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Strasbourg, mon amour

C’est un peu une édition spéciale. Un bref article écrit d’une seule traite.

Mes premières pensées vont bien sur aux familles des victimes. Elles vont aussi à ce serveur qui a du annoncer à une jeune maman partie aux toilettes avec son jeune enfant que son mari, le père de son enfant, a été fauché pour rien, juste parce qu’il était là, et qu’il est encore en train de se vider de son sang à 100m, sur le trottoir. Aux familles des victimes qui sont encore aujourd’hui entre la vie et la mort.

Je suis née à Strasbourg. J’ai fais le début de mes études supérieures à Strasbourg. Je connais cette ville comme ma poche. C’est MA ville. Celle qui reste indétrônable dans mon cœur. C’est mon chez moi, la foyer où je me sentirais toujours à ma place.

Hier soir, j’ai du contacter la longue liste de mes proches qui habitent dans cette zone et/où qui étaient susceptibles d’y être en cette période de marché de Noël. Croyez-moi, c’est une tâche des plus horribles. J’ai eu peur pour cette amie qui bosse en tant que médecin au nouvel hôpital civil, en centre ville de Strasbourg. Elle ne répondait pas. Lorsqu’elle a enfin signalé sur Facebook qu’elle était en sécurité, j’ai compris qu’elle ne pensait pas à ses proches, mais uniquement à sauver des vies.

Le terroriste est toujours en fuite. Alors je guette la moindre information, j’ai peur de lire à nouveau que des coups de feu ont été tirés. Mes proches ne sont toujours pas en sécurité. Je retiens toujours mon souffle.

Jeudi je voulais vous parler d’autre chose. Mais le cœur n’y est pas. J’aurai encore envie de vous parler de cette tragédie, mais surtout de vous parler de la résilience de ma ville, de l’entêtement de ses habitants qui ne vont pas se laisser faire. Buisness as usual comme diraient nos amis anglais durant le blitz.

 

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