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{TAG} Ces brouillons qui ne verront jamais le jour

Lorsque j’ai lu ce billet de Cécilia Acidulée, je me suis dit que je pourrais entamer une démarche écologique et libératrice d’espace de stockage virtuel et cérébral. Il y a des dizaines de brouillons qui n’ont pas vu le jour, et qui très certainement ne seront jamais publiés.

Pour la plupart, c’est tout simplement car j’aurais fait le tour du sujet en 15 lignes. On ne va pas se mentir, il y a aussi quelques sujets qu’on aborderait pas dans une soirée mondaine, et encore moins sur la blogosphère où ce serait une terrible opprobre. Les cailloux ça picote un peu lorsque ça touche les paupières à une certaine vélocité.

Sans plus attendre

 

 

Pourquoi j’ai choisi une césarienne sans presque aucune anesthésie/ refusé l’anesthésie générale

 

 

 

 

Non, ceci ne refléterait pas ma participation active en tant que trésorière du club local des amis de 50 shades of Grey. Toutes proportions gardées, je pense que ma démarche était semblable à celle des femmes qui souhaitent vivre pleinement leur accouchement en décidant de ne pas recourir à la péridurale. Je voulais sentir ma fille naître et ne pas me faire voler cet “accouchement” alors qu’on nous avait déjà volé notre grossesse.

Je n’avais pas envie d’entrer dans les détails du déroulement de l’opération, surtout que je crois l’avoir fait dans mes premiers articles après la naissance.

 

 

Je me sens surtout mal à l’aise vis-à-vis de l’immense majorité des femmes qui doivent subir
une souffrance inhumaine, sans leur consentement.

 

Ça doit être une épreuve inimaginable. Un véritable choc traumatique. Comment expliquer ce choix, presque donner une part de légitimité à ces actes barbares, en disant d’un ton ferme et léger que je ne regrettais rien  et que je referais tout pareil ? En écrivant cet article, j’avais presque l’impression de leur manquer de respect et de balayer leurs souffrances.

 

 

 

Le faux positif

 

 

C’est une petite anecdote récente qui a réussi à nous donner des sueurs froides il y a 2 mois. Mes règles ne venant pas (ne cherchez pas pourquoi, depuis mon accouchement, j’ai retrouvé un cycle hyper régulier), j’ai décidé de faire un test de grossesse pour vérifier que tout allait bien. Mr G avait déjà fait sa vasectomie et toutes les mesures de protection adéquates avait été prises.

 

Devinez quoi, le test était revenu faiblement positif.

 

 

J’ai commencé à réaliser compulsivement 8 autres tests, et 4 avec les urines du lendemain matin.
Tous bien bien négatifs. Je me suis rendue au labo et la prise de sang était sans appel, taux inférieur à 1 ui.

 

 

Nous n’avons pas vraiment paniqué, ni même vraiment cru à ce positif étant donné la tonne de négatif. C’était un non-évènement, encore un truc bizzaro-rarissime qui nous tombe sur le coin de la tronche. De toute manière, de par mes convictions personnelles, la discussion aurait été assez limitée car il était évident que, sauf handicap grave de l’enfant, je n’aurais pas recours à une IMG/IVG. Même si je souligne le fait que je pense qu’il faut se battre pour que les femmes aient cette possibilité (ce qui n’est pas forcément le cas dans les faits).

Ma Sage-femme m’a bien confirmé qu’il était impossible que ce soit une fausse couche vu le taux à 0 et le nombre de tests négatifs qui s’en sont suivis. Je suis juste tombée dans la toute petite petite catégorie des femmes pour qui le test a donné un faux positif. Le 2e de sa carrière. Et elle ne vient pas de s’installer.

Exceptionnellement, je ne pourrais pas tomber dans la majorité statistique s’il vous plaît ?

Comme vous le voyez, l’histoire tient en quelques lignes. Un article là dessus aurait été assez vide.

