 recherche en droit public, de rédiger un mémoire qui servirait de base à une thèse, puis de me lancer dans la dite thèse. Le tout en profitant d’un congé formation rémunéré. La recherche bibliographique, l’écriture, c’est mon grand dada. Mais est-ce que j’aurais la motivation avec 4 enfants en bas-âge ? Et après le doctorat, je fais quoi ? Les carrières d’enseignant chercheurs sont bouchées de chez bouchées, et je n’ai pas envie de bosser 70h/semaine.

Dernière possibilité, faire un virage à 360°, prendre en compte le fait que le mieux serait que je sois le moins en contact possible avec d’autres être humains dans le domaine professionnel, et me reconvertir dans l’informatique, l’administration réseaux. Ce sont des métiers qui permettent une certaine flexibilité horaire, voire de grands possibilités de télétravail. Mais en suis-je capable ? Est-ce que je ne vais pas me retrouver dans une impasse et ne pas trouver d’emploi derrière ?

 

 

 

 

Bref, un peu bloquée la Working Mutti

 

 

On réfléchit, on pédale dans la choucroute. Et puis un jour on finira bien par trouver quelque chose … Hein ?

 

 

PS: Quelques nouvelles de mon RDV gynécologue du 5e mois. Avec mesures si hautes, j’ai gagné le droit de commencer un traitement hypotenseur. Joie. Effets secondaires: sédations et aggravation de la dépression. Re-joie … ou pas en fait.

 

23 Comments

    1. Malheureusement non, ou alors de ma poche ! En gros j’en aurais pour 1 500€. J’ai accumulé des heures sur mon compte personnel de formation, mais l’administratiion, faute de moyens, ne permet pas de se lancer dans des entreprises aussi coûteuses.

  1. Bonjour,
    Je me retrouve dans votre réflexion, j’ai suivi le même cheminement il y a quelques années.
    Au final je me suis décidée pour l’enseignement en lycée. J’ai d’abord été embauchée comme contractuelle (pas de concours à passer), puis ensuite concours interne. Les académies de la région parisienne recrutent énormément de contractuels, peut être une piste à explorer pour vous?
    Je vous souhaite le meilleur!

    1. J’avais également pensé à l’enseignement dans le secondaire, mais je ne possède que des diplômes juridiques. Je pourrais éventuellement m’essayer au SES (si ça existe toujours …), mais je ne suis pas sûre qu’on m’embauche pour une autre matière de sciences humaines. Peut être l’histoire où j’ai encore de bonnes bases. Mais c’est un plan à réfléchir en effet.

  2. C’est tellement difficile de savoir où se placer…Et les aléas de la vie de famille nous font changer de voie à chaque fois qu’on a l’impression d’avoir trouvé! A un niveau différent, je confronte les mêmes problématiques, et j’ai eu 2 entretiens en début de semaine, diamétralement opposés, qui m’ont placée face à ce choix cornélien…D’un côté l’ambition, la stimulation, le challenge, mais les heures à gogo et l’implication qui va avec ; de l’autre, un poste plus plan plan sans doute, mais beaucoup plus conciliable avec ma vie actuelle et mon souhait de conserver du temps pour ma famille. La confrontation entre les deux m’a fait réaliser à quel point je n’étais pas prête à mettre ma vie familiale de côté, juste pour un épanouissement professionnel (pas assuré). Cette bascule changera peut être de nouveau dans quelques années, mais pas facile de trouver comment tout concilier entre temps…Bon courage! J’espère que tu trouveras une formation qui te convient. Je note toutefois que le secteur de l’informatique est en recherche de personnes, et propose pas mal de boulot!

    1. Je me suis faite la même réflexion que toi: mon envie de m’investir plus dans ma vie professionnelle pourra revenir un peu plus tard lorsque mes enfants auront acquis une certaine autonomie. Je tombe certainement dans le cliché des femmes qui mettent leur carrière entre parenthèses et donc qui font une moins belle carrière que leurs homologues masculins. Mais ce qui me rassure c’est mon conjoint est dans le même état d’esprit que moi.

    2. SES existe toujours! Et il y a également des BTS dans lesquels les étudiants ont des enseignements en relation avec le juridique et les sciences humaines.

