Ma vie de Working Mom

Une journée au travail dans ma vie de haut potentiel/surdouée

Ce n’est qu’une opinion personnelle, mais je trouve qu’on parle beaucoup des enfants haut potentiel/surdoués mais assez peu des adultes qu’ils deviennent. Malheureusement, notre spécificité ne change pas avec l’âge ce qui rend notre adaptation dans le monde du travail parfois assez compliquée. On finit souvent par mener des carrières en pointillés, on essuie des échecs. J’aime me remuer les méninges, j’aime l’émulation intellectuelle. J’adore aller travailler … en théorie. Pour une personne haut potentiel, l’enfer c’est les autres. Notre inadaptation sociale fait de nous le scientifique fou un peu allumé, ou parfois le gars bizarre là-bas dans le placard au fond du couloir qui n’arrive pas à bosser comme les autres. Rien de mieux qu’un exemple pour illustrer notre quotidien complètement décalé.

Avant de commencer je tiens à préciser que cet article n’a aucunement été écrit avec l’intention de me et de nous placer en victimes. Clairement le monde du travail ne peut s’adapter à toutes les particularités. Je souhaite ici faire état d’une différence de perception qui peut être source d’incompréhension mutuelle, et de difficultés pour la personne comme pour ses collègues et son ou ses managers.
Ma vision n’est pas universelle et représente uniquement mon ressenti ainsi que celui des personnes ayant collaboré à cet article.

Mon but en écrivant ces lignes est de favoriser une meilleure compréhension entre les personnes dites haut potentiel et ceux qui les coutoient au quotidien.

 

 

Si tu as reconnu ce monsieur, alors tu as une très bonne culture musicale

 

Comme la plupart des parisiens, je commence ma journée par une bonne dose de
moiteur chaleur humaine dans le métro
#ligne13monamour.

 

Le bruit, les odeurs, la moiteur de la barre en métal, tout m’assaille et m’agresse. Selon les matins, soit j’observe attentivement les gens qui rentrent et qui sortent, je repère des petits détails sur leur visage… ou alors je regarde le plafond avec un air probablement hagard parce que je ne sais pas quoi faire d’autre pour oublier que je suis dans une rame avec plein de monde à l’intérieur (et que je risque de rencontrer un frotteur de bon matin).

 

 

J’arrive au bureau.

Je crois des gens dans le couloir que j’ai du croiser une ou deux fois. Je dois leur dire bonjour ? Est-ce qu’on dit bonjour à des gens qu’on ne connaît pas du tout ? J’ai longtemps baissé les yeux et regardé mes pieds. Maintenant je dis bonjour à tout le monde avec un sourire. Une sorte d’automatisme, je ne comprends toujours rien à ces règles sociales implicites. Une routine rassurante certes, mais un peu vide de sens.

Je croise ensuite une collègue d’un autre service. Elle me demande comment ça va. Je dois lui répondre la vérité et lui parler en détail de ma dernière galère pour chercher un autre logement où je dois répondre un poli et très vide:« Oui ça va bien et toi ? ».Ca va pas non plus parce que là on engage aucune conversation et tout le monde est gêné. Elle va penser que ma vie est aussi palpitante qu’une enquête de Derrick sous Xanax. Ou alors je lui parle des soucis sur le RER ? Oui mais ça fait trois jours que je lui en parle, elle va penser que je suis un peu monomaniaque.

La plupart de mes interactions sociales forcées sont des échecs.

 

 

Réunion de service dans la matinée.

Premier dossier du jour. J’ai déjà bien bossé dessus, je suis contente. Mais la pensée de devoir prendre la parole me paralyse. Ca me tient en éveil depuis hier soir. De toute façon, si on me pose une question je vais bafouiller pendant 5 minutes car je serai incapable d’exprimer mes idées dans une phrase cohérente. Pourtant j’ai tout écris, je ne laisse aucune place à l’improvisation. J’ai ressassé 20 fois les phrases exactes que j’allais devoir sortir.  J’essaie d’expliquer mon raisonnement. Je sors des bouts de phrases incomplets sans aucun sens logique. La solution est très claire dans ma tête. Mais elle a traversé mes neurones tellement vite que je n’arrive pas à mettre des mots dessus. Je donne clairement l’impression de ne pas savoir de quoi je parle. Frustration. Perte de confiance en soi. Je me concentre très fort sur une chanson dont je connais les paroles par cœur pour penser à autre chose. « Buffalo soldier, taken from Africa, in the heart of America … ». J’attends avec impatience le jour où je vais me chanter Abba et où je vais être sortie brutalement de ma rêverie et que je vais répondre par « Gimme Gimme Gimme a man after midnight ».

 

 

Fin de la réunion: je repense aux mots de mon chef à deux plumes: c’est à toi de faire des efforts pour t’intégrer.

Il faut aller discuter avec les gens à la fin de la réunion. Double joie: parler de manière non préparée avec des inconnus ET n’y porter soi-même aucun intérêt.

Premier obstacle: s’insérer physiquement dans un groupe qui converse. Je dois me mettre derrière quelqu’un ? Oui mais si on ne me remarque pas, je reste juste derrière comme une quiche ? Et si ce groupe de personnes voulait converser tranquille d’un dossier en commun ? Comment je le sais avant de venir taper l’incruste ?

Et quand bien même j’arrive à m’insérer physiquement, je leur dis quoi à ces braves gens pour m’intégrer dans la conversation ? Je suis de toute manière incapable d’aligner plus de 5 mots cohérents (sauf si je les ai appris par cœur) devant des inconnus. Donc je ne dis rien. Ca doit être vraiment flippant de leur point de vue: une nana qui les regarde fixement avec un sourire forcé ….

 

 

Bref à la fin de la réunion, je m’éclipse discrètement et je rejoins mon bureau pour fuir travailler en paix.

Je me dis que franchement, je suis trop nulle et qu’à force de faire ça je vais finir au placard. Wait … C’est déjà le cas, ouf ! Je me dis que finalement ce poste n’est pas pour moi. En plus, j’en ai fait le tour. Et de toute façon je n’arrive pas à m’intégrer dans l’équipe. Ce serait bien que je travaille uniquement avec la photocopieuse, avec des machines. J’aimerais faire totalement autre chose, tenter de repartir à zéro. Mais à chaque nouveau  poste, c’est le même échec, pour les mêmes raisons.

En fait, je sais très bien que je suis incompétente, inadaptée. Malgré mes 2 masters je suis incapable d’effectuer mes missions d’une manière satisfaisante. Pas besoin de me le rappeler, au moins ça j’ai compris. Tout quitter pour prendre un poste simple, à la hauteur de mes compétences monnayables: trier des dossiers, ouvrir le courrier, remplir un tableau excel simple, entrer des données dans un ordinateur. Cette routine me rassurerait tellement … Ma stimulation intellectuelle je la trouve ailleurs, dans mes loisirs, dans ce que j’aime. Sans humains autour de moi, sans pression.

 

Dernier déjeuner d’une collègue du service avant sa mutation.

Tout l’étage est réuni. Une collègue, qui avouons le a juste une classe intersidérale dans beaucoup de domaines et élus locale, lui offre un bouquet de fleurs. Je dis amusée à la collègue qui va s’en aller vers d’autre cieux que c’est un geste “politique”. Réponse de ma collègue: “mais non politiquement je ne peux rien lui apporter“. C’est pas ce que je voulais dire. Dans ma tête politique veut dire “ce qui est en relation avec les affaires de la cité” et donc savoir comment se comporter parmi ses pairs, c’est politique. Genre l’homme est un animal politique comme disait mon vieux pote Aristote. Perdu, je passe 1) pour une nana qui a rien compris à la soupe 2) pour une fille qui voit le mal partout. Epic fail. J’ai toujours cette impression de parler une langue différente, d’être une expatriée d’une tribu amazonienne reculée. Sauf que je ne supporte pas une nuit en camping.

 

Je ne suis pas dans la pensée complexe comme Manu, mais dans la pensée bordélique version syndrome de Diogène.

 

 

Pause café.

Dans cette lointaine époque, on parlait de la coupe du monde. De mon point de vue, ce sont juste des mecs qui courent après un ballon. On me parle de cohésion nationale, de fête populaire, d’un évènement qui rassemble toutes les générations et tous les milieux sociaux. Certes, mais ça reste des monsieurs en short qui courent après un ballon.

Pourquoi “l’unité nationale” se fait autour de ça ? Ce n’est pas une découverte, ce n’est pas une avancée, ce n’est pas un art, ça ne sert à rien en fait. Donc pourquoi ? Ma question ne se veut pas pédante. Je m’interroge sincèrement, je veux comprendre. Je passe pour la rabat-joie de service. Je leur dis que j’aime la fête de la musique (un évènement qui est populaire) et qu’à la maison on suit plus les lancements des fusées de Space X, l’expression de la curiosité de l’humain, de son inventivité, de son envie de quitter son berceau pour aller explorer. Et même qu’il y’a des trucs qui explosent et qui font de la fumée. On me dit dans l’oreillette que ce n’est pas toujours synonyme de spectacle et de shinny happy people.

 

Oups … Carramba encorrre raté !

 

Après le déjeuner, point d’étape avec la boss et deux trois collègues du même service.

 

La boss: “oui donc je vais prendre le lead sur ce dossier, il me faut un dossier avec reporting précis de vos actions car demain je vais devoir driver pas mal de gens, on veut faire ça in house vous comprenez. Et c’est du ASAP”.

Et ça sort tout seul:

Moi: “Mais il y’a à peu près une à deux urgences par jour, ça fait beaucoup. Si tout est urgent rien n’est urgent non ?

La boss: Mais nous on travaille de l’urgence, le cabinet l’a demandée pour demain

Moi:  Ils pouvaient pas la demander avant si c’était si important ? Quand on doit présenter un mémoire en défense pour le lendemain alors que c’est une procédure accélérée oui c’est urgent, quand un amendement est discuté au parlement et qu’on a besoin de suivre ses évolutions heure par heure, ok on est dans le coup de feu. Mais là c’est juste une pauvre note sur un sujet qu’on connaît depuis des semaines. Et personne ne questionne la pertinence de ce dit le big boss ? C’est pas Dieu le père non plus ! 

Il y’a personne qui ose dire “non c’est impossible/pas nécessaire dans ce délai” ? S’il veut qu’on saute tous par la fenêtre on le fait en disant “oui patron” ?
Nota: il faut savoir qu’elle est timide la Working Mutti sauf quand elle desselle un gros défaut d’organisation

La boss: Non mais c’est la nature de notre boulot en général. Quand c’est pas le cabinet c’est les autres services. Ils nous saisissent quand il y’a un problème qu’ils ne peuvent pas résoudre, et là c’est à nous de trouver une sortie de crise TTU (très urgent)

Moi: On ne pourrait pas plutôt leur envoyer le message que cette manière de travailler n’est pas acceptable en les envoyant sur les roses  pour montrer l’exemple ? C’est leur problème si leur projet n’a pas été bien conduit, pas le nôtre ! La on les renforce dans leur défaut récurrent d’anticipation. On ne pourrait pas faire en amont une réunion de cadrage pour voir quelles sont les éventuelles difficultés et trouver une solution ensemble en amont ?

 

 

Et – 10 points pour Gryffondor. Et – 30 points quand je lui explique que pour moi une personne qui passe des heures à son bureau et part à pas d’heure, c’est juste une personne inefficace et qui ne sait pas s’organiser.

 

 

Je ne sais pas réellement où est ma place dans la hiérarchie.
J’arrive et j’ai envie de tout modeler selon ce que je considère comme une organisation plus efficace,
des manières de travailler plus saines.

 

Je ne supporte pas d’obéir à un supérieur juste parce qu’il me demande d’exécuter une tâche. Pour être motivée, je dois considérer la tâche, et son délai d’exécution comme pertinents.

 

J’avoue que parfois, j’en ai plus qu’assez de perdre de l’énergie à convaincre des personnes qui mettent un point d’honneur à ne jamais remettre en question leurs habitudes, qui sont de mauvaise foi ou encore qui adoptent des postures systématiquement contraires à ce qu’il faudrait faire uniquement pour se faire bien voir par leur hiérarchie (encore une histoire de comédie humaine, décidément).

 

 

 

Nous sommes un vrai challenge pour les managers, j’en suis consciente.

 

La problématique des hauts potentiels est vraiment trop mal connue

Lorsque j’en entends parler de la bouche de personnes qui s’y connaissent peu, j’entends souvent que nous sommes des autistes
Dans leur tête, nous sommes l’incarnation d’un défaut pathologique
Nous avons une grosse erreur de fabrication

 

Nous sommes tellement habitués à être les bizarres de service qu’on y fait plus attention. Personnellement, j’ai été marquée dans mes chaires et dans mon esprit par tellement de maladresses, de maladies diverses et variées que tout ça me semble bien futile. Après des années à me cacher, maintenant je suis fatiguée. Donc oui, maintenant j’assume. Je m’isole parce que de toute manière toute tentative de socialisation basique dans le monde du travail va finir en catastrophe. Qu’est ce qui peut m’arriver de pire de toute manière ?

Souvent à la fin de la journée je regrette cette époque où travailler était un plaisir, comme lors de la rédaction de mon mémoire de master. Ah … sentir cette émulation intellectuelle constante, cette curiosité. J’étais seule maîtresse à bord, je devais farfouiller dans les bas fonds des revues à comité de lecture, raisonner, écrire. Et le pire c’est que j’étais pas mauvaise étant donné que le machin a été publié par la suite. En plus j’aime une très bonne mémoire, à la limite de la triche. Lorsque je me souviens de quelque chose, j’ai la photo du livre qui m’apparait devant les yeux, et je me contente de lire. J’ai mémorisé chaque petite tâche d’encre de la page. Vous voyez le gars dans la série The Good Doctor lorsque ses livres et ses schémas s’affichent ? Ben c’est exactement ça.

Je me dis que vraiment le monde est mal fait.  Je suis sure que je peux apporter quelque chose d’intéressant, mais dans le cadre actuel, le mieux que puisse apporter sans passer pour une idiote c’est le café en réunion.

 

12 Comments

    1. Pour le moment le projet de reconversion avance très doucement. Ce sera très compliqué pour cette année car les oraux tomberont juste pendant la période de l’accouchement. Autant j’ai fais ma soutenance de mémoire enceinte, autant là passer un oral juste après un accouchement, je le sens très moyen.

      Mais c’est toujours un projet que j’ai dans la tête. Je continue doucement mais sûrement à préparer les écrits. Avec l’épreuve de grammaire, je redécouvre ma langue ;).

  1. Très intéressant, ton article ! C’est vrai qu’on entend jamais parler des adultes à haut potentiel comme si une fois le bac obtenu, tout rentrait dans l’ordre. J’ai lu il y a peu un article (en allemand) sur deux adultes à haut potentiel qui parlaient de ce décalage qu’ils avaient ressenti toute leur vie. L’un d’eux était devenu maître de conférence à 25 ans (si je me souviens bien) et racontait les problèmes qu’il avait eu avec les étudiants et les collègues du fait de son très (trop) jeune âge. Si ça t’intéresse, je vais recherche l’article.

    1. Ah oui ça m’intéresse de lire cet article, merci :). Effectivement rien ne rentre dans l’ordre une fois entrés dans le monde du travail. Pour beaucoup la vie personnelle est aussi très compliquée. Heureusement que Mr G est aussi un “haut potentiel”, nous arrivons à nous comprendre.

  2. Je suis d’accord avec toi, cette situation est mal connue et je pense que c’est pour ça que des raccourcis sont faits. Mais je pense que ton article met en lumière plein de choses qui nous aident à envisager les enfants à haut potentiel comme des adultes à haut potentiel en devenir ! Tu as bien raison, on ne parle pas assez de ces enfants qui grandissent. !

    1. Comme tu le dis, l’important est de pouvoir accompagner les enfants comme des futurs adultes qui vont rencontrer ce décalage toute leur vie. La prise en charge se limite souvent au cursus scolaire et c’est bien dommage. Les enfants zèbres sont assez mal armés pour la suite.

  3. Je ne sais pas si ça pourrait t’aider ou au moins t’intéresser, mais dans le boulot où je dois constamment m’adapter aux autres,, j’utilise beaucoup le Disc. C’est un système qui classifie en 4 groupes les personnes en fonction de leur style de communication. C’est très simpliste mais c’est fonctionnel. Ce ne parle pas du potentiel ni des aptitudes, mais juste de la façon de communiquer. Ca m’a faut penser à ça quand tu as dis que pour toi, l’important c’est l’efficacité d’une organisation. Cela fait penser à un profil bleu. or, les jaunes et les verts raisonnent totalement à l’inverse, pour eux, c’est la relation qui compte. Cela dit, je ne veux surtout pas minimiser les difficultés des zèbres. J’ai un zèbre parmi mes proches collaborateurs, elle est top, j’ai appris à m’appuyer sur ses capacités hors normes, sa capacité à anticiper les problèmes mais punaise, elle m’epuise. Bref, la ressource c’est disc.com

    1. Ah oui, tout système qui me permet de comprendre les autres m’intéresse. J’imagine que cette situation doit aussi être compliquée pour les managers car l’incompréhension est bien mutuelle.

  4. Coucou
    Vaste sujet…. Ici un zèbre adulte (moi), mes deux aînés le sont aussi… Je suis tout à fait d’accord avec toi qu on parle beaucoup des enfants puisqu’ils sont plus considérés qu’auparavant.
    Mon aîné me ressemble beaucoup et m’a permis de comprendre beaucoup de choses… Nous avons un mode de fonctionnement différent, et forcément cela ne peut pas changer sous prétexte que nous changeons de statut et que nous intégrons le monde professionnel.
    Ce sentiment de différence, d’incompréhension, d être un extra terrestre, je pense que malheureusement, nous sommes nombreux à le ressentir… Quasi aucun HP n’a une vie professionnelle réellement épanouie : nous allons beaucoup plus vite à appréhender notre poste, nous dérangeons car nous sommes curieux de tout, intéressé par tout et nous allons souvent très vite. Ce qui nous met souvent en défaut par rapport aux collègues… Pour ma part, j ai changé 12 fois d’employeurs, j ai occupé des fonctions très diverses. Je suis toujours à l’affût de nouvelles choses car comme tu le dis j’ai besoin d’une émulation intellectuelle.
    Par contre, mon profil de HP me permet de vivre un peu mieux que toi les relations sociales. Et j’ai la chance d’avoir un N+1 extra, qui me laisse faire et me fait confiance… Mes aînés ont deux profils de zèbre différents et j’ai conscience que le plus jeune va avoir des difficultés dans les interactions avec les autres…
    Pour te donner un peu de visibilité, je me suis stabilisée professionnellement avec les enfants, en me disant que j’avais besoin de stabilité et eux aussi… Mais je piétinne, je m’ennuie même. Je pense à reprendre des études par correspondance maintenant que les jumeaux ont 3 ans afin de pouvoir “m’apaiser”…

    1. En trois ans d’activité professionnelle j’ai déjà changé trois fois de poste. Je t’avoue que je n’arrive pas à me stabiliser professionnellement car je ne rentre pas du tout dans les “clous” de ce qui est attendu de moi dans les postes. La seule pour laquelle je suis reconnue compétente c’est d’être dans mon coin à créer des nouvelles procédures, à rédiger des rapports etc.

  5. Merci pour ton article ! Je l’ai lu l’autre jour et je l’ai trouvé très intéressant. Je ne suis pas du tout concernée, mais ça m’a fait réfléchir à mes collègues et à la façon d’être de certains. J’ai déjà acquis avec les années une meilleure lecture de la nature humaine, l’idee par exemple qu’une personne très froide, voire pédante, est souvent une personne très timide. Ou – spécifique au Québec – que quelqu’un qui fuit l’interaction peut le faire car il ou elle ne se sent pas suffisamment à l’aise pour parler dans la langue dans laquelle tu t’exprimes. Mais là tu m’qpportes un pan entier d’une nouvelle vérité. Passionnant !

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