Santé des enfants

RGO: le point à 18 mois

Ouai, cette saleté a décidément bien du mal à lâcher mon Samuel. C’est un peu une sorte d’arlésienne chez nous. Parfois, on croit qu’on en est débarrassés, et puis paf, 3 semaines après il revient à la charge. Alors on en est où exactement ?

La grosse bonne nouvelle: ça va quand même beaucoup mieux sur la plupart des tableaux.
Mon fils est grandement soulagé, et ça, c’est top moumoutte

 

 

 

 

En tant que maman, c’est un peu un rêve qui se réalise, faut bien se l’avouer.

 

 

Côté alimentation

 

A 18 mois Samuel mange presque comme nous en termes de texture, c’est à dire totalement solide. Seules les quantités et la composition des repas est adaptée. Mis à part l’eau à la demande, il ne lui reste plus en termes de repas liquides que le biberon du matin (250 ml de lait entier avec un peu de cacao en poudre) auquel nous ajoutons un petit bout de pain ou de brioche parfois. Clairement, le bol alimentaire est épaissi autant que possible et je pense que ça participe bien au reflux du reflux (la blagounette pourrave du matin).

Et puis, il y’a ce gros signe d’amélioration: il supporte maintenant de prendre un biberon non épaissi au Gumilk !

 

 

 

 

 

 

Certes, j’entends encore parfois ce bruit caractéristique du reflux, genre une ou deux fois par jour.

 

Nous pourrions tenter de fractionner les apports alimentaires, mais notre cher fils ne l’entend pas de cette oreille. Il tient à à avoir la peau du ventre bien tendue après chaque repas sous peine d’aller ramasser des miettes dans la cuisine, et de hurler à pleins poumons jusqu’à qu’on lui ai servi une quantité de pitance suffisante à son goût.

A son âge il est encore facile d’éviter les aliments trop acides (la vinaigrette dans les crudités par exemples) ou les boissons gazeuses. Rien à creuser de ce côté là. Retirer la tomate de son régime alimentaire ne change rien malheureusement. Sauf à l’énerver lorsqu’il voit le reste de la famille en manger. Pour sa mère, c’est au moins une fois par jour (au petit dej). Je suis une créature de la nuit à longues dents végétarienne ,et on est à court de True Blood. Ou alors juste une femme enceinte, aux envies bizarres, et insomniaque. Faites votre choix.

 

 

Côté médicaments

 

Samuel est bien sevré d’Innexium. Il n’apportait plus grand chose en termes de plus-value sur la douleur. Il ne lui reste que son polysilane, indispensable pour s’endormir et gérer les reflux de début de nuit. Ses nuits (et nos nuits) commencent enfin à être dominées par le calme et le sommeil.

 

 

 

Ouai c’est Noël les gens !

 

 

 

 

Côté adaptations posturales

 

 

A 18 mois, Samuel est toute la journée en position assise ou débout (surtout debout en fait). La gravité est enfin de notre côté !

Il n’est en position horizontale que pour la sieste et la nuit. A 18 mois, tu te doutes bien que tu peux oublier le plan incliné. Il n’en existe pas de taille adaptée, et notre fils se sent comme ligoté et veut choisir sa position de sommeil. Sur le ventre of course.

 

 

 

Logiquement, nous devrions attendre 1 ou 2 heures après son repas pour aller le coucher.

 

 

Rien qu’en disant ça, je suis sure que toi aussi tu as rigolé en se demandant quel guignol a bien pu proposer cette solution impossible à mettre en pratique pour un enfant de cet âge.

Samuel est de retour à la maison vers 18h. Il mange aux alentours de 18h30 et il fait traîner le truc facilement jusqu’à 19h. Nous devrions donc attendre 21 heures pour le coucher, en ajoutant bien sur le temps de s’endormir par la suite. Disons 21h30. Sachant qu’il doit se lever à 6h30 du matin au plus tard, on risque de lui créer une dette de sommeil à un âge clé pour son développement. Sans compter le fait de se taper un bébé grognon, crevé, qui hurle + un bon drama de ses frères aînés qui ne comprennent pas pourquoi, EUX, ils doivent se coucher plus tôt.