  3. Une question bien délicate à laquelle j’ai été confrontée… pour ma part le constat était clair aussi, plus envie d’être cette maman fantôme que j’ai été et plus la force de supporter cette ambiance de travail (toujours plus de stress, d’heures et d’hypocrisie). Je me suis orientée vers un congé parental, en province, l’effort est moins important, pour me laisser de temps de faire les choses… J’espère que tu trouveras des réponses à tes interrogations…. As-tu pensé à un bilan de compétences ?

    1. Nous avons sérieusement pensé à partir aussi. Mais nous avons déjà déménagé il y’a peu et nous ne voulions pas trop perturber les enfants. Ne pouvant plus conduire, il nous faudrait obligatoirement vivre dans une grande ville ou tout du moins dans une ville moyenne. C’est vrai que ça complique les choses. Mais clairement, si c’était à refaire, nous n’irions plus nous installer en IDF.

    1. Tant qu’à faire je préférerais qu’il ne se fasse pas butter du tout ;). Désolé j’ai un humour pourri c’était plus fort que moi ;). Nous avons sérieusement pensé à retourner en provinces dans les terres strasbourgeoises, mais nous avons peur d’imposer encore un nouveau déménagement à nos enfants. Mais dans quelques années ce sera certainement chose faite. Clairement, si c’était à refaire, hors de question de s’installer en IDF.

  4. Pas facile cette histoire de reconversion avec toutes les données à prendre en considération.. Je comprends totalement le fait que tu aies envie de trouver un “plan” dès maintenant pour te soulager. Je suis un peu comme toi, j’ai besoin de savoir où je vais “même si j’ai le temps de voir venir”.
    Je ne sais pas quoi te conseiller. Il y a toujours un “ah ben super” suivi d’un “mais…”
    Ce n’est pas évident mais dans tous les cas je pense que tu trouveras une voix qui te correspondras plus. Tu es dans une réelle démarche d’amélioration globale de ta vie professionnelle et je suis certaine que ca va payer. En te posant toutes ces questions et en envisageant toutes ces possibilités, un jour tu te diras: “Ah ben voilà! C’est donc ça qu’il me faut” !
    PS / Petite info, dans le milieu de la petite enfance, il y a pas mal de temps partiel (du moins dans le sud)…
    Bref, j’espère que tu trouveras rapidement un “plan d’attaque professionnel” qui te correspondras 😉

  5. Je t’ai découvert via DMT, il y a quelques temps. Ici aussi, maman de jumeaux de 3 ans, d’une petite dernière de 18 mois et maman avec plusieurs maladies chroniques.

    Pour ce qui est de la reconversion en passant par un doctorat, je ne te le conseille pas… étant moi même docteur avec souvent des envies de reconversion ! 11 années post bac avec beaucoup de sacrifices, des journées de 12 h et ce 6 jours sur 7, 2 années de formation à l’etranger pour obtenir le graal : un poste d’enseignant chercheur en France. Beaucoup d’anciens collègues n’ont toujours pas de poste, 10 ans après leur doctorat, et naviguent d’un contrat précaire à l’autre sur tous les continents . Mais… j’ ai subi un harcèlement en règle sur mon poste, avant et pendant ma première grossesse. Du coup compliqué d’envisager s’investir, et vu la rareté des postes (cf les anciens collègues !). Bref, ayant un juju en rémission d’un cancer, j’ai préféré le congé parental. Et j’ ai un taux de publication parmi les meilleurs de mon service… oui oui, une vingtaine de collègues publient moins que moi qui ne travaille pas 😜!

    La question se pose donc à la fin du congé parental. Mon médecin m’a proposé une mise en invalidité niveau 1 (j’ai plusieurs maladies chroniques dont une spondylarthrite ankylosante sous biothérapie). Concrètement et en gros raccourci, cela ferait un 60 pour cent, avec un revenu équivalent à un 80 pour cent. Avec possibilité d’une journée en télétravail et 2 journée de présence physique. C’ est actuellement la solution qui semble la moins mauvaise pour moi. Pour cela j’ai un dossier mdph, avec une reconnaissance rqth (reconnaissance en qualité de travailleur handicapé). Est-ce que ce serait quelque chose de possible pour toi ?

    Bon courage et bon repos à Alienor et toi.