 

 

 

Florilège des c*nneries entendues par les spécialistes médicaux, ou non, de la petite enfance

 

 

 

 

Cet article là serait loooooin d’être vide.
Mais il y a quelque chose qui me dérange,comme si cet article serait une suite d’attaques personnelles.

 

Citer des gens sans leur donner un droit de réponse ? J’ai un peu de mal à faire un article basé uniquement là dessus …

 

 

J’ai également l’impression de basher plusieurs professions entières, alors que, comme partout,
il y a des moutons noirs et des personnes qui font preuve de professionnalisme et d’empathie.

 

 

Ma fille et moi avons failli y passer alors que j’ai passé des mois à alerter le corps médical, je suis passée à côté de mon allaitement à cause d’un manque d’information des professionnels de la maternité, des infirmières en périnatalité et une pédopsychiatre (je ne sais pas trop ce qu’elle faisait là d’ailleurs) ont fait preuve d’un mépris incroyable et ont utilisé les précautions à prendre du fait de mes pathologies pour me dire que je trouvais toujours une excuse pour ne pas m’occuper de ma fille.

 

 

 

 

 

 

Mais, j’ai la chance d’avoir une super pédiatre. Le gynéco qui a suivi la fin de ma grossesse à Rambouillet est venu nous voir pour nous décrire l’état de délabrement de mon utérus, la chance que j’avais eu de ne pas avoir subi une rupture utérine toute seule chez moi, et de reconnaître qu’il n’avait pas pris la bonne approche. Le chirurgien ayant pratiqué ma 2e césarienne (celle en grande urgence) est venu me voir à plusieurs reprises pour m’expliquer le pourquoi du comment et me laisser poser mes questions.

Ce n’est pas une vendetta personnelle. Nous sommes beaucoup de parents à devoir être “nos propres médecins” pour faire reconnaître l’APLV, le RGO de nos enfants.

En tant que personne ayant de gros problème pour interagir avec les autres, en tant que femme des plus têtues, en tant que juriste a du dire beaucoup beaucoup de choses inexactes, je n’ai pas à mépriser les gens. J’ai également fréquenté beaucoup de médecins, de professionnels spécialisés en périnatalité, beaucoup plus que la moyenne. J’ai des pathologies peu courantes, et leur combinaison encore moins. Peut-être que j’ai donc par effet statistique entendu beaucoup plus d’inepties que la moyenne ?

 

 

Je suis en outre très partagée la démarche à adopter pour dénoncer ces comportements
qui peuvent avoir de graves conséquences sur les patients/personnes qui viennent chercher aide et conseils.

 

Doit-on le faire à la #metoo au risque de braquer ou adopter une approche directement de dialogue au risque de faire du surplace ? Certainement un peu des deux approches.

5 Comments

  1. Décidément, j’adore ce TAG !
    Je rebondis juste sur le dernier point : je pense aussi que, comme partout, il y a toujours des professionnels peut-être moins compétents, emphatiques, bienveillants. Mais que ce ne sont pas eux qui représentent la fonction. Enfin, j’espère… C’est d’ailleurs pour ça que je conseille toujours aux parents de prendre un second avis si jamais ils “n’ont pas senti” le professionnel ou ses propos. Car on a trop souvent tendance à se dire que c’est forcément vrai car c’est un “pro”. Alors que parfois, il y a bien des nuances à ajouter 😉

  2. Je connais bien les brouillons qui ne verront jamais le jour… J’ai tellement d’idées que parfois en m’endormant de continue à écrire des billets dans ma tête… Le lendemain matin mes idées qui me semblaient géniales la vieille ont soit disparues, soit il s’avère qu’elles n’étaient pas si bonnes que ça… C’est drôle, je partage ton point de vu sur l’IVG, je serais bien incapable d’en subir un et pourtant je serais capable de manifester pour défendre ce droit qui me parait fondamental. J’ai d’ailleurs souvent eu envie d’écrire sur ce sujet mais j’ai peur des mauvaises interprétations…

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