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{TAG} Les métiers que j’aurais pu faire dans une autre vie

Tu as sûrement du le voir tourner sur la blogosphère parentale ce fameux TAG. Initié par Maman Lemprica, il a été également décliné avec talent notamment par Picou Bulle, et Petits Ruisseaux Grande Rivières. A mon tour de m’y coller, avec le défi de ne pas trop répéter les collègues.

Savant fou

 

 

Très sincèrement, je pense que ce serait le métier où je serais la plus épanouie.

 

J’aime tout particulièrement gratter un sujet en particulier jusqu’au fond de la moindre publication à ce sujet. Mais pour que j’accroche au dit sujet, il faut que je sache que ce que je fais peut être utile à la communauté. Ouai, je veux sauver le monde, bien boudinée dans ma culotte rétro de Wonder Woman. Si tu veux, écrire un mémoire sur une théorie révolutionnaire d’optimisation fiscale, ça va me tenter moyen moyen. Lorsque je vois tous les progrès qu’il reste à faire dans la découverte du cosmos, j’ai envie de passer 8 ou 9h par jour dans un job où  mon quotidien serait d’aider à la compréhension de cet univers dans lequel nous ne sommes qu’une poussière, de participer à faire que l’humanité quitte un jour son berceau. Un mix de quête philosophique et d’avancées scientifiques.

 

Mais je suis pas sectaire, je me verrais très bien aussi dans les neurosciences pour enfin tenter de comprendre le fonctionnement de ce cerveau humain qui me pose tant de difficultés.

 

Et puis ça tombe bien, j’adoooore rédiger de longs documents à but de recherche. Instant brossage d’égo: Mes jurys (ou juries ?) me disent d’ailleurs que je ne suis pas mauvaise là dedans. J’aime travailler en immersion, des heures et des jours durant dans mon bureau, de préférence sans voir un autre être humain.

 

Justement, ma plus grande envie serait donc d’exercer une profession où je ne suis pas vraiment en contact avec des partenaires extérieurs, mes collègues pouvant, je l’espère, s’accommoder ma folie douce et de mes bizarreries. N’y vois pas une quelconque condescendance de ma part. Je sais au contraire que je représente un poids pour mes collègues à ce niveau là et que je peux blesser des gens involontairement. Ca fait 29 ans que j’essaie de comprendre les normes sociales, et très franchement, sans beaucoup de succès là dedans. Je n’ai plus envie de le cacher, j’ai envie de vivre avec et de montrer mes capacités d’adaptation qu’on doit obligatoirement vendre dans sa lettre de motivation.

Mr G travaille dans le domaine de la recherche fondamentale, et lorsque je vois ses collègues complètement Sheldon Coopersques, des prix Nobels qui se baladent en robe de chambre dans leur labo OKLM, des gens qui visent l’efficacité et qui donc n’ont pas besoin de costume cravate/tailleur, un monde très multikulti je me dis que je peux me fondre dans le paysage.

 

Et il y’a un dernier gros avantage à la pratique de la science: c’est vrai ou c’est faux. C’est pas “dans ce contexte il faut dire ça“, il n’y a de pas de double-jeu à jouer avec les molécules, de sensibilités des atomes à ménager au risque de créer un incident diplomatique. Et si tu contredis les connaissances actuelles avec des arguments solides et objectifs à l’appui, on te félicite ! Tu ne te prends pas un discours sur le respect des consignes de la hiérarchie et ton manque d’esprit d’équipe.

 

 

 

 

Médecin

 

 

 

 

La médecine c’est ma passion.
Sérieusement.

 

Je n’ai pas de réponses certaines sur les raisons qui font que la vue du programme des ECN (examens permettant l’accès à l’internat) font battre mon petit cœur d’un mélange d’intérêt et de regrets.

Peut être simplement car je me trimballe tellement de pathologies chroniques que la médecine est juste une partie intégrante naturelle de ma vie. Et puis, ce que je ne comprends pas me fait peur. Tu penses bien qu’en fidèle caricature de la control freak, me trimballer 24/24 et 7/7 avec un tas complexe d’os, d’organes, de nerfs, fonctionnant selon un mécanisme précis et complexe, peut avoir quelque chose d’angoissant. Surtout quand ça marche pas comme chez moi.

 

Peut-être aussi que c’est parce que j’ai besoin de savoir que j’occupe mes journées à faire quelque chose d’utile, de directement bénéfique aux autres. Et quoi de mieux que de réparer leur corps et leur âme. Une sorte de catharsis car je sais que mon corps à moi est irréparable.
En termes de réparation toujours, je pense que j’aurais envie de pouvoir être ce médecin qui prête une oreille attentive à ses patients, qui ne les prend pas de haut, qui les écoute avant de poser un diagnostic. Bref, le médecin que je n’ai pas toujours eu la chance d’avoir.

 

En terme de spécialités, je pense que je me tournerais vers la médecine générale pour suivre mes patients sur le long court, voir des profils les plus différents possibles. Et éviter de devoir effectuer des interventions chirurgicales car j’ai deux mains gauches, et que j’aurais bien peur de transformer l’organe de quelqu’un en marmelade. Et j’aime pas rester debout trop longtemps.

 

Pour ne rien gâcher, l’idée d’exercer en libéral, d’être mon propre patron est très très loin de me déplaire. Même si je suis consciente de que la sécurité sociale exerce un contrôle de plus en plus … pesant sur les médecins, et en particulier les généralistes.

 

 

 

Hacker de haut vol

 

 

 

Quoi de mieux pour éviter le contact, toujours catastrophique à moyen terme, avec d’autres êtres humains que de bosser principalement avec des machines ?

 

Des entités purement logiques, sans aucun sentiments à ménager. Toujours disponibles quels que soient mes horaires de travail, histoire de m’assurer une certaine flexibilité. Même que je pourrais bosser depuis chez moi. En plus, je suis une énorme geekette de base, tant en termes de gabarit que de degré de geekerie. Et je suis mariée à un énorme geek aussi histoire d’entretenir mutuellement nos vices.

 

Mais ce tableau idyllique pourrait être gâché si je passais mes journées à programmer des logiciels pour améliorer l’efficience des entreprises. Il faudrait que je me coltine des réunions, que je respecte des deadlines qui ne me semblent pas toujours logiques, que j’ai un comportement aimable et approprié avec les clients. Ca me fait pas rêver.

 

Je te l’ai dit juste avant, dans mes rêves, je me vois pousser des ailes de chevalier noir faisant régner la terreur chez les méchants de la ville. Quoi de mieux alors que de marcher danse les traces des grands hackers de notre temps qui ont mis la panique dans les systèmes informatiques de bourses mondiales et des grandes multinationales, qui ont piraté les bases de données des grands de ce monde afin de révéler au grand public des scandales retentissants.

J’aime planifier minutieusement de grands projets, je déteste travailler dans l’urgence. Là, j’aurais le temps de mûrir mon coup.

 

Bon, en vrai, je pense que je piraterais surtout notre compte familial à la bibliothèque de quartier pour effacer tous nos prêts en retards et venir rapporter les livres la bouche en coeur comme si on avait en fait de l’avance. On me dit que être hacker d’envergure internationale peut être légèrement risqué sur le plan pénal.

 

 

 

 

Enquêteur comme dans les séries policières

 

 

 

 

Blague à part, j’ai réellement le nez pour flairer les embrouilles.
Un vrai chien policier !
Qui a dit “comme Rantanplan” au fond de la salle ?

 

 

J’ai presque ça dans mon ADN vu mon milieu familial.

Dans la profession pour laquelle j’ai été formée, un truc assez spécial, j’ai déjà du réaliser des inspections. C’est à peu près la seule fois, où professionnellement (et non académiquement), j’ai pu sortir du lot. Sauf que maintenant, au vu de mes missions, je n’en fais plus des inspections.

Je sais où chercher, je trouve très rapidement ce dont j’ai besoin, et j’ai l’œil qui est aspiré par les petits détails troublants. Le tip-ex mal masqué sur une photocopie, les petites lettres qui ne correspondent pas et qui indiquent qu’une partie du document a été tronquée, les entretiens qui montrent qu’on a briefé les gens pour qu’ils donnent une certaine version des faits, tout ça déclenche dans ma tête un gros “Achtung Alarm” en rouge vif clignotant.

J’aime compiler ces petits indices, essayer d’en faire sens dans ma tête, reconstituer le tableau de la réalité.

 

J’ai d’excellentes capacités d’organisation de base. En tant que stagiaire, on m’a demandé de coordonner tout le monde pendant une inspection sur site car on allait pas tenir les délais. Tout le monde genre aussi la cadre sup qui était chargée de coordonner la mission. Mission accomplie pour Working Mutti, et avec les félicitations de la coordinatrice. Ouai, clairement je me la pète comme un coq qui claironne de bon matin sur son tas de fumier. Mais nom d’une licorne en papier-mâché, c’est un peu le seul truc impressionnant que j’ai réussi dans ma courte carrière. Tu vois pourquoi je dois me reconvertir dans une perspective d’intérêt général ?

Si je suis efficiente de base, avec 3 enfants en bas-âge, je suis devenue une machine de guerre. Sauf le jour où le petit dernier à la gasto et que je dois laisser tout le monde en plan. Et le lendemain, je suis plutôt Derrick sous Lexomil.

 

 

Bon fini de rêver, j’ai une lettre de motivation pour une formation à préparer moi hein

 

16 Comments

  1. Tous les métiers envisagés sont clairement hors de ma portée : beaucoup trop scientifiques pour moi ! lol Sauf pour le côté chien pisteur : entre mon odorat sur-développé et mon sens inné de la chine sur le web, cela nous fait au moins un point commun 😉

    1. Ah par contre j’ai jamais dit que j’avais les qualifications pour ces métiers loin de là XD. J’ai une formation purement littéraire, sauf ma spé maths au bac L (donc pas grand chose).

  2. Elles sont super originales ces idées ! Même si, pour ma part, mon coeur ne battrait pour aucun des métiers que tu présentes :p Mais ils ont l’air de bien t’aller 😉
    Le GIF pour le médecin était particulièrement parlant haha 😉 Je serai plutôt ce genre de professionnelle de santé je crois moi…
    En tous cas, c’était très sympa comme article (j’adore ce TAG).
    Et tu m’as appris une très jolie expression que je ne vais pas tarder à sortir dès que l’occasion se présentera : “Mais nom d’une licorne en papier-mâché…” ! Très raffiné, j’adore ! 😉

    1. Je suis sure que je serais la Mrs Bean du bloc opératoire aussi si une de mes connaissances tombait sur moi juste avant d’entrer en salle d’opération 😉

  3. Ah je vois qu’on ne plane pas dans la même catégorie haha, des métiers beaucoup trop pointilleux pour moi, mais ça te serait sûrement aller hyper bien et j’adore les descriptions que tu en fais avec ta touche d’humour 😉j’ai également participé à ce tag mais je ne savais pas pour picou bulle dont j’adore aussi le blog alors j’irai lire ça 🙂

  4. Savant-inventeur, c’est le métier que mon aîné veut exercer plus tard. Il veut inventer un truc génial et ensuite, être riche et voyager. Médecin, tu en avais parlé dans des articles ou des commentaires. Hacker, je t’imagine bien en Robin des Bois – Geekette des temps modernes. Enquêteur, tu as beaucoup regardé Derrick ou Tatort dans ton enfance ? 😉
    Je croise les doigts pour la formation qui t’intéresse, j’espère que tu seras prise et qu’elle te plaira.

    1. Un de mes aînés veut inventer des robots plus tard ;). Ce genre de métier à la côté chez les enfants, et puis après ils découvrent la joie des devoirs de physique avancée héhé. Quand j’étais petite, ma grand-mère mettait Der Alte en boucle, ça a du endommager mon cerveau.

    1. Difficile de parler de mon immunisation à la vue (et à l’odeur) des cadavres sans donner des détails qui nuiraient à mon anonymat … Mais promis, rien d’illégal ou glauque la dedans. Disons que ça ne m’aurait pas choqué plus que ça. Moi ce qui me fait peur, ce sont les pigeons vivants.

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