 

 

 

 

*

 

 

Et si on ajoute à cette situation bien pourrie un décalage pour la sieste, on crée une situation qui trembler Kafka. Samuel termine son déjeuner aux alentours de midi. En le couchant à 14h, avec ses deux heures de sieste, il se réveillerait vers 16h. Avec un goûter qui se termine à 16h30, il mangerait son dîner … 2 heures plus tard. Mis à part le gaver pour le préparer à être mangé telle une tranche de foie gras sur la table du réveillon, je ne vois pas trop ce qu’il pourrait tirer ce rythme en décalé.

 

 

Bref, Samuel souffre beaucoup moins au niveau digestif, mais le RGO est tout de même en toile de fond, et impossible de gratter cette croute.

 

 

 

Alors c’est officiel, le RGO est une créature fourbe et polymorphe.

 

 

 

 

Lorsque les symptômes digestifs s’améliorent, le RGO décide de changer son fils d’épaule:
et si on allait mettre le dawa dans le système respiratoire ?

 

 

 

Le taux d’hygrométrie est meilleur là bas ses vieux jours à cette raclure.

 

On a diagnostiqué à Samuel un asthme du nourrisson (2 enfants asthmatiques /3 chez nous, qui dit mieux ?), pathologie qui est fréquente en association avec le RGO. Forcément, c’est que ça irrite un peu la zone de se prendre des jets d’acides toute la sainte journée depuis sa naissance.

Je ne dors souvent que d’une oreille à guetter ces quintes de toux nocturnes, qui heureusement viennent par périodes et non pas tous les soirs, en temps normal

Lorsque commence la saison de la bronchiolite, autant te dire qu’on a mis Doctolib en page d’accueil du PC familial. Toi aussi, apprends à jouer du baby inhaler à 3h matin avec la tête dans les choux et un bébé qui se débat version The Rock sous amphétamines.

 

 

 

Très honnêtement, étant donné le gros terrai, familial, du côté de papa comme de maman, je me demande s’il n’aurait pas développé cette pathologie quoi qu’il arrive.
Le RGO d’Isaac a été le moins fort, et pourtant il a hérité de l’asthme.

 

 

Mais, par expérience, je sais aussi que cette maladie est, dans la plupart des cas, bien stabilisée sous traitement. Au moins, on a une VRAIE solution pour traiter les symptômes respiratoires. Sous traitement, Samuel est stable de ce côté et l’impact sur ses activités quotidiennes reste minime.

 

Bien sur que j’aurais préféré que le RGO se fasse la malle, mais rien que le fait de savoir qu’il n’a plus mal me soulage grandement. Le suivi avec le pneumo-pédiatre va certainement bientôt nous apporter des réponses.

12 Comments

  1. Et à trois ans, le reflux ce coquin peut aussi décider d’aller faire un tour du côté des oreilles et faire des otites à répétition…
    Il est siiii sympa

  2. Je compatis énormément avec votre fils et vous! Ici aussi le reflux va et vient. On ne l’avait pas vu depuis plusieurs mois et depuis 2 jours notre fils de 2 ans et demi en souffre à nouveau. Mais d’après la gastro pédiatre ces “attaques” de reflux vont se faire de plus en plus rares en grandissant. Espérons que ça soit le cas!
    Bon courage, pour tout!

  3. C’est déjà une belle avancée dont tu nous fait part ! Pour ce qui est de l’asthme, ont connait bien dans ma famille… je ne sais pas si ça te rassureras mais chez nous sur 4 enfants atteints de problèmes respiratoires, nous sommes 3 à avoir guéri à l’adolescence. Apparement c’est assez courant !

    1. La pédiatre nous a dit aussi que ça pouvait passer, surtout lorsque l’asthme n’était pas très sévère. Je croise les doigts 🙂

  4. Oh non ! Je ne savais pas que c’était une maladie, je pensais que c’était qqch lié au nourrisson et que ça finissait par passer… ça doit bien être compliqué en tout cas. Heureusement il n’a plus mal. Courage super maman et super bébé !

    1. Dans la plupart des cas en effet ça finit par passer. C’est le cas pour mes grands :). Une fois la station debout acquise, on a plus jamais entendu parler de leur reflux 🙂

  5. Zut, ça me rappelle que je dois prendre rendez-vous chez le pneumo-pédiatre pour mon deuxième…

    Je n’ai pas connu le RGO mais je compatis donc au babyhaler à 3 heures du matin…

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