    1. Effectivement je n’avais jamais pensé à ce côté difficultés professionnelles vis-à-vis de la grossesse et de la maternité en général … C’est vrai qu’il doit y avoir pas mal de pressions dans ce milieu. Je suis aussi en train de monter un dossier MDPH, mais les délais sont hyper longs (8 mois dans mon département …)

  6. C’est tellement dur comme question et il n’y a pas grand chose pour nous aider… J’ai tout mis en plan aussi de mon côté car j’ai eu une petite promotion mais surtout comme on se lance dans la PMA, je vais avoir besoin de flexibilité et je ne la trouverai pas en master ou en devant faire classe… Du coup, j’attends… jusqu’à la prochaine crise identitaire…
    Mais chaque chose en son temps, pour l’instant, l’important, c’est un bébé 😉
    Bon courage pour ta grossesse…

    1. La PMA demande une grande flexibilité c’est clair. Heureusement que la loi sur les autorisations d’absence est passée (même si dans les faits elle est peut connue des employeurs et même des patients). J’espère en tout cas que vous ne serez pas dans ce parcours trop longtemps.

  7. Si vraiment faire une thèse te plairait (et en te lisant, j’ai l’impression que c’est le cas), et que tu penses être capable de gérer sa préparation avec ta vie avec 4 enfants (ça, c’est à bien évaluer, et je pense que ça dépendra beaucoup de la flexibilité que t’autoriseront tes encadrants, donc il faut surement en discuter sérieusement avec eux, si tu ne les sens pas, à mon avis ce n’est pas la peine de te lancer, ça va te pourrir la vie), je pense qu’il ne faut pas te laisser arrêter par le manque de débouchés. Des docteurs qui ont des postes qui n’ont rien à voir avec leur formation, y’en a plein, mais je pense que si tu prends du plaisir à faire cette thèse, ce ne sera pas du temps perdu ! Bon je dis ça mais moi je n’ai pas de thèse hein, je juge juste par rapport à mes connaissances qui en ont passé une (dont mon mari qui a une thèse qui ne lui a jamais servie à rien, mais qui ne regrette pas le moins du monde les 4 années qu’il a passées à la préparer). En tout cas je te souhaite beaucoup de courage, je suis un peu dans les mêmes questionnements et je sais combien c’est difficile de ne pas trop pouvoir se projeter !

    1. Clairement je m’éclaterais ;). Mais je me pose toujours la question de l’après. Je sais qu’il existe des passerelles avec la haute fonction publique. Mais si je n’arrive pas physiquement à tenir un poste de cadre de bas étage, alors un poste de cadre sup avec l’investissement que ça suppose .. Bref, il y’a toujours des + et des – (et ça me rend dingue 😉 ).

  8. Pas évident ta situation mais je comprend un peu ton impasse y compris tes questionnements. C’est vrai que notre société actuelle nous complique à nous les femmes notamment les jeunes mamans de faire un choix entre notre vie de mère et celui de salariée et malheureusement beaucoup d’entreprises ne permettent pas cet équilibre. J’espère que tu parviendras à trouvé une réponse à tes questionnements prochainement et qu’une nouvelle voie s’ouvre à toi. As-tu pensé à l’enseignement dans le privé? il me semble que c’est un peu moins galère au niveau examen à passer par rapport au public mais à voir.

    1. Je n’avais jamais pensé à l’enseignement dans le privé car j’ai peur de en pas trouver de job près de chez moi. Nous n’avons pas des masses d’écoles privées étant donné que nous avons de super établissements publics. Mais effectivement dans un autre secteur géographique ce serait le top du top !

      1. De rien pour l’information. J’ai un ami qui après avoir loupé pour le public, s’est tourné vers le privé et aujourd’hui il est professeur dans un collège privé en banlieue parisienne et franchement il a de bonnes classes en général (bon bien entendu il y a toujours un ou deux relous mais ça reste soft). Sinon je ne sais pas si c’est possible au vue de ta formation mais peut-être voir du côté de l’enseignement en centre de formation? . Lorsque j’ai fait mon BTS, j’ai eue des professeurs qui étaient auparavant des salariés lambda mais qui ce sont tournés vers l’enseignement pour former des jeunes. Après certes ce n’est pas non plus top moumoutte mais si ça peut te permettre de mieux profiter de tes enfants.

        1. Ca peut être intéressant aussi de former des jeunes à la beauté du droit ;). Et c’est une matière hyper pratique donc ça peut intéresser. Mais effectivement c’est une piste à réfléchir.